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20 mars 2026
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20 mars 2026de Paris à Nice, de Roubaix à Lyon jusqu’à Bordeaux et Toulouse, les points chauds du second tour
Après les alliances et les accords, voici venu le temps des calculs et des espoirs de reports de voix pour les candidats qui restent en lice dans cette élection qui s’est tendue, surtout dans les villes où les scrutins demeurent très incertains.
Le second tour des élections municipales concerne 1.580 communes ou secteurs, selon les données des candidatures publiées par le ministère de l’Intérieur. 4,5% des électeurs des quelque 35.000 communes françaises sont donc appelés aux urnes.
17 d’entre elles devront se plier à une quinquangulaire. Il y aura par ailleurs 171 quadrangulaires et 821 triangulaires. Ce décompte inclut les communes, les secteurs à Paris, Lyon et Marseille où, comme dans plusieurs villes, moyennes ou grandes, qu’il faudra scruter pour voir comme le paysage politique se redessine. Tour d’horizons.
Un match Dati-Grégoire sous tension à Paris
Emmanuel Grégoire à la tête d’une liste PS-PCF-Écologistes arrivé en tête affronte Rachida Dati (LR-Modem) et l’Insoumise Sophia Chikirou,qui s’est maintenue. Un maintien qui ne fait pas les affaires de l’ancien adjoint d’Anne Hidalgo dans cette campagne particulièrement tendue.
Dans un sondage Elabe pour BFMTV, Le Figaro, La Tribune Dimanche, en partenariat avec Berger Levrault, le candidat socialiste est rattrapé par l’ex-ministre de la Culture. Emmanuel Grégoire recueille 45,5% des intentions de vote quand sa rivale de droite, soutenue notamment par le parti Les Républicains, en récolte 44,5% – une différence de seulement un point. L’insoumise Sophia Chikirou, qui a maintenu sa candidature pour le second tour après avoir dénoncé le refus d’Emmanuel Grégoire de faire alliance avec elle, est créditée des 10% restants.
Duel très serré entre Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas
Accusations de mensonges, « poison démocratique », « droite réactionnaire », « fakenews » : le maire écologiste de Lyon Grégory Doucet et son rival Jean-Michel Aulas ont multiplié les amabilités en cette fin d’une campagne âpre pour un scrutin qui s’annonce très serré.
« On est en dynamique mais on n’est pas dans un fauteuil, ça va se jouer à un ou deux points », reconnaît-on dans le camp du sortant, espérant que la dynamique de la « remontada » va se poursuivre dans les urnes ce dimanche.
Du côté de l’ancien président de l’OL, qui aura 77 ans dimanche, l’angle d’attaque reste le même, fustigeant ce qu’il nomme « l’accord de la honte » de son rival, quelques semaines après la mort de Quentin Deranque, avec la députée insoumise Anaïs Belouassa-Cherifi.
Ce coude-à-coude aurait relancé la mobilisation veut croire le clan Aulas, bien décidé à aller chercher les abstentionnistes, notamment ceux qui pensaient que le match pouvait être plié au premier tous.
D’après un sondage Opinionway pour LyonMag et Radio Espace, les deux candidats sont, tous les deux, crédités de 50% des intentions de vote. De quoi laisser le suspense durer. Lors du premier tour, 1% de voix séparait les deux candidats.
Benoît Payan va-t-il garder Marseille?
Benoît Payan a rejeté l’union avec LFI, incarné à Marseille par Sébastien Delogu, qui a retiré sa liste. Martine Vassal a, pour sa part, maintenu la sienne. Une épine dans le pied du candidat RN Franck Allisio? Ce dernier croit pouvoir créer la surprise dans la cité phocéenne.
Dans cette triangulaire qui sera scrutée au niveau national, le maire sortant espère surfer sur son inflexibilité vis-à-vis de LFI. Reste à savoir quelle part des votes insoumis se reporteront sur sa candidature ?
LFI prendra-t-elle le Capitole à Toulouse?
L’union des candidats de gauche (LFI et PS) qui veut porter « le rêve des Toulousains » au Capitole va-t-elle faire battre le sortant divers droite Jean-Luc Moudenc? Tel est l’enjeu dans la capitale mondiale de l’aéronautique.
Mais les électeurs du socialiste François Briançon (numéro 3 sur la liste fusionnée) vont-ils valider dans les urnes l’alliance avec le parti mélenchoniste incarné dans la Ville rose parle député François Piquemal? Toute la question est là.
L’espoir de Jean-Luc Moudenc aussi qui a reçu le soutien de 350 personnalités dans une tribune. Des alliés de poids puisque l’on y retrouve l’ancien entraîneur du Stade Toulousain et du XV de France Guy Novès ou l’ex-ailier des Bleus et de Toulouse, Vincent Clerc.
Le député LFI David Guiraud en favori à Roubaix
David Guiraud fidèle et jeune (33 ans) lieutenant de Jean-Luc Mélenchon est sorti grand gagnant du premier tour (46,6) loin devant le maire sortant Alexandre Garcin (divers droite, 20,09%) et Karim Amrouni (divers gauche 16,7%). Mais aucun front anti-LFI ne s’est constitué.
Ce même Karim Amrouni a refusé la main tendue d’Alexandre Garcin qui a porté plainte jeudi, affirmant qu’un automobiliste lui aurait foncé délibérément dessus lors d’un porte-à-porte.
Preuve que la fin de campagne s’est particulièrement durcie, à cette affaire s’ajoutent les accusations d’accord en coulisses entre Alexandre Garcin et le RN. Ce que l’intéressé a démenti par communiqué.
Christian Estrosi peut-il rattraper son retard à Nice?
Au premier tour, Éric Ciotti, candidat UDR allié au RN, est arrivé loin devant son rival et ancien ami, le maire sortant Christian Estrosi. Ce dernier, en lice pour un quatrième mandat sous l’étiquette Horizons, en appelle au front républicain et entend faire barrage à l’extrême droite dans un deuxième tour où se maintient Juliette Chesnel Le Roux (Les Ecologistes-PS-PCF).
Une présence qui pourrait compliquer une éventuelle remontada de Christian Estrosi qui n’a pas reçu le soutien de Bruno Retailleau, le patron des Républicains. Un lâchage dénoncé par les autres barons de la droite et du centre.
Duel PS-LFI attendu à Lille
Dans la capitale des Flandres, le PS reste bien l’adversaire de LFI. Arnaud Deslandes, dauphin de Martine Aubry, espère faire le plein de voix, après sa fusion avec la liste Écologiste de Stéphane Baly, arrivé troisième du premier tour.
Après avoir obtenu un score très élevé, sa concurrente insoumise Lahouaria Addouche bénéficie d’un soutien de taille, celui de Jean-Luc Mélenchon. Un leader des Insoumis qui, en meeting, devant 3000 sympathisants, a tendu la main aux électeurs écologistes pour montrer « qu’une autre gauche est possible ».
Face à eux, la candidate du bloc central Violette Spillebout et le député européen Matthieu Valet seront aussi présents au second tour après avoir réuni respectivement 11,14% et 10,92% au premier tour.
Alain Carignon réussira-t-il son come-back à Grenoble ?
Après avoir été un laboratoire des Verts dont elle fut la première grande conquête en 2014 et qu’ils ont cogérée avec LFI, Grenoble s’apprête à changer de maire: Eric Piolle n’a pas voulu se représenter.
S’agira-t-il du LR Alain Carignon (ancien maire RPR de la ville condamné par la justice dans plusieurs affaires de corruption et qui a passé vingt-neuf mois en prison) arrivé en tête du premier tour ou de Laurence Ruffin, tête de liste de l’union de la gauche écologiste qui, donnée archi-favorite dans les sondages, a dû passer un « accord technique » avec LFI pour tenter de garder la ville à gauche.
L’issue de cette campagne qui s’est tendue dans les derniers jours sur fond d’accusation de fraude à la corruption, reste incertaine. Soit Alain Carignon légitime ce vieil adage qui voudrait que l’on ne soit jamais mort en politique, soit les écologistes, grâce à des alliés de circonstance, gardent ce qu’ils considéraient comme un bastion capital.
Campagne tendue à Besançon
Dans la préfecture du Doubs, la maire écologiste Anne Vignot a choisi aussi de s’allier à LFI pour battre la droite, portée par Ludovic Fagaut, qui est arrivée en tête au premier tour. Un duel très serré s’annonce. Et cela semble rendre fébrile les candidats au deuxième tour.
Dans un communiqué publié jeudi 19 mars, la liste « Besançon Avance » de Ludovic Fagaut, dénonce « une campagne de calomnies et d’intimidation » des soutiens de la maire sortante.
Les Écologistes de Franche-Comté déplorent eux aussi à travers un communiqué des attaques sexistes visant Anne Vignot et la « misogynie de la droite bisontine ». Ambiance.
Johanna Rolland veut résister à la droite à Nantes
La maire PS sortante, Johanna Rolland, talonnée au premier tour des municipales par l’union droite-centre dans ce bastion socialiste, s’est alliée à LFI. Elle parle d’une fusion démocratique et non programmatique. Une alliance qui pourrait lui faire perdre la mairie?
C’est en tout cas le souhait le plus cher de Foulques Chombart de Lauwe qui espère s’emparer dimanche du bastion socialiste nantais, estimant que « plus que jamais, il n’y a eu une telle possibilité de bascule » au pied du château des ducs de Bretagne.
Le RN fera-t-il son retour à la tête de Toulon?
Un duel de femmes que tout oppose. Qui de Laure Lavalette, députée et porte-parole du Rassemblement national, ou de Josée Massi, édile sortante divers droite, sortira victorieuse de ce second tour des municipales à Toulon?
Si l’avance de la candidate d’extrême droite est nette à l’issue du premier tour (42,05 % contre 29,54 % pour sa rivale), la partie n’est cependant pas gagnée. Les reports de voix pourraient jouer en sa défaveur, à la différence de sa concurrente qui devrait profiter du désistement du LR Michel Bonnus. Un scrutin à suivre de très près.
Une victoire pour Renaissance à Bordeaux?
Le maire écologiste Pierre Hurmic qui a écarté toute alliance avec LFI va-t-il perdre face à l’ancien ministre des comptes publics Thomas Cazenave? Ce dernier a reçu le soutien de tous les patrons de la droite et du centre et profite du retrait de Philippe Dessertine qui s’était autoproclamé candidat « hors système ». Il faudra regarder de près les reports de voix.
Ce serait en tout cas l’occasion pour Renaissance, critiqué régulièrement pour son manque d’ancrage local, d’obtenir une victoire importante en terre girondine.
Même sans alliance, Nathalie Appéré favorite à Rennes
Contrairement à Brest ou Nantes, la maire socialiste de Rennes, Nathalie Appéré ne croit pas aux fusions avec LFI. En tête au premier tour avec 34,53% des voix face au candidat Horizons Charles Compagnon, elle devra aussi faire face à la députée insoumise Marie Mesmeur. Mais dans cette configuration de triangulaire pourra-t-elle « battre la droite à la régulière » comme elle l’espère ?
Olivier Falorni va-t-il prendre La Rochelle?
Le maire sortant Thibaut Giraud DVG (arrivé troisième) a maintenu sa liste faute d’accord avec la liste socialiste de Maryline Simoné, deuxième du premier tour. Le député Modem Olivier Falorni, arrivé en tête, pourra-t-il en profiter ?
Une triangulaire qui s’annonce serrée à Strasbourg
L’ancienne ministre de la Culture de Lionel Jospin, Catherine Trautmann (PS), va-t-elle réussir son come-back au siège de maire qu’elle a occupé près de 10 ans entre 1989 et 2001? Pour y parvenir, celle qui est arrivée en tête avec 25,93% des voix s’est alliée au candidat centriste (Horizons, 5,10%). Une union réprouvée par le patron des socialistes, Olivier Faure.
Le LR Jean-Philippe Vetter (LR, 24,23%) compte profiter de cette triangulaire dans laquelle on retrouve la troisième du premier tour, la maire sortante Jeanne Barseghian (19,72%). En difficulté, celle qui avait profité il y a six ans de la vague verte dans la capitale alsacienne s’est alliée à Florian Kobryn (LFI, 12,03%).
Une union réprouvée cette fois par les cinq candidats de Place publique, parti de l’eurodéputé Raphaël Glucksmann, qui figuraient sur sa liste au premier tour. Ils se sont retirés. Jeanne Barseghian paiera-t-elle cette alliance? C’est l’espoir de ses concurrents et surtout de Catherine Trautmann qui semble la mieux placée pour bénéficier des reports de voix.
Dijon va-t-elle rester à gauche?
Dijon restera-t-elle socialiste comme depuis 25 ans, ou basculera-t-elle à droite voire à l’extrême droite ce dimanche 22 mars?
Arrivée en tête au premier tour, la maire sortante Nathalie Koenders (39,13% des voix) est prise en tenaille dans cette une triangulaire par son opposant historique Emmanuel Bichot (25,83 %) et Thierry Coudert, candidat de l’union des droites soutenu par le RN (12,7 %).
Les écologistes veulent résister à Poitiers
La maire sortante écologiste de Poitiers, en tête au premier tour, Léonore Moncond’huy, et le candidat insoumis, allié aux communistes, Bertrand Geay, ont annoncé, après de nombreuses tractations, la fusion de leurs listes pour le second tour des municipales.
Elle fera face à celle inchangée, de l’ancien macroniste, aujourd’hui sans étiquette (classé au centre gauche) Anthony Brottier? Celui-ci a confirmé repartir « sans aucun accord ». Ce dernier espère profiter des reports des voix, notamment celles du socialiste François Blanchard, qui s’est désisté afin de ne pas contribuer à faire entrer LFI dans l’exécutif de la ville. « Je préfère renoncer plutôt que de me compromettre », a-t-il indiqué.
Clermont-Ferrand passera-t-elle à droite?
Et si ce bastion socialiste depuis la Libération basculait à droite? Le candidat LR Julien Bony a créé la surprise en arrivant en tête avec 33,9% des suffrages. Mais l’alliance entre le maire sortant PS Olivier Bianchi à 29,99% et la candidate insoumise Marianne Maximi (17,01%) pourrait laisser la maire à gauche.
Les électeurs d’Antoine Darbois (Rassemblement National), qui a obtenu 11,29 % des voix et s’est maintenu au second tour, peuvent être les arbitres de ce duel.
Mickaël Delafosse en ballottage favorable à Montpellier
De treize listes, record national avec Strasbourg, à une triangulaire dans laquelle le maire sortant, le PS Michaël Delafosse, est en ballottage favorable (33,4% des voix au premier tour) devant la candidate LFI, Nathalie Oziol (15,36%) et l’homme d’affaires Mohed Altrad, classé divers centre (11,31%).
Le défi du favori? Limiter la progression de la candidate insoumise, qui pourrait bénéficier d’un report des voix de l’électorat de gauche radicale et des déçus de la majorité sortante.
Le candidat RN Julien Sanchez prendra-t-il Nîmes?
La ville dirigée par un maire LR Jean-Paul Fournier depuis 25 ans peut basculer au RN même si les deux listes de droite se sont alliées et que la liste de la gauche unie (« Nîmes en commun ») tente de mobiliser les 49 % d’abstentionnistes du 15 mars. Une triangulaire dont Julien Sanchez, vice-président du RN, pourrait sortir vainqueur.
François Bayrou en danger à Pau?
Le socialiste Jérôme Marbot, soutenu par Place Publique, le PCF et les écologistes, s’engage avec sept points de retard sur le maire sortant François Bayrou, dans ce second tour des municipales à Pau.
Une stratégie qui ne le place pas dans la meilleure configuration pour l’emporter.
Carcassonne, un objectif annoncé du RN
Un candidat Horizons et une liste de gauche conduite par un socialiste, incluant une poignée de colistiers du maire sortant divers droite, se posent à Carcassonne en « remparts » face au RN, qui fort de sa première place dimanche, croit en sa victoire au second tour des municipales.
La cité médiévale est d’ailleurs l’un des objectifs annoncés du RN qui, par la voix de son candidat, le député Christophe Barthès (34,52% des voix au premier tour) affirme être » le dernier espoir d’avoir une vraie droite à Carcassonne ».
Vierzon: des communistes au RN?
Bastion communiste depuis 2008, la ville pourrait-elle basculer à l’extrême droite? Tel est l’enjeu de ce second tour. Le RN Yannick Le Roux qui a recueilli 41,31% des voix au premier tour est le favori. D’autant que la gauche et le centre n’ont pas réussi à s’allier pour lui barrer la route, chaque liste préférant se présenter seule.
Maryvonne Roux (union de la gauche) espère mobiliser ses électeurs et ceux de la gauche radicale (LFI, 7,8 % des voix) pour inverser la tendance dans cette ville où l’abstention a été très forte au premier tour (47,60 %).
Une fusion LFI-PS efficace à Limoges?
Le maire sortant LR, Emile-Roger Lombertie, avec 10,06 % des voix au premier tour, a annoncé se retirer de la course, estimant ne pas être en position de se qualifier pour le second. En tête avec 27,4% des suffrages, le candidat divers droite Guillaume Guérin, également président de Limoges Métropole, aborde le second tour en position favorable grâce à un réservoir potentiel de voix non négligeable.
À gauche, la fusion s’est faite pour ravir la ville à la droite entre le député et candidat La France insoumise Damien Maudet, arrivé deuxième au premier tour avec 24,86% des voix et le socialiste Thierry Miguel (16,92%).
Déjà très serré, le jeu se complique encore avec le maintien d’Albin Freychet, candidat RN qui a recueilli 12,54% des suffrages.
François Cuillandre peut-il perdre Brest?
« À la défaite, il ajouterait le déshonneur ». Nombreux sont les socialistes qui n’approuvent pas à Brest, l’alliance du maire PS sortant (il occupe ce siège depuis 2001), François Cuillandre, en difficulté au premier tour (deuxième avec 23,8 %), avec la candidate insoumise Cécile Beaudouin (15,39%).
Une nouvelle histoire va-t-elle s’écrire à la pointe du Finistère? Stéphane Roudaut, candidat divers droite en tête au premier tour (30,24%), y croit.
Un second tour pour une voix à Narbonne
Une situation inédite. Dans cette ville de 57.000 habitants, le maire sortant divers droite, Bertrand Malquier, a raté sa réélection d’une seule voix… sur plus de 20 000 votants. Il devra donc se plier à une triangulaire face à Frédéric Falcon, candidat RN et Nicolas Saint-Cluque (PS) qui espèrent pouvoir mobiliser les abstentionnistes pour combler un retard conséquent.
Une quinquangulaire à Mulhouse
La sexangulaire qui se dessinait au soir premier tour n’aura finalement pas lieu. L’alliance entre Frédéric Marquet (Divers centre) et Lara Million (Divers droite-Renaissance) dessine finalement une quinquangulaire dans la deuxième ville d’Alsace, dans laquelle la maire sortante Michèle Lutz (divers droite) pourrait sortir gagnante.
Alliance à gauche à Tulle
Bernard Combes, le maire proche de François Hollande, fusionne avec l’union PCF, LFI, écologistes pour battre le DVD Laurent Melin. Deux insoumis sur la liste commune qui ne serait pas une « compromission », comme avait prévenu Hollande.
Vers un second tour serré à Angoulême
Dans la cité angoumoisine, le second tour s’annonce aussi très serré. Xavier Bonnefont (divers droite), maire sortant, est arrivé en tête avec 27,76 % des voix, ce qui le place en position de favori pour conserver son poste.
Mais avec les reports des voix de gauche, Anne-Aziliz Petit-Louboutin (La France insoumise), deuxième au premier tour avec 17,82 % des voix, peut talonner Xavier Bonnefont, voire créer la surprise dans une triangulaire qui compte aussi Patrick Mardikian (divers gauche).
Qui pour diriger Saint-Étienne après l’ère Gaël Perdriau?
Malgré une ultime rencontre mardi, l’ancien député socialiste Régis Juanico, arrivé en tête au premier tour (30% des voix) n’a pas trouvé d’accord avec l’insoumise Valentine Mercier (13%). Depuis 2014, cette ville de 175.000 habitants était dirigée par Gaël Perdriau (ex-LR) qui a dû démissionner en décembre après avoir été condamné à quatre ans de prison ferme et à une peine d’inéligibilité pour chantage à la sextape.
Ses deux héritiers ont été disqualifiés dimanche dernier: l’adjointe à la politique de la ville Siham Labich et le Premier adjoint Marc Chassaubéné, dauphin désigné de Gaël Perdriau, n’ont pas réussi à passer la barre des 10%. Leurs électorats respectifs deviennent un réservoir de voix très intéressant pour Dino Cinieri, ancien député LR qui a pu se maintenir lui avec 16% des voix.
Corentin Jousserand, le candidat RN qui a récolté 19% des suffrages au premier tour, se tient en embuscade dans une quadrangulaire inédite et très ouverte dans la préfecture de la Loire.
Les écologistes garderont-ils Tours?
Le deuxième tour à Tours oppose le maire sortant écologiste Emmanuel Denis (Union des Gauches) qui, sans surprise, a fusionné sa liste avec celle de l’Insoumise Marie Quinton (ex-adjointe au logement d’Emmanuel Denis) pour un ballottage favorable avec un total de 45,2% des voix.
Arrivée deuxième le 15 mars Christophe Bouchet (divers droite) espère déjouer les pronostics dans cette triangulaire qui comprend également le porte-parole du Rassemblement national, Aleksandar Nikolic.
Second tour tendu à Avignon
À quelques heures du second tour, la tension est à son comble dans la cité papale. Arrivé troisième au soir du 15 mars, le socialiste David Fournier (19,9%) a décidé de s’allier à la candidate LFI Mathilde Louvain (19%), dans la circonscription de Raphaël Arnault, député cofondateur de La Jeune Garde, pour former, comme le rapportent nos confrères du Parisien, un front commun contre « la droite extrême et l’extrême droite ».
Aux deux premières places figurent l’ancien journaliste télé, Olivier Galzi, arrivé en tête au premier tour avec 27% des voix, qui se revendique sans étiquette et la candidate du RN, Anne-Sophie Rigault (25%).
Comme Jean-Michel Aulas à Lyon, Olivier Galzi, classé divers droite par la préfecture de Vaucluse, dénonce une « fusion de la honte » à gauche et estime que David Fournier est dans une forme de « complicité morale et politique » avec les Insoumis.
L’intéressé menace de porter plainte pour diffamation. Dans la capitale du théâtre, le RN assiste au « spectacle » d’une campagne particulièrement délétère.
Source : www.bfmtv.com

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