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20 mars 2026Emmanuel Grégoire « maintient (s)es propos » après avoir accusé Emmanuel Macron d’être intervenu pour le retrait de Sarah Knafo
Jeudi, le candidat socialiste à la mairie de Paris a déclaré que le président était « personnellement intervenu » pour que l’eurodéputée d’extrême droite, qualifiée au second tour, retire sa candidature, au profit de Rachida Dati. Depuis, le chef de l’État a dénoncé des propos qui n’ont « aucun sens ».
« Moi je ne fais pas de complotisme. » Candidat socialiste aux municipales à Paris, Emmanuel Grégoire a maintenu (s)es propos ce vendredi 20 mars après avoir accusé Emmanuel Macron d’avoir oeuvré pour le retrait de l’eurodéputée Reconquête Sarah Knafo, initialement qualifiée pour le second tour, en faveur de Rachida Dati, elle-même soutenue par le chef de l’État.
« Je ne balance jamais de boules puantes. (…) J’ai observé tout au long de cette campagne la responsabilité du président de la République dans son soutien constant à une ministre. D’abord en la nommant, en la maintenant à ses fonctions en dépit de sa mise en examen, (puis), en la maintenant encore en fonction, en dépit de son renvoi en correctionnelle pour corruption (le procès aura lieu en septembre NDLR) », a indiqué Emmanuel Grégoire, invité de RTL, en référence à l’affaire Renault-Nissan.
Lorsque RTL lui a demandé sur quels faits il se basait, le socialiste a répondu par une formule sibyllinne: « Des confrères à vous regardent cela, je leur laisse faire leur travail et cela dépassera l’enjeu de dimanche (jour du deuxième tour des municipales NDLR) seulement. »
Et d’ajouter: « Quand vous travaillez sur des choses, les journalistes, on ne le répète pas, on vous laisse faire votre travail. »
Ces propos n’ont « aucun sens », selon Emmanuel Macron
Jeudi matin, l’ex-premier adjoint avait formulé ses accusations depuis le plateau de France Info, déclarant: « Emmanuel Macron est personnellement intervenu (…) à différents niveaux pour faire en sorte d’aider au retrait de (l’eurodéputée d’extrême droite) Sarah Knafo, auprès d’intermédiaires, auprès de gens qui ont historiquement soutenu Reconquête. »
Des propos qui n’ont « aucun sens » aux yeux de l’intéressé. « Je ne connais pas madame Knafo à titre personnel et je n’interviens pas du tout dans ces municipales », s’est-il défendu ce jeudi, en marge d’un sommet européen à Bruxelles.
De son côté Sarah Knafo a dénoncé ce vendredi sur BFMTV-RMC un « mensonge », accusant Emmanuel Grégoire d' »entend(re) des voix ».
Dimanche dernier, l’ex-premier adjoint d’Anne Hidalgo est arrivé largement en tête du premier tour avec 37,98% des voix. Derrière lui, Rachida Dati, soutenue notamment par le parti Les Républicains, a récolté 25,46% des suffrages, devançant, l’insoumise Sophia Chikirou (11,72%), Pierre-Yves Bournazel (11,34%), candidat Horizons, ainsi que Sarah Knafo (10,40%).
Un second tour qui s’annonce serré
Lors de cet entre-deux-tours, Pierre-Yves-Bournazel a fusionné sa liste avec celle de Rachida Dati, tout en retirant sa candidature, lui dont les relations sont notoirement mauvaises avec l’ancienne ministre de la Culture.
Aussi, Sarah Knafo s’est désistée, appelant à « chasser la gauche », tandis que Sophia Chikirou (LFI) s’est maintenue, dénonçant le refus d’Emmanuel Grégoire de faire alliance avec elle.
Ces différents mouvements augurent d’un second tour bien plus serré que le premier. Un sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio publié jeudi soir donne Emmanuel Grégoire à 46% des intentions de vote, Rachida Dati à 44% et Sophia Chikirou à 10%.
Source : www.bfmtv.com

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