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20 mars 2026
L’exposition d’images : NPR
20 mars 2026Guerre au Moyen-Orient : « 800 000 Français disent renoncer à partir à l’étranger cet été », selon un expert du tourisme
Selon Didier Arino, directeur général du cabinet d’analyse Protourisme, le conflit au Moyen-Orient redessine la carte du tourisme mondial. Une guerre qui impacte également le choix des Français qui préfèrent éviter la zone pour rester en Europe et dans l’Hexagone.
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Quel avenir pour la région ? Après trois semaines de frappes au Moyen-Orient qui ont causé de nombreuses victimes et des dégâts majeurs dans la région, avec pour conséquences une hausse du prix des carburants, sans oublier les avions cloués au sol et les lignes aériennes détournées, c’est au secteur du tourisme d’être impacté par les effets de ce conflit. Selon l’Alliance France Tourisme, vendredi 20 mars, quatre Français sur 10 sont d’ailleurs prêts à modifier leur projet de vacances pour le printemps ainsi que pour cet été.
Selon Didier Arino, directeur général du cabinet d’analyse Protourisme qui s’est penché sur ce phénomène, « il y a déjà 800 000 Français qui disent avoir renoncé à partir à l’étranger cet été et 500 000 pour les vacances de Pâques. On voit bien que la carte du tourisme se redessine, analyse-t-il, avec une défiance vis-à-vis des destinations asiatiques et vis-à-vis des destinations du Proche et du Moyen-Orient ». Les images de Français bloqués à l’étranger n’y sont pas pour rien, « il faut dire qu’il y a deux angoisses, celle de la guerre, bien évidemment, mais aussi celle d’être bloqué à l’autre bout du monde.« , précise-t-il.
Si les Français renoncent à choisir le Moyen-Orient pour leurs prochaines vacances, c’est aussi toutes les destinations proches de la région qui sont impactées. « Il y a un exemple typique, c’est celui de l’Égypte, après une augmentation de 25% au début de l’année, les réservations chutent aux deux tiers. C’est aussi le cas en Turquie et à Chypre« , observe Didier Arino. Une aubaine pour le tourisme français, « ça redessine la carte du tourisme en redonnant d’ailleurs de l’attractivité à la destination France, puisque notre situation au cœur de l’Europe et compte tenu de l’augmentation des prix des carburants, nous rend plus compétitifs pour nos voisins européens », estime ce spécialiste du secteur touristique.
« Que ce soient les Côtes-d’Armor, la Provence-Occitane, le bassin d’Arcachon, le bocage vendéen, le vignoble nantais ou la vallée d’Ossau, on a une accélération des réservations« , remarque Didier Arino, directeur général du cabinet d’analyse Protourisme.
« C’est plus compliqué pour ceux qui dépendent des clientèles lointaines, internationales, notamment pour Paris, qui subit déjà une baisse de ses taux d’occupation et de ses revenus par chambre. »
Didier Arino, directeur général du cabinet d’analyse Protourismeà franceinfo
« Pour le tourisme franco-français ou franco-européen, il est évident que nous avons une situation extrêmement bien placée au cœur de l’Europe« , souligne-t-il.
Seul caillou dans la chaussure, le pouvoir d’achat. « Pour un Belge, pour un Néerlandais, pour un Allemand, c’est moins loin de venir en France que de traverser l’ensemble de l’Europe pour aller vers le Sud. On voit bien qu’on a une carte à jouer, mais à une seule condition, c’est que le pouvoir d’achat des Européens ne soit pas trop impacté par l’inflation, par la hausse des prix et notamment les coûts des carburants. », tempère Didier Arino.
Source : www.franceinfo.fr

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