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L’homme politique italien Umberto Bossi, fondateur du parti d’extrême droite de la Ligue du Nord, devenu la Ligue, est mort jeudi 19 mars à l’âge de 84 ans. Ce sénateur et ami de l’ex-chef du gouvernement Silvio Berlusconi, qu’il avait contribué à porter au pouvoir, avait réussi à faire de son petit parti régional un acteur majeur de la vie politique italienne, avant d’être rattrapé par des problèmes de santé et un scandale de corruption.
« Bossi, avec sa passion politique, a marqué une étape importante dans l’histoire de l’Italie et apporté une contribution fondamentale » à la construction de la droite italienne, a déclaré la Première ministre d’extrême droite Giorgia Meloni sur X sa « contribution fondamentale ».
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Le président Sergio Mattarella l’a de son côté décrit comme « un leader passionné et un démocrate sincère ». Le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani, aujourd’hui à la tête du parti Forza Italia fondé par Silvio Berlusconi, l’a décrit sur X comme « une personnalité clé dans les changements apportés à l’Italie ».
Umberto Bossi est mort à Varese, dans le nord du pays, après avoir été admis en soins intensifs à l’hôpital, selon les médias.
Contre « la Rome corrompue »
Connu pour ses saillies provocantes, il avait fondé le parti sécessionniste de la Ligue du Nord dans les années 1980 et avait passé l’essentiel de sa carrière à se battre contre la « Rome corrompue ». Sa carrière politique a été longue, et il a exercé des mandats durant près de trente ans dans l’un ou l’autre des chambres du Parlement italien.
À ses débuts, la Ligue du Nord appelait le nord prospère du pays à faire sécession du Sud, plus pauvre. Devenu un proche allié de Silvio Berlusconi, Umberto Bossi a obtenu une participation de son parti à chacun de ses gouvernements. Victime d’un AVC en 2004 qui l’avait un temps écarté de la politique, il était revenu sur le devant de la scène, ciblant notamment les migrants, un des thèmes de prédilection de sa formation.

Des accusations de corruption l’avaient forcé à démissionner de la tête du parti en 2012, et il avait été condamné cinq ans plus tard à deux ans de prison, un verdict par la suite annulé. Matteo Salvini, actuel vice-Premier ministre, a pris la tête du parti en 2013, en changeant le nom pour ne garder que La Ligue, afin de gagner des voix dans l’ensemble de l’Italie. Il a assuré sur X que La Ligue « continuerait sur le chemin tracé (par Umberto Bossi) : celui de la liberté ». Le parti fait aujourd’hui partie de la coalition de droite radicale au pouvoir en Italie.
Avec AFP
Source : www.france24.com

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