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« Une très mauvaise image de Nice »: qu’ils soutiennent Christian Estrosi ou Eric Ciotti, les électeurs niçois s’accordent pour déplorer la campagne des municipales qui s’achève ce vendredi soir. Le duel se joue entre la droite et l’extrême droite, qui serait de toute façon la même pour la candidate de gauche, qui justifie de cette manière son maintien au second tour.
À Nice, le maire sortant Christian Estrosi, en poste depuis 2008, pourrait bien perdre son fauteuil, au bénéfice d’Eric Ciotti. Le candidat d’extrême droite a devancé de 13 points son ancien ami devenu son plus grand rival. Une position critique pour l’édile niçois, d’autant que la candidate de l’union de la gauche hors LFI, Juliette Chesnel-Le Roux, s’est maintenue au second tour avec 11,93% des voix. Ce vendredi marque la fin d’une campagne éprouvante et violente tant pour les candidats que pour les électeurs.
Ciotti, c’est « le système de l’ultra droite », dénonce Estrosi
Dans ce sprint final, les deux candidats ont tenu chacun un meeting de fin de campagne, à 20 minutes de distance l’un de l’autre. Christian Estrosi se présente comme le seul rempart contre l’extrême droite. « Le système Ciotti est un système qui est plus à droite que l’extrême droite, c’est le système de l’ultra-droite », a-t-il martelé devant ses partisans.
Dans la foule, certains ne sont pas pour autant des militants de la première heure du maire sortant mais voteront tout de même pour lui, afin de faire barrage à Eric Ciotti. « Naturellement, voir l’extrême droite à Nice, ce serait la pire des catastrophes qui puisse nous arriver », estime une Niçoise. « Je suis désolé de le dire mais Ciotti ne me convient pas du tout. La campagne a été pleine de haine, ça a été lamentable », enchérit une autre.
« Campagne pleine de haine »
Une campagne « pleine de haine » et signe de la tension qui règne dans cette campagne, le clan Ciotti a déposé jeudi deux plaintes, dont une contre Christian Estrosi, suite à des propos du maire sortant à l’encontre d’une des colistières du candidat UDR-RN. L’autre plainte a été déposée contre X, à propos de visuels jugés dégradants par l’équipe du candidat.
Lors de son « apéro » de fin de campagne, Éric Ciotti s’en est expliqué au micro de RMC. « Il y a des attaques, elles ne doivent pas être laissées impunies. Nos concurrents n’ont plus aucune limite. Il est temps que cela s’arrête. On ne se laissera pas faire, ni caricaturer en permanence », explique ainsi le candidat d’extrême droite et actuel député de Nice.
Du côté des électeurs d’Éric Ciotti aussi, on déplore la violence de cette campagne entre ces deux droites. « Je trouve que c’est déplorable de voir ce qui se passe. Après, c’est la politique… » ; « une très mauvaise image de Nice, ils en parlent partout quand ils sont tous les deux et se déchirent »; « je me souviens de l’époque où ils étaient tous les deux ensemble, bonnet blanc et blanc bonnet. »
La candidate de gauche dénonce une tentative « d’achat » par Estrosi
De son côté, Juliette Chesnel-Le Roux, fait campagne sur le « Ni Estrosi – Ni Ciotti ». Celle-ci assume son maintien au second tour et a refusé de s’allier avec la liste LFI ayant récolté 8,95% des voix. Un maintien qui sacrifie pratiquement les chances du maire sortant malgré ses appels du pied constituer un front commun contre l’extrême droite. L’Elysée et Matignon auraient même tenté de joindre Juliette Chesnel-Le Roux, sans succès, note l’AFP.
La candidate a dénoncé jeudi auprès de Nice-Matin une tentative du maire sortant afin « d’acheter » son soutien. « Christian Estrosi est même allé jusqu’à essayer de nous acheter, il nous a fait des propositions. On l’a su après, parce que nous avons refusé de les écouter, mais on a su qu’il nous proposerait une présidence de l’Opéra, de Côte d’Azur Habitat, la commission des finances. On n’est même pas allé au rendez-vous, c’était hors de question », a-t-elle affirmé dans le quotidien.
Tondelier la soutient, Rousseau la désavoue
Elle s’est expliquée jeudi lors d’une conférence de presse sur les raisons du maintien de sa candidature, notamment parce qu’elle ne différencie pas ces deux candidats de droite.
« Il est très important de mener une résistance face à l’extrême droite et à la droite extrême, la façon de faire de la politique à Nice doit changer », fait-elle valoir. La candidate pense aussi déjà à l’après 22 mars et à la nécessité de constituer une vraie opposition entre les deux clans Ciotti-Estrosi pour les prochains conseils municipaux. La candidate a reçu le soutien du parti Les Ecologistes, Marine Tondelier, mais s’est fait par contre désavouer par Sandrine Rousseau, qui aurait aimé un « front républicain ».
Source : rmc.bfmtv.com

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