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Le prix du gaz va augmenter en France à partir du mois de mai. (photo d’illustration)
La présidente de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) Emmanuelle Wargon a tenté de rassurer les Français (et leur portefeuille) ce vendredi 20 mars. Elle a promis que l’envolée du prix du gaz européen en raison de la guerre au Moyen-Orient va entraîner une hausse, mais « pas gigantesque », de la facture des particuliers à partir du mois du mai.
Pour les ménages dont le contrat est indexé sur les cours mondiaux du gaz, les tarifs évoluent avec un décalage d’environ deux mois : les prix de mars se répercuteront donc en mai, a rappelé Emmanuelle Wargon sur RMC.
La hausse ne sera « pas gigantesque », car « mai, ce n’est pas la saison du chauffage », a-t-elle souligné, rappelant que « quand on se chauffe au gaz, les deux tiers de la facture, c’est le chauffage lui-même ».
Interrogée sur une possible augmentation d’environ 15 %, la présidente de la CRE a répondu que cela serait « dans cette zone-là », tout en relevant que cette hausse porterait sur un volume de consommation relativement faible.
Un plus gros impact anticipé avec le retour du « froid »
En revanche, « si les prix du gaz sont toujours élevés au moment où il recommence à faire froid et donc si ça s’accumule sur toute l’année », l’impact sera plus significatif, a-t-elle prévenu.
Emmanuelle Wargon a par ailleurs assuré que la hausse du prix du gaz n’aura pas d’effet sur le prix de l’électricité, comme cela s’était produit en 2022 après le déclenchement de la guerre en Ukraine. « On dépend du gaz pour l’électricité seulement si on n’en produit pas assez », a-t-elle expliqué. « En ce moment, on a beaucoup d’électricité nucléaire, les centrales nucléaires d’EDF tournent à plein, on a aussi beaucoup d’électricité renouvelable et ça nous suffit », a-t-elle ajouté.
Les attaques de plusieurs infrastructures clés au Moyen-Orient, dont plusieurs raffineries, ont propulsé jeudi le cours du TTF néerlandais, référence européenne du gaz, à +35 %, un niveau jamais vu depuis janvier 2023, après l’invasion de l’Ukraine par la Russie fin février 2022. L’envolée s’est calmée en fin de journée jeudi, le mégawattheure de gaz grimpant alors de 13,15 %, à 61,85 euros.
Source : www.huffingtonpost.fr

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