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« La population mondiale ne va pas brouter de l’herbe, elle ne pourra pas être vegan », peste ce vendredi dans les Grandes Gueules l’éleveur de bovins Didier Giraud, à propos de la journée mondiale sans viande, qui a lieu ce 20 mars.
La journée mondiale sans viande est ce vendredi 20 mars et il n’en fallait pas plus pour faire sortir de ses gongs Didier Giraud, éleveur de bovins et chroniqueur des Grandes Gueules. Pour lui, cette initiative est symptomatique d’un « lobbying végan » envahissant.
« Ce qui me vient naturellement, c’est de ne pas commenter ce genre de m**** », dit au préalable l’agriculteur, ne se privant pas pour autant de poursuivre: « Je m’interroge sur le bien-fondé et comment un groupe de lobbying peut en arriver à obtenir ce genre de communiqué. » Et de dénoncer « la puissance de ce lobbying végan », capable selon lui « d’influencer toute une population » avec « 5 pélos dans un bureau ».
Si Didier Giraud reconnaît la nécessité de faire des efforts au niveau de l’environnement (la production de viande est émettrice de CO2, gourmande en eau et provoque de la déforestation, entre autres, NDLR), celui-ci rejette l’idée que les alternatives végétales soient toutes vertuese.
« On ne rendra pas la population mondiale végane »
« Aujourd’hui, l’alternative à la protéine de viande, je suis désolé, c’est tout, sauf l’environnement. » Il pointe notamment la production de soja et ses conséquences, affirmant que produire du tofu implique « déforester la forêt amazonienne, planter du soja, l’irriguer, mettre des pesticides dessus ».
Selon lui, certaines zones ne peuvent tout simplement pas produire de protéines végétales : « Il y a des endroits où on ne peut pas produire cette protéine (…) et du coup, on devrait avoir une production animale. » Il insiste également sur l’impossibilité, à ses yeux, d’un basculement global vers le véganisme : « On ne rendra pas la population mondiale végane, on ne pourra pas, elle ne va pas brouter de l’herbe ».
« Manger moins de viande, ça se fait toujours au détriment du boeuf », regrette Didier Giraud
Justin, chauffeur routier en Charente-Maritime, explique avoir drastiquement réduit sa consommation de viande, désormais limitée à « trois fois par mois ». Une démarche motivée par « le prix » et « l’aspect environnemental », mais sans renoncer au plaisir : « Quand j’en mange, c’est toujours un plaisir. » Il privilégie une viande locale, issue de circuits courts, tout en adoptant une alimentation majoritairement végétale.
À l’inverse, Victorien, agriculteur en Mayenne, rejoint pleinement la colère de Didier Giraud. Il dénonce une progression du véganisme jusque dans les territoires ruraux : « Maintenant il y a des menus véganes toutes les semaines », y compris dans des lycées agricoles. Pour lui, ces orientations sont parfois imposées par des élus locaux et déconnectées des réalités du terrain.
Didier Giraud regrette que la baisse de consommation touche surtout la viande bovine : « Dans la tête des gens, manger moins de viande (…) ça se fait toujours au détriment du bœuf. » Une évolution qu’il juge injuste et révélatrice de confusions dans le discours public.
Source : rmc.bfmtv.com

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