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L’amélioration des comptes de la Sécurité repose principalement sur un tour de vis des dépenses. Un signal trompeur, alors que le déficit continue de se creuser sur le long terme.
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Un peu d’air pour le budget de la Sécurité sociale, le déficit est plus bas que prévu, a déclaré jeudi 19 mars la direction de la Sécurité sociale du ministère de la santé. Néanmoins, même si cette bouffée d’oxygène est appréciable, elle ne va pas nous mener très loin. Certes, les spécialistes s’attendaient à un trou de 23 milliards d’euros. Il est finalement de 21 milliards en 2025 : un gain de 2 milliards.
Cette amélioration s’explique surtout par une limitation des dépenses. Le gouvernement a serré la vis dans les hôpitaux et sur la médecine de ville, plus que par des recettes supplémentaires, les rentrées de cotisations étant conformes aux prévisions. Ce sont surtout l’assurance-maladie et les retraites qui sont dans le rouge, et la question du retour à l’équilibre reste entière, car le déficit de la Sécurité sociale ne cesse de se creuser. En 2024, il dépassait les 15 milliards d’euros ; en 2023, c’était presque 11 milliards. Chaque année, le déficit augmente de 5 à 6 milliards, une situation difficilement tenable.
Le gouvernement souhaite ramener à 5% le déficit de la France en 2026. Si l’équation budgétaire était déjà fragile avant la guerre en Iran. Désormais, de sérieuses craintes émergent. Le budget 2026 a été construit sur des indicateurs économiques qui pourraient être remis en cause par ce conflit, à commencer par l’inflation. Le gouvernement prévoyait 1%, mais avec le choc énergétique et un baril de pétrole au-dessus des 100 dollars, elle sera probablement plus élevée. Même constat pour la croissance, que ce conflit risque de ralentir. Enfin, la remontée des taux d’intérêt, non anticipée, pèse sur la dette. La charge pourrait augmenter d’environ 1,5 milliard d’euros dès 2026, selon les premières estimations.
Ce budget a été adopté avec difficulté, et personne n’a envie d’y revenir. Mais si la situation se dégrade, une loi de finances rectificative pourrait s’imposer. En attendant, le gouvernement se retrouve au pied du mur face à la flambée des prix des carburants et du gaz, alors que la plupart de nos voisins européens prennent des mesures pour protéger les automobilistes.
Source : www.franceinfo.fr

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