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20 mars 2026Licencié pour faute grave après avoir vapoté en cachette aux toilettes et déclenché l’alarme incendie, il reçoit finalement plus de 25 000 euros d’indemnités
Le salarié avait été licencié pour faute grave après avoir vapoté au travail. Jugé trop sévère, son renvoi lui vaut plus de 25 000 euros d’indemnités.
Fumer au travail est interdit et vapoter aussi ! Un employé d’une usine Nestlé au Royaume-Uni n’avait pourtant pas réussi à se priver de sa cigarette électronique. Il s’était enfermé dans les toilettes pour personne handicapée pour vapoter en cachette. Sauf que sa discrétion n’a été que de très courte durée puisqu’il a déclenché l’alarme incendie contraignant l’ensemble du personnel de l’usine à évacuer.
Un dispositif de sécurité de très grande ampleur pour cet imposant site du géant de l’agroalimentaire situé à Tutbury, dans le Staffordshire, et spécialisé dans la torréfaction de café. L’activité de l’usine avait également dû être mise à l’arrêt provoquant une perte de production. L’incident s’est produit en 2023.
Face à sa hiérarchie, l’ouvrier, qui avait une dizaine d’années d’ancienneté dans l’entreprise et connaissait parfaitement les consignes de sécurité, a toujours nié en bloc avoir vapoté sur son lieu de travail, malgré les images de la vidéosurveillance de l’entreprise le montrant entrer dans les toilettes à ce moment précis. Il a tout juste reconnu vapoter chez lui lorsqu’il était sur son temps libre lors de son entretien disciplinaire au sein de l’entreprise, raconte le Daily mail. Et la sanction ne s’est pas fait attendre. Il a été licencié pour faute grave.
Il a toujours nié avoir vapoté
Il a alors engagé une procédure auprès de l’équivalent de la justice des Prud’hommes en Angleterre. Le salarié estimait également qu’il avait été victime de discrimination puisqu’il était de retour de congé maladie. La juridiction a jugé que son licenciement pour faute grave était disproportionné puisqu’il n’y avait pas la preuve qu’il soit responsable et que le seul motif du mensonge n’était pas recevable.
L’entreprise a reconnu qu’il n’aurait pas été licencié s’il avait accepté de s’excuser. Un jugement de valeur non conforme au droit du travail. La juridiction a en revanche rejeté l’argument de discrimination. Il a finalement empoché une indemnité de 22 216,72 £ soit environ 25 716 euros.
Source : www.lindependant.fr

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