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20 mars 2026Michel-Edouard Leclerc reconnaît avoir annoncé à tort une baisse prochaine de 30 centimes du prix au litre des carburants, sur fond de guerre au Moyen-Orient
Le patron du groupe de distribution Leclerc avait fait cette déclaration le 11 mars, au lendemain d’un reflux des cours du pétrole. « Je vois bien l’attente que j’ai pu susciter auprès des automobilistes. Je m’en veux de ne pas avoir anticipé une telle volatilité », a-t-il plaidé.
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La baisse d’« à peu près 30 centimes » par litre de carburant à la pompe, annoncée la semaine dernière par Michel-Edouard Leclerc dans ses enseignes et celles d’autres groupes de la grande distribution, n’a pas eu lieu. Il l’a reconnu, jeudi 19 mars : « Je plaide coupable d’avoir présumé de nos capacités de continuer à vendre moins cher », a déclaré à l’AFP le président du comité stratégique des centres E. Leclerc, leader de la distribution alimentaire en France.
Il regrette de ne « pas avoir anticipé une telle volatilité » des marchés du pétrole, mais estime n’avoir jamais annoncé « de campagne ou de promos » concernant des baisses de prix. « Je vois bien l’attente que j’ai pu susciter auprès des automobilistes. Je m’en veux de ne pas avoir anticipé une telle volatilité », a-t-il plaidé, soulignant toutefois la faible marge, « inférieure à 1% », prise sur le carburant par son enseigne, la « moins chère » à la pompe « dans 98% des cas ».
Le 11 mars au matin, Michel-Edouard Leclerc avait annoncé sur franceinfo un recul des prix à la pompe consécutif à une redescente des cours du pétrole la veille, après des jours de hausse liée à la guerre au Moyen-Orient. « Sur les deux jours qui viennent, au fur et à mesure que les stations seront réapprovisionnées, on va avoir une fois 0,23 euros de baisse, puis encore 0,07 euros de baisse, soit à peu près 0,30 euros de baisse par litre », avait-il expliqué, tout en prévenant que les prix allaient encore « faire du yoyo » en fonction des soubresauts géopolitiques.
Dans certains centres Leclerc, ceux dont les cuves étaient vides, « on a quand même livré entre 20 et 25 millions [de litres] de carburants entre 17 et 20 centimes moins cher que la veille », fait aujourd’hui valoir le haut dirigeant. Mais « dès l’après-midi » les marchés « sont repartis plus fort » avec la paralysie du détroit d’Ormuz, par où transite habituellement un cinquième de la production de pétrole mondiale. La distribution « n’a pas de capacité de négociation sur les marchés internationaux de pétrole », a insisté Michel-Edouard Leclerc. « Si le conflit dure, il faudra bien que l’Etat réduise sa marge » pour aider « les automobilistes les plus contraints », a-t-il estimé, invoquant également le rôle des raffineurs.
La même semaine, le PDG de Coopérative U, Dominique Schelcher, avait également assuré que les prix allaient « baisser nettement à la pompe ». « Il y a eu une baisse progressive de plusieurs centimes dans certaines stations sur plusieurs jours, mais on est totalement tributaire de la volatilité des cours et de l’évolution de la situation géopolitique », a déclaré Coopérative U jeudi à l’AFP .
Source : www.franceinfo.fr

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