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Hier, des frappes contre le plus important site de gaz naturel liquéfié du monde au Qatar, menées en réponse aux bombardements américains de la veille contre le gisement gazier iranien de South Pars, ont provoqué une onde de choc immédiate sur les marchés, faisant bondir les prix du gaz. Les infrastructures énergétiques sont désormais des cibles privilégiées dans le conflit. Faut-il redouter un choc gazier aux conséquences durables ?
Un choc énergétique immédiat, révélateur d’une vulnérabilité structurelle
La riposte contre les installations gazières qataries, après les frappes américaines en Iran, a immédiatement fait bondir les prix, révélant l’extrême sensibilité des marchés. Même si « le pétrole qui transite par le détroit d’Ormuz » est en particulier à destination de l’Asie, le marché « est mondial » donc « quand vous avez de la tension quelque part, ça se répercute pour tout le monde ». Dans ce contexte, les infrastructures énergétiques deviennent des cibles directes et stratégiques, signe d’une bascule vers « une guerre des énergies fossiles » puisque « c’est le talon d’Achille des États-Unis et de ses alliés occidentaux ».
Le choc est déjà perceptible : le baril a plus que doublé et les prix du gaz ont fortement grimpé, malgré une période habituellement calme. Mais cette hausse porte en elle ses propres limites : « quand le baril monte » i l y a une « destruction de demande », avec des entreprises contraintes de ralentir ou d’arrêter leur activité. Pour le gaz, c’est « un peu la même ambiance » avec des prix très faibles en janvier dû à « l’été gazier ». Lasituation est plus préoccupante, car les dégâts sur les installations pourraient durer « 4 à 5 ans » et qu’en Europe « les stocks de gaz sont extrêmement vides »ce qui peut faire « que les prix vont rester hauts encore un bon moment ».
Une crise durable qui relance la question de la transition énergétique
Face à la flambée, bloquer les prix apparaît risqué puisque « si vous bloquez les prix, derrière, vous avez un sujet de volume ». Dans un marché mondialisé, les fournisseurs pourraient privilégier d’autres acheteurs, aggravant les tensions d’approvisionnement. Les stocks offrent un répit limité de « quelques semaines de consommation », voir au mieux « trois mois », mais si tout est consommé « derrière, vous êtes à la merci du monde ». Certains pays subissent des livraisons interrompues, illustrant une compétition mondiale accrue où la priorité devient d’attirer les cargaisons disponibles.
Au-delà de l’urgence, la crise s’inscrit dans une dynamique plus profonde, ce choc « n’est pas le dernier », avertit Nicolas Goldberg, soulignant la dépendance structurelle aux importations d’énergies fossiles issues de zones instables. Si la situation reste moins extrême qu’en 2022, elle pourrait durer « au moins jusqu’à avril 2027 ». Ce nouvel épisode confirme une réalité : la volatilité des fossiles est durable, et ceux qui pensaient ces énergies « pas chères » se trompaient. La transition énergétique apparaît dès lors non seulement comme un impératif climatique, mais comme une nécessité stratégique pour sortir d’une dépendance devenue dangereuse.
Source : www.radiofrance.fr

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