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20 mars 2026Municipales 2026 à Nîmes : ces numéros 2 sur les listes qui ne sont pas là pour faire de la figuration
Valérie Rouverand, Amal Couvreur et Sylvie Josserand occupent la deuxième place sur les trois listes du second tour des municipales à Nîmes. Entre affirmation personnelle, travail collectif et engagement pour la place des femmes, elles revendiquent un rôle au-delà du simple rang.
Pour ces élections à Nîmes, l’ensemble des candidats sont des hommes. Ni effacées ni secondaires, les numéros deux des trois listes en lice (Nîmes en commun, Nîmes par-dessus tout et Fiers d’être Nîmois) entendent peser pleinement dans la campagne et dans l’avenir politique nîmois.
Valérie Rouverand veut « encourager les femmes à s’engager »
Numéro 2 sur la liste de Julien Plantier au premier tour, en deuxième position sur la liste d’alliance de Franck Proust pour le second, Valérie Rouverand met en avant le rassemblement. « J’ai porté ma candidature il y a un an, je me suis allié avec Julien Plantier et on a porté un projet commun, explique-t-elle. Faire une union, c’est effectivement faire des compromis, mais pas se renier ». Pour Valérie Rouverand, cette alliance permet « de porter un exécutif à trois. Nous allons continuer ce que nous sommes dans notre individualité et dans un projet commun ».
« Je n’ai pas disparu et je ne disparaîtrai pas », insiste Valérie Rouverand qui poursuit : « Ce n’est pas une question de genre, le fait que je sois une femme n’est pas la question. Je porte un projet et des valeurs et cela va continuer ». Elle reconnaît cependant que dans un monde politique dominé par les hommes, cela a été difficile à ses débuts. « Mais nous avons formé un vrai binôme avec Julien Plantier. Une nouvelle génération et de nouvelles pratiquent arrivent et je veux encourager les femmes, par mon exemple, à s’engager. »
Pour Amal Couvreur, « ça ne veut rien dire, un numéro »
Amal Couvreur, numéro deux sur la liste Nîmes en commun menée par Vincent Bouget, balaie d’un revers de la main la question du rang. « Pour nous, ça ne veut rien dire un numéro. On est tous aux côtés des uns des autres, on est une équipe paritaire », affirme la conseillère départementale. À ses yeux, l’essentiel réside dans le collectif, pas dans la hiérarchie.
« Je n’attends pas qu’on me donne la parole, je la prends ! », poursuit-elle, assurant qu’aux côtés du candidat de la gauche unie (hors LFI), « ce n’est pas difficile d’exister politiquement ». Si elle reconnaît avoir été confrontée à des réflexes sexistes – « le nombre de fois où on m’a prise pour la secrétaire » – Amal Couvreur estime que les mentalités évoluent. Engagée de longue date, elle insiste : « Il faut que les femmes arrêtent de se sentir illégitimes ». Car pour elle, « c’est un combat de tous les jours », mené pour l’égalité plus que pour la lumière.
Sylvie Josserand, un « lien entre Nîmes et Paris »
Déjà députée du Gard, Sylvie Josserand aurait pu prétendre à être candidate à Nîmes. Mais, répondant par écrit à nos questions, elle l’assure « le meilleur candidat pour être numéro 1 à cette élection était Julien Sanchez qui est le seul des candidats à avoir déjà été maire pendant 10 ans. C’est lorsqu’il occupait cette fonction que nous nous sommes connus. Par ailleurs, la parité permet que la moitié du conseil municipal soit composé de femmes. Il y aura de bonnes adjointes féminines et courageuses, prises pour leurs qualités et non parce qu’elles sont des femmes », estime celle qui exerce aussi la fonction d’avocate.
Quant à son rôle potentiel en cas de victoire du candidat RN, en raison de la loi de non-cumul des mandats, « un député ne peut plus être ni maire ni adjoint au maire. Je ne peux pas non plus avoir de délégation. Je serai donc simple conseillère municipale et simple conseillère communautaire ». Une situation qui lui convient car « le souhait de Julien Sanchez est, qu’en tant que parlementaire, je sois un lien entre Nîmes et Paris. Mon souhait est aussi de suivre les dossiers de la ville de Nîmes où je suis installée depuis 24 ans et de m’inspirer des difficultés concrètes des habitants et des élus locaux pour proposer des lois venant corriger leurs difficultés ».
Source : www.midilibre.fr

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