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20 mars 2026Nématode du pin : « On n’a pas de réponse des services de l’État » sur les mesures à mettre en place, regrette le syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest
Un deuxième cas de résineux contaminé par le ver ravageur a été détecté dans les Landes, à deux kilomètres du premier cas identifié.
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« On n’a pas de réponse des services de l’État » sur les mesures à mettre en place après la découverte d’un nouveau foyer de nématode du pin à Angresse (Landes), déclare Nicolas Lafon, président du syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest, sur ICI Gascogne vendredi 20 mars. Ce deuxième cas de résineux contaminé par le ver ravageur se situe à deux kilomètres du premier cas détecté en novembre à Seignosse.
Ce deuxième cas a été détecté sur « un arbre isolé », dans « un endroit privé », précise Nicolas Lafon. La préfecture annonçait mercredi avoir repéré le ver sur « un pin présentant des symptômes de dépérissement », « au sein d’un parc de propriété privée ». Autour de cette parcelle, des zones exploitées par des sylviculteurs sont présentes. « On s’attendait un peu à cette découverte et sans doute à de prochaines découvertes », explique Nicolas Lafon. « Ça nous inquiète vraiment pour notre massif et pour toute la filière de ce massif des Landes de Gascogne », ajoute-t-il.
Depuis, le conifère a été « abattu » et « broyé selon un protocole sécurisé », détaille la préfecture. Les autorités étudient les mesures à appliquer, entre abattage préventif et éventuelle adaptation de la stratégie. Selon un premier arrêté publié fin novembre se basant sur la réglementation européenne, il faut abattre les pins dans une « zone infestée » de 500 mètres autour des conifères contaminés et retirer les arbres morts d’une zone tampon de 20 kilomètres. La date limite d’abattage est le 31 mars, avant la période chaude. À partir de cette date, il est interdit d’abattre des pins, car le bois coupé peut servir de lieu de reproduction au coléoptère Monochamus (l’insecte vecteur qui transporte le nématode), favorisant ainsi sa propagation.
« Aujourd’hui, on a des retours et des études de scientifiques qui démontrent que l’abattage dans un rayon de 500 mètres est inutile », poursuit Nicolas Lafon. Le président du syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest fait référence à une étude produite par l’Institut national de la recherche agronomique (Inrae) et publiée le 11 mars dans Journal of Applied Ecology. Selon les résultats de cette étude, « la coupe sélective d’arbres présentant des symptômes d’infestation par le nématode présente un meilleur rapport coût/efficacité que la coupe rase car elle évite les coûts relatifs à la perte d’arbres non infestés ». Les scientifiques conseillent aussi une « surveillance aérienne, plus efficace que la prospection sur le terrain à partir des routes et chemins forestiers. »
« Il vaut mieux traiter les arbres identifiés au cas par cas et au contraire les exploiter le plus rapidement possible », plaide Nicolas Lafon. Il réclame « une intervention rapide » pour abattre « tous les arbres identifiés dans un périmètre proche de trois kilomètres » et étendre cette méthode « sur la zone tampon de 20 kilomètres ». Avant la France, le Bursaphelenchus xylophilus a déjà sévi en Asie puis au Portugal et en Espagne. Sa prolifération bloque la circulation de la sève, conduisant à une mort rapide des arbres infestés. Le massif des Landes de Gascogne, qui recouvre plus d’un million d’hectares dans les départements des Landes, de la Gironde et du Lot-et-Garonne, est composé à 75% de pins maritimes, dont dépend l’essentiel de l’industrie sylvicole.
Source : www.franceinfo.fr

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