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20 mars 2026Alors que l’ensemble du landerneau politique ainsi que la sphère médiatique et l’opinion publique en Israël se sont largement ralliés autour du drapeau depuis le 28 février, une petite minorité tente de faire entendre sa voix et de briser le silence et l’unanimité quasi absolue autour de la guerre en cours, raconte le média qatari Middle East Eye.
Samedi 14 mars au soir, un groupe d’Israéliens s’est ainsi rassemblé dans le centre de Jérusalem pour crier son opposition au conflit. “‘Un, deux, trois, quatre, on ne veut pas de votre putain de guerre !’ scandaient les manifestants, certains vêtus de combinaisons orange et portant des masques à l’effigie du Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou”, rapporte le site. Plus tôt dans la journée, une manifestation similaire s’était tenue à Tel-Aviv.
“On ne peut pas rester les bras croisés”
Dans les deux rassemblements – qui ont réuni 200 personnes, selon Middle East Eye – se trouvaient non seulement des pacifistes ou des militants de la société civile mais aussi certains juifs orthodoxes. Lawrence Shenkin, 23 ans, était l’un d’eux à Jérusalem. “Mon Dieu ne veut pas que l’État qui prétend agir en son nom mène des guerres et tue sans cesse des milliers de personnes”, a-t-il affirmé à Middle East Eye.
De son côté, une manifestante de 46 ans a déploré la faible mobilisation et le silence général dans un pays ciblé tous les jours par des missiles et des drones.
“Trump et Bibi [Benyamin Nétanyahou] nous ont entraînés dans une nouvelle guerre absurde. Ils essaient de nous faire taire, mais on ne peut plus rester les bras croisés.”
Et d’ajouter : “On nous prend pour des extrémistes cinglés [pour oser manifester contre la guerre].”
D’après les derniers sondages en Israël, 92,5 % de la population soutient l’opération Lion rugissant, rapporte Middle East Eye, qui évoque quelques timides initiatives de la société civile, dont une lettre ouverte adressée par 80 organisations juives et arabes au président américain, appelant à mettre fin à “une guerre dont les objectifs sont irréalisables et qui manque de stratégie de sortie claire”.
Mais le média dit craindre que celle-ci reste lettre morte, alors que la mobilisation populaire reste très marginale et que l’opposition politique à Nétanyahou “défend des positions encore plus bellicistes”.
Source : www.courrierinternational.com

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