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20 mars 2026Quatre ans après l’assassinat d’Yvan Colona à la prison d’Arles, le parquet requiert un procès contre un détenu radicalisé
Le militant indépendantiste corse et assassin du préfet Erignac est mort à la prison d’Arles. Quatre ans après, le parquet demande un procès contre le détenu qui l’avait violemment agressé.
Il était classé comme un détenu particulièrement signalé, en raison de sa « grande dangerosité » et son « instabilité » selon les éléments d’enquête. Franck Elong Abé, soupçonné d’avoir mortellement blessé Yvan Colonna devra-t-il comparaître dans un procès ? C’est en tout cas le souhait du parquet.
Ces réquisitions de mise en accusation de Franck E., 39 ans, devant la cour d’assises spécialement composée, ont été rendues le 20 février, a précisé le parquet national antiterroriste à l’AFP.
À l’époque des faits, Franck Elong Abé purgeait plusieurs peines, dont une de neuf ans d’emprisonnement pour association de malfaiteurs terroriste, et était libérable en décembre 2023.
Le 2 mars 2022 il avait violemment agressé Yvan Colonna dans la salle de sport de l’établissement. Grièvement blessé lors de l’agression, l’indépendantiste avait été transféré dans un hôpital marseillais, où il est décédé le 21 mars 2022, des suites de ses blessures.
Lors de ses premiers interrogatoires, Franck Elong Abé avait expliqué s’en être pris à Yvan Colonna parce qu’il aurait blasphémé contre le prophète Mahomet. Il avait affirmé avoir « agi seul », « pour le compte d’aucun groupe ».
Dans un courrier rédigé le 14 février 2024 et versé au dossier d’instruction, l’homme mis en examen pour l’assassinat d’Yvan Colonna revient sur sa position initiale. Il dit avoir été manipulé et pointe notamment le rôle de la DGSI et de l’État. La lettre oscille entre propos structurés et d’autres plus confus est à prendre avec précaution, ont estimé les experts psychiatriques.
Une commission d’enquête parlementaire sur les conditions de cette agression mortelle a pointé, dans un rapport publié en mai 2023, de « graves défaillances » dans l’appréciation de la dangerosité de M. Abé, une « rigueur » excessive du traitement carcéral infligé à Yvan Colonna et des « dysfonctionnements » d’ordre général dans l’établissement pénitentiaire. Une enquête préliminaire avait été ouverte puis classée sans suite par le parquet de Tarascon en octobre 2025.
Source : www.franceinfo.fr

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