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20 mars 2026TEMOIGNAGE. « Malgré tout, nous continuons à vivre » : face à la guerre, ces Iraniens s’apprêtent à fêter le Nouvel An persan
Fête la plus populaire de l’année, Norouz est toujours très attendue par les Iraniens, qui le célèbrent vendredi, alors que leur pays est en guerre.
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Les Iraniens espèrent un peu de répit. Après 21 jours de guerre au Moyen-Orient, ils se préparent à célébrer, vendredi 20 mars, Norouz, le Nouvel An persan, qui marque l’arrivée du printemps et de la nouvelle année. Il est suivi d’une dizaine de jours de vacances. Selon Shirin, une étudiante habitant à Téhéran, jointe par franceinfo, l’atmosphère y est quelque peu surréaliste.
Pour Norouz, l’une des traditions est le grand ménage de printemps / « Nous nettoyons la maison, nous arrosons les fleurs du jardin qui viennent de bourgeonner. Et pour sentir le parfum de la fête du Nouvel An, nous laissons les fenêtres ouvertes », décrit Shirin qui a passé la journée à secouer les tapis en famille.
Mais ouvrir les fenêtres signifie aussi être plus exposé aux bombardements, chaque jour plus intenses, explique la jeune femme. Elle glisse se sentir plus en sécurité quand elles sont fermées : « Nous avons collé du ruban adhésif sur les vitres pour les consolider et nous installons des rideaux épais pour nous protéger des éclats. Nous avons déplacé nos lits loin des fenêtres et des murs extérieurs. »
Mais ce nouvel An est marqué par la frugalité : de nombreux Iraniens ont perdu leurs salaires avec la guerre. Les tables seront donc moins garnies cette année, d’autant qu’avec l’inflation, un kilo de viande coûterait l’équivalent de 200 euros en France. Mais Shirin est allée faire les courses dans son quartier et a été surprise de voir du monde. « Malgré tout, nous continuons à vivre, souligne-t-elle. C’est cela l’Iran d’aujourd’hui : un peuple qui se tient à un pas de la mort, et qui, de toutes ses forces, se bat pour rester en vie. » L’étudiante se raccroche aux rituels de Norouz. Comme beaucoup d’Iraniens, elle laisse germer des graines de blés dans un petit bol : des pousses vert tendre symbolisent la renaissance.
Même sentiment dans le petit bazar de Téhéran, dans le nord de la capitale : la situation n’est pas la même que les années précédentes. Les clients sont peu nombreux, mais ceux qui sont venus faire de petites courses, malgré la guerre, veulent rester optimistes. C’est le cas de Mahsa et de sa mère Farideh venues acheter des fleurs : « Malgré tous les évènements mauvais et tristes, on crée les conditions pour avoir de bons sentiments. On dit que lorsqu’on commence une année dans un tel ou tel sentiment, le reste de l’année sera pareil. J’espère qu’on sera récompensé si on commence la nouvelle année de manière positive…« , glisse la fille.
« Bien que j’éprouve beaucoup de tristesse, que je me sens mal et que la situation cette année est très mauvaise, car nous avons perdu nos proches, nous n’avons pas le choix, nous devons continuer. Nous devons garder espoir. Nous ne pouvons rien faire de plus« , précise la mère.
Beaucoup disent espérer la fin de la guerre, une situation stable et une vie normale, tout en craignant une nouvelle dégradation de la situation.
Source : www.franceinfo.fr

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