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20 mars 2026Victoires de la musique classique 2026 : ce qu’il faut savoir sur la 33e édition, à suivre en direct, ce soir, sur France 3 et France Musique
Après les Victoires de la musique le 13 février qui ont vu le triomphe de la « Boss lady » Theodora, place au classique vendredi 20 mars. Présentée par l’humoriste et chroniqueur Alex Vizorek et le producteur à France Musique Clément Rochefort, la soirée est retransmise en direct sur France 3 et France Musique à partir de 21h. Que réserve cette 33e cérémonie, quels en seront les temps forts ? Quels sont les artistes invités ? Et comment se présente la compétition ? Franceinfo vous résume tout ce qu’il faut savoir sur les Victoires de la musique classique 2026.
Les premières Victoires classiques en Bretagne
Pour la première fois de son histoire, la cérémonie pose ses valises en Bretagne, au Quartz de Brest, avec l’Orchestre national de Bretagne placé sous la direction de Nicolas Ellis.
Et c’est avec des enfants du Conservatoire de Brest et des danseurs de sa compagnie que Mehdi Kerkouche déroulera sa séquence chorégraphique qui ouvre la cérémonie, mêlant l’univers hip-hop à celui du classique. Autre présence bretonne, celle de l’Ensemble Matheus, basé à Brest depuis sa création il y a 35 ans. Fondé et dirigé par le claveciniste et chef d’orchestre Jean-Christophe Spinosi, il apportera la touche baroque de la soirée.
Une Victoire d’honneur à Bryn Terfel
Une Victoire d’honneur est remise cette année au baryton-basse gallois Bryn Terfel pour l’ensemble de sa carrière. Colosse à l’impressionnante présence scénique, encensé par la critique et le public, c’est une véritable star. Parmi ses rôles fétiches, celui de Leporello de Don Giovanni qui l’a révélé, Faust chez Gounod, Falstaff chez Verdi, et un Scarpia (Tosca) particulièrement maléfique chez Puccini.
Impressionnant parcours, celui de Bryn Terfel : issu d’une famille de fermiers gallois – et fier de son milieu d’origine – il a été anobli par la reine Elisabeth II en 2017. Mieux, en 2023 il a été choisi parmi les artistes participant à la cérémonie de couronnement du roi Charles III à l’Abbaye de Westminster, où il a interprété un kyrie en gallois, composé par son compatriote Paul Mealor.
L’homme se dit d’ailleurs toujours autant attiré par la nature et sa culture locale, un « terreau de bardes et de légendes », comme il aime l’appeler. Aux Victoires classiques, il nous réserve une performance toute empreinte de l’héritage gaélique.
Les sœurs Labèque parmi les invités
Les Victoires vont également célébrer un duo mythique, celui des sœurs Katia et Marielle Labèque. Cinquante ans qu’elles sont une boussole dans l’art du piano en duo, à quatre mains ou à deux pianos, explorant un répertoire allant du baroque au minimalisme américain, sans oublier leurs collaborations avec la pop, de Madonna à Elton John, en passant par Sting ou Tina Turner.
Parmi les autres invités, notons la présence d’un autre baryton gallois qui aimerait suivre les traces de Bryn Terfel : Steffan Lloyd Owen, lauréat des concours Paris Opéra et Joseph Palet en 2025. Et puis celle d’un mandoliniste français, également chef et compositeur, Vincent Beer-Demander. Le musicien est déjà connu pour ses collaborations avec Vladimir Cosma et un certain Lalo Schifrin…
La musique de jeux vidéo à l’honneur
Nouveauté de cette année, les Victoires classiques font entendre une musique de jeux vidéo, la bande originale du jeu Clair-Obscur qui a cumulé des centaines de millions d’écoutes. Composée par le Français Lorien Testard et portée par la voix lyrique d’Alice Duport-Percier, elle mêle piano, violon et guitare électrique dans des tonalités tour à tour jazz, metal et classiques.
Un des piliers narratifs de ce jeu de rôle inspiré du Paris de la Belle Epoque, la BO a clairement participé au succès de Clair-Obscur qui a été sacré le 5 mars meilleur jeu vidéo français de l’année lors de la 7e cérémonie des Pégases, après la récompense équivalente obtenue aux Game Awards à Los Angeles.
Une compétition 2026 très féminine
Cette année, sur les seize artistes nommés, douze sont des femmes. Certaines catégories sont entièrement féminines. Ainsi la catégorie Soliste instrumental met en compétition la violoncelliste Astrig Siranossian – dont un disque hommage à Nadia Boulanger nous avait particulièrement séduit – , la percussionniste Adelaïde Ferrière, découverte lors de sa Victoire révélation en 2017, et enfin la pianiste Vanessa Wagner qui navigue de tout temps avec élégance entre les répertoires, de Mozart à Philip Glass.
Autre catégorie 100% féminine, celle des Révélations lyriques (deux sopranos, Lucie Peyramaure et Tamara Bounazou, face à la mezzo Léontine Maridat-Zimmerlin). Plus rare, deux compositeurs nommés sur trois sont des femmes, Édith Canat De Chizy, autrice d’une imposante œuvre musicale, et l’Italienne Clara Iannotta, en lice avec un autre Italien, Francesco Filidei, au parcours passionnant notamment depuis son opéra L’Inondation. Dans la catégorie Révélation chef d’orchestre, à noter également qu’une femme, Alizé Léhonque, est nommée et déjà lauréate car seule en lice.
Trois grandes voix de la scène française se disputent enfin la Victoire de l’artiste lyrique. La première est le ténor Stanislas de Barbeyrac qui, il y a quelques mois, a embrassé le rôle de Siegmund dans la nouvelle production de La Walkyrie de Wagner à l’Opéra de Paris, confirmant un changement de répertoire préparé depuis quelques années. Deuxième grande voix, la soprano Julie Fuchs, dont le dernier disque, Je te veux, offre une libre flânerie musicale dans le Paris du début du XXe siècle, aux côtés d’Erik Satie ou d’Emmanuel Chabrier, et même de Germaine Tailleferre et de Cécile Chaminade, compositrices jusqu’ici plutôt oubliées du répertoire. Hasard du calendrier, elles ont été convoquées par l’autre soprano en lice, troisième grande voix de la compétition, Sabine Devieilhe, dans le programme du récital proposé depuis quelques mois en tournée avec le pianiste Mathieu Pordoy. On ne peut que saluer la démarche des deux sopranos.
Les nommés par catégorie :
Les nommés Soliste instrumental
. Adelaïde Ferrière, percussions
. Astrig Siranossian, violoncelle
. Vanessa Wagner, piano
Les nommés Artiste lyrique
. Stanislas De Barbeyrac, ténor
. Sabine Devieilhe, soprano
. Julie Fuchs, soprano
Les nommés Compositeur/trice
. Édith Canat De Chizy, L’ombre
. Francesco Filidei, Il nome de la rosa
. Clara Ianotta, Strange bird, no longer navigating by a star
Les nommés Enregistrement
. Ein Deutsches Requiem – Johannes Brahms, Harmonia Mundi Musique
. Te Deum Pour Notre-Dame – Thierry Escaich, Alpha Classics
. Une quête d’infini – Marie Jaëll, La Boîte à Pépites
Les nommés Révélation, soliste instrumental
. Julien Beautemps, accordéon
. Arielle Beck, piano
. Léo Ispir, violoncelle
Les nommés Révélation, artiste lyrique
. Tamara Bounazou, soprano
. Léontine Maridat-Zimmerlin, mezzo-soprano
. Lucie Peyramaure, soprano
Lauréat Révélation, chef d’orchestre
. Alizé Léhon
Source : www.franceinfo.fr

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