
A Prague, la tournée nocturne des bars bientôt interdite
21 mars 2026
La première victime de la guerre de Trump en Iran était la vérité
21 mars 2026« C’est un beau métier ! » : opération « Usine ouverte » à la confiserie Kubli pour attirer de potentielles recrues
Analyse : L’équipe de rédaction a sélectionné les éléments clés à retenir.
L'équipe éditoriale a étudié « « C’est un beau métier ! » : opération « Usine ouverte » à la confiserie Kubli pour attirer de potentielles recrues » et partage son avis.
Éléments à garder en tête
Attirer du monde et susciter des vocations, c’est l’objectif de la deuxième édition des Journées « Usines ouvertes » qui se terminent samedi 21 mars. L’événement a lieu partout depuis vendredi en France, dans plus de 500 sites. Exemple à Kubli, l’une des dernières confiseries traditionnelles du pays. Elle se situe à Morangis, dans l’Essonne.
Publié
Temps de lecture : 2min
Les parfums de miel, d’agrumes et de fruits rouges des berlingots embaument jusque dans la cour de l’usine Kubli, une petite entreprise de 25 salariés. Une vingtaine de demandeurs d’emploi s’y presse, venus visiter la confiserie à l’occasion des journées Usines ouvertes.
« Bienvenue dans le monde du sucre ! », lance la guide. Charlotte sur la tête et blouse sur le pull, Simon fait partie de la file. Il a 30 ans et cherche du travail depuis huit mois. « C’est très dur, confie-t-il. Il n’y a pas beaucoup de places pour beaucoup de demandes. C’est la guerre ». Simon a été facteur pendant huit ans. Et quand on lui demande dans quoi il cherche, il répond, lassé : « peu importe ».
C’est Valérie qui fait visiter l’entreprise au petit groupe. Derrière elle, une grosse pâte orange, malaxée à la main, « un ruban de sucre chaud », décrit Valérie. Un peu plus loin, les berlingots sont refroidis puis découpés en petit cubes, avant de tomber dans de grands bacs, réceptionnés par Ahmed, opérateur à Kubli depuis 15 ans. « Ça c’est de la violette », montre-t-il.
« On est uniques en France, presque des artistes. »
Ahmed, opérateur à la confiserie Kublià franceinfo
Preuve de cet art dont parle Ahmed, l’usine a été labellisée Entreprise du patrimoine vivant en 2016, un label qui reconnaît un savoir-faire rare. « Franchement c’est sympa », commente Simon séduit, qu’on retrouve au premier rang, devant une turbine. « C’est plus artisanal que ce que je pensais. C’est un beau métier », commente-t-il, enthousiaste.
Des profils comme Simon sont intéressants et importants aux yeux d’Ahmed pour préserver ce savoir-faire car recruter est compliqué. « C’est rare de trouver des gens qui font un travail comme ça parce que c’est dur, explique-t-il. C’est un travail physique, dans le chaud. Surtout en été, c’est compliqué ». Gilles Duault, le directeur de la confiserie, fait ce constat chaque année.
« Notre moyenne d’âge, c’est 51 ans. Pour nous, les départs en retraite, c’est un drame parce que c’est un savoir-faire qui s’en va. »
Gilles Duault, directeur de l’usine Kublià franceinfo
« Il va absolument falloir former de nouveaux confiseurs, des nouveaux techniciens et ça, ce n’est pas simple », s’inquiète-t-il. Car les jeunes restent moins longtemps qu’avant à l’usine et veulent être bien payés. « Le salaire, c’est la première motivation, comprend Gilles Duault. Évidemment, on est nettement au-dessus du Smic puisqu’on paye sur 13 mois, mais on n’est pas dans une industrie qui a une grosse rémunération. Avec ce qui se passe au Moyen-Orient, on n’est pas du tout à l’abri d’une nouvelle inflation sur le sucre et sur l’énergie. Donc on est obligés d’être très vigilants sur les augmentations de salaire. C’est vraiment un sujet qui nous freine dans notre politique d’embauche ». Des difficultés que ces journées « Usines Ouvertes » aideront peut-être à soulager, espère l’entreprise.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet de mises à jour régulières par nos journalistes.

9999999/2026/03/21/maxnewsspecialtwo169402-69be766fa59dd974550953.jpg?w=1200&resize=1200,480&ssl=1)
