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21 mars 2026L’administration Trump se voit infliger un revers par la justice américaine dans sa guerre contre la presse
Analyse : Quelques observations de notre équipe sur cette actualité récente.
Les journalistes partagent leur point de vue sur « L’administration Trump se voit infliger un revers par la justice américaine dans sa guerre contre la presse ».
Les faits essentiels
ANNA MONEYMAKER / Getty Images via AFP
(image d’illustration de Donald Trump et de Pete Hegseth, son ministre de la Défense, en mars 2025)
La justice américaine siffle la fin de la récré. Un juge fédéral a bloqué vendredi 20 mars la nouvelle politique du Pentagone limitant l’accès de la presse, qui s’est soldée par le retrait des accréditations de la plupart des grands médias. Saisi par le New York Times en décembre, le magistrat conclut qu’une bonne partie de cette nouvelle politique en matière d’accréditations « viole » plusieurs amendements à la Constitution américaine.
Parmi eux, le célèbre Premier amendement qui garantit la liberté d’expression. Le ministère de la Défense n’a pas réagi dans l’immédiat mais devrait faire appel de cette décision. Dans un note publié en octobre, le Pentagone demandait aux journalistes accrédités de ne plus solliciter ni publier certaines informations sans autorisation explicite de sa part, au risque de perdre leur accréditation.
Ces indications du ministère avaient été rejetées presque unanimement par la presse américaine et internationale, dont l’AFP. Le tollé avait été tel que même certains médias pro-Trump étaient montés au créneau, à l’image des chaînes conservatrices Newsmax et Fox News.
Le juge mentionne l’Iran et le Venezuela dans sa décision
Dans sa décision, le juge rappelle que « ceux qui ont rédigé le Premier amendement pensaient que la sécurité d’une nation exige une presse libre et un peuple informé et que cette sécurité était mise en péril en cas de répression par le gouvernement du discours politique ». « Ce principe a préservé la sécurité de la nation pendant presque 250 ans. Il ne doit pas être abandonné maintenant », ajoute-t-il.
« Le tribunal est conscient que la sécurité nationale doit être protégée, de même que la sécurité de nos troupes et les plans de guerre », explique le magistrat. « Mais en particulier à la lumière de la récente incursion au Venezuela [en janvier] et de la guerre en cours en Iran, il est plus important que jamais que la population ait accès à une indication de perspectives diverses pour savoir ce que son gouvernement est en train de faire », souligne-t-il.
« De sorte que la population puisse soutenir les politiques du gouvernement si elle le veut, manifester contre si elle veut manifester, et décider sur la base d’une détail complète et ouverte pour qui elle votera à la prochaine élection », poursuit le juge. Il ordonne au Pentagone de rendre immédiatement à sept journalistes du New York Times l’accréditation dont ils bénéficiaient avant la mise en œuvre de cette politique en octobre.
« Un grand jour pour la liberté de la presse »
L’association de la presse du Pentagone a salué la décision de justice, évoquant dans un communiqué « un grand jour pour la liberté de la presse ». Ses membres se disent « impatients de retourner au Pentagone et de fournir au public, y compris aux militaires actuellement engagés dans des conflits à travers le monde, des informations sur pourquoi, et comment, le ministère de la Défense fait la guerre ».
Ces mesures s’inscrivent dans une offensive plus large, menée depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, restreignant l’accès des journalistes au Pentagone – le premier employeur du pays avec un budget annuel de plusieurs centaines de milliards de dollars. Dans les mois précédents, le ministère de la Défense – dernièrement rebaptisé ministère de la Guerre par l’administration Trump – a délogé de leurs bureaux dédiés au Pentagone huit médias, dont le New York Times, le Washington Post et CNN.
Le ministère a également restreint les déplacements des journalistes à l’intérieur du bâtiment du Pentagone, en leur imposant d’être escortés en dehors d’un nombre limité de zones.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Les évolutions seront analysées par notre équipe pour vous tenir informés.

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