
« J’ai vu le diable » : la capitale brésilienne des ovnis fête les 30 ans de la « rencontre avec des extraterrestres » | La vie extraterrestre
21 mars 2026
Guerre au Moyen-Orient : Les Etats-Unis et Israël frappent le site nucléaire iranien de Natanz
21 mars 2026Analyse : Notre équipe propose une synthèse rapide et concise.
Selon notre équipe, l'article intitulé « l’Europe est-elle désormais à portée des frappes de Téhéran ? » mérite un regard attentif.
Éléments à garder en tête
Le test d’un missile Khorramshahr-4, le 25 mai 2023, en Iran. – / AFP
S’abonner
Selon les informations du quotidien new-yorkais « Wall Street Journal », qui cite plusieurs responsables américains, l’Iran a ciblé vendredi 20 mars au matin la base américano-britannique de Diego Garcia, dans l’océan Indien, avec deux missiles balistiques de portée intermédiaire (IRBM). Selon ces responsables, dont l’un a confirmé l’information à la chaîne CNN, l’un des missiles a échoué en vol en raison d’un problème technique inconnu, tandis que l’autre aurait été intercepté par un destroyer américain équipé d’un missile SM-3.
Cette interception n’a pas été officiellement confirmée par l’armée américaine, mais le ministère britannique de la Défense a dénoncé ce qu’il qualifie d’« attaques imprudentes de l’Iran ». Une source officielle britannique confirme également à l’AFP que l’Iran a tenté de frapper la base « sans succès ». L’agence de presse iranienne Mehr rapporte enfin ce samedi que les missiles visaient « la base militaire des oppresseurs à Diego Garcia ». La base aérienne accueille notamment des bombardiers américains à longue portée. Une cible qui « constitue une étape importante de la part de la République islamique d’Iran dans la menace qu’elle fait peser sur les intérêts des États-Unis et de leurs alliés au-delà des frontières de l’Asie occidentale », affirme Mehr.
Le Royaume-Uni a annoncé vendredi qu’il autorisait les Etats-Unis à utiliser deux de ses bases militaires, celle de Fairford dans le sud-ouest de l’Angleterre et celle de Diego Garcia dans l’océan Indien, afin de mener des opérations « défensives » contre l’Iran, « visant à neutraliser les sites de missiles et les capacités utilisés pour attaquer les navires ». Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a aussitôt accusé le Premier ministre Keir Starmer de mettre « des vies britanniques en danger en autorisant l’utilisation » de ces bases, ajoutant que l’Iran « exercerait son droit à la légitime défense ».
A noter que les tirs de missiles auraient eu lieu avant l’annonce du gouvernement britannique, comme l’affirme ce dernier à l’AFP. Mais c’est une autre information qui retient surtout l’attention : la base de Diego Garcia est située à presque 4 000 kilomètres du territoire iranien, soit près de deux fois la portée estimée des missiles Khorramshar-4.
Des Khorramshahr allégés ?
Fer de lance de l’arsenal de la force aérospatiale des Gardiens de la révolution, le missile Khorramshahr, qui en est actuellement à sa quatrième génération, est un missile balistique à têtes multiples dévoilé en 2017. Sa portée théorique est estimée entre 2 000 et 3 000 kilomètres, ce qui lui permet d’atteindre le territoire d’Israël, mais certains experts le suspectent depuis des années de pouvoir dépasser ce chiffre.
« Cela pourrait s’expliquer par l’utilisation d’une version à charge militaire allégée du Khorramshar-4, qui emporterait habituellement une charge d’une tonne. Plus la charge utile est faible, plus le missile va loin », imagine Etienne Marcuz, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS). Une hypothèse qui impliquerait « des effets militaires à l’impact significativement moindre, mais surtout une précision très faible à l’arrivée », ajoute sur X ce spécialiste de la dissuasion nucléaire, pour qui « il s’agit surtout d’une démonstration de force, d’un signal politique montrant que l’Iran a encore des capacités secrètes. »
« Si cela se confirme, c’est un signal stratégique majeur », commente Elizabeth Sheppard Sellam, chercheuse en sécurité internationale à l’université de Tours. « Cela place potentiellement presque toute l’Europe, jusqu’à la France et au Royaume-Uni, dans son rayon d’action. » Paris se trouve en effet à 3 500 km du sol iranien, Londres à 3 700. Mais Etienne Marcuz veut couper court à tout « alarmisme inutile » : « D’une part, l’Iran a bien d’autres cibles à traiter. D’autre part, la probable très faible précision ainsi que le faible nombre de vecteurs disponibles font que ces IRBM ne constituent pas une véritable menace autre que psychologique », estime le chercheur. Le message a en tout cas résonné jusqu’en Europe de l’Ouest.
Source : www.nouvelobs.com
Conclusion : Nous continuerons de surveiller cette situation pour vous informer.

9999999
