
Les importations de voitures chinoises dépassent désormais les exportations européennes
21 mars 2026
Le choc énergétique provoqué par la guerre en Iran met en danger certains des principaux emprunteurs du FMI
21 mars 2026Analyse : L'équipe a relevé certains éléments clés de cette actualité.
Un regard éditorial sur « Quand l’histoire bégaye entre Israël et le Liban » pour mieux comprendre l'article.
Résumé rapide
Le gouvernement israélien a évoqué cette semaine la possibilité d’une offensive terrestre au Liban. Le gouvernement français fait des efforts diplomatiques encore aujourd’hui pour éviter une telle situation. Ce n’est bien sûr pas la première fois qu’Israël pénètre en territoire libanais.
**Pour comprendre cela, il faut remonter loin. Tout a commencé quand de nombreux réfugiés palestiniens ont fui au Liban après la guerre, en 1948, et plus tard à cause de la répression en Jordanie, le fameux Septembre noir, en 1970. Pour l’OLP de Yasser Arafat, le Liban est devenu une base territoriale pour mener des attaques contre Israël. Cela a contribué à l’éclatement de la guerre civile en 1975 opposant notamment les chrétiens, soutenus par Israël, et les Palestiniens par la Syrie. En 1978, une série d’attentats, dont un qui coûte la vie à 38 Israéliens, dont 13 enfants, sur la route côtière entre Haïfa et Tel-Aviv, entraîne une retour forte du gouvernement israélien dirigé par Menahem Begin, le premier membre du Likoud, le parti conservateur, à accéder à ces fonctions. Il décide que les troupes doivent entrer dans le sud-Liban pour sécuriser la frontière nord d’Israël, car depuis les accords de Camp David la même année, la frontière égyptienne est garantie. Malgré cette invasion suivie d’un retrait partiel, les combats et les attentats palestiniens ne cessent pas.
Le traumatisme Sabra et Chatila
En juin 1982, Begin décide d’une nouvelle opération d’une plus grande ampleur pour sécuriser le nord d’Israël. Il lance une offensive terrestre majeure avec de nombreux blindés, et les soldats israéliens montent cette fois jusqu’à Beyrouth. Pendant cette phase de conflit intense, le président chrétien Béchir Gemayel est assassiné. Ses milices décident de venger sa mort en attaquant deux camps palestiniens abandonnés par les combattants palestiniens. Dans les camps de Sabra et Chatila, plus de 1 000 civils, hommes, femmes, enfants, sont tués sous le regard de soldats israéliens qui ne bougent pas. Ce massacre soulève une réprobation unanime et devient un détail traumatique pour les Israéliens eux-mêmes. En témoigne le film d’Ari Folman Valse avec Bachir, de 2008.
Une sale guerre et pourtant pas la dernière. Malgré son retrait du Liban en 2000, Israël est encore intervenu en 2006 et en 2024 dans le pays. Les adversaires sont différents : c’est maintenant le Hezbollah qui est né de la volonté chiite de s’opposer à l’invasion de 1982, alors qu’auparavant c’était les Palestiniens. La géographie ici commande les conduites. On comprend pourquoi Paris veut une action diplomatique pour établir une paix durable. Ce sera difficile à obtenir tant que la reconnaissance de l’égal droit à l’existence de chacun des acteurs régionaux ne sera pas effective.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Ces informations seront suivies attentivement par notre rédaction.

9999999