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L'équipe éditoriale a étudié « qu’est-ce que le site nucléaire iranien de Natanz, ciblé les États-Unis et Israël? » et partage son avis.
Ce qu'il faut retenir
Déjà frappé en juin dernier lors de la guerre des 12 jours, ce site nucléaire est considéré comme la plus grande usine d’enrichissement d’uranium du pays. Les installations construites en souterrain inquiètent Israël et son allié américain.
Le cœur du programme nucléaire iranien ciblé. Ce samedi 21 mars, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a appelé à « la retenue militaire afin d’éviter tout risque d’accident nucléaire » après avoir été informée par l’Iran que le site nucléaire de Natanz avait été attaqué. Dans un communiqué, l’Organisation iranienne de l’énergie atomique a indiqué que les États-Unis et Israël y ont mené des frappes.
Le programme nucléaire de l’Iran comporte plusieurs sites qui ont permis son développement rapide. Le site de Natanz, situé à environ 250 kilomètres au sud de Téhéran, avait déjà été ciblé par des bombardements en juin lors de la guerre des 12 jours.
Plus de 10.000 centrifugeuses enfouies sous terre
Selon les informations disponibles, Natanz est le plus grand site d’enrichissement d’uranium d’Iran. Son existence a été révélée au début des années 2000 par des opposants iraniens en exil. En 2010, l’Iran a officiellement annoncé avoir commencé à produire de l’uranium enrichi à 20% sur le site de Natanz.
Protégée par des batteries antiaériennes, des clôtures et les Gardiens de la révolution paramilitaires iraniens, l’installation s’étend sur 2,7 kilomètres carrés dans le plateau central aride du pays, rapportait AP en 2023. Surtout, le site compte deux bâtiments, l’un souterrain, l’autre en surface, avec de nombreux halls souterrains creusés profondément sous terre et protégés par du béton armé pour résister aux attaques aériennes.
Les deux bâtiments comprennent un total de près de 70 cascades de centrifugeuses – soit plus de 10.000 de ces machines utilisées pour enrichir l’uranium. Selon l’AIEA, à Natanz, l’Iran produit de l’uranium enrichi à 60%, niveau proche du seuil de 90% requis pour la fabrication d’une bombe atomique.
Uranium enrichi à 60%
En juin dernier néanmoins, des bombardements israéliens et américains avait visés le site de Natanz. Israël avait affirmé avoir déjà détruit sa « principale installation » aux premiers jours de son offensive. Le président de l’AIEA Rafael Grossi avait déclaré que « la partie en surface de l’usine pilote d’enrichissement, où l’Iran produisait de l’uranium enrichi à 60%, (avait) été détruite ».
L’AIEA estimait en juin que l’Iran possédait plus de 400kg d’uranium enrichi à 60%, une quantité qui rapprochait Téhéran de la capacité à produire une arme nucléaire. C’est pourquoi le site d’enrichissement d’uranium de Natanz reste dans le viseur d’Israël et des États-Unis.
Des sites cachés?
D’autant plus que l’incertitude autour du programme nucléaire iranien demeure. L’Iran possède un « nouveau site entièrement construit et situé dans un endroit sûr et invulnérable », avait affirmé Mohammad Eslami, directeur de l’Organisation de l’énergie atomique en Iran, le 12 juin, la veille du déclenchement de l’opération israélienne contre les sites militaires et nucléaires iraniens.
« Dès que l’installation et la configuration de la centrifugeuse seront terminées, l’enrichissement commencera », avait ajouté Mohammad Eslami. Cette déclaration avait été condamnée par l’AIEA pour manquement à ses obligations de transparence au titre du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.
Selon des analystes, un site serait caché sous le Kuh-e Kolang Gaz La (la « montagne de la pioche »), qui culmine à 1.600m d’altitude et se situe au sud du site nucléaire de Natanz. Cette usine cachée permettrait à l’Iran d’enrichir rapidement de l’uranium sous la protection de la montagne.
Ce sont toutes ces installations souterraines qui ont conduit les États-Unis à créer la bombe anti-bunker GBU-57, capable de pénétrer à au moins 60 mètres de profondeur avant d’exploser, selon l’armée américaine.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Cette situation sera observée de près par nos journalistes.

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