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21 mars 2026Terres rares: la guerre en Iran révèle la dépendance stratégique des États-Unis à la Chine
Analyse : L’équipe de rédaction a sélectionné les éléments clés à retenir.
Un regard de nos journalistes sur l'article « Terres rares: la guerre en Iran révèle la dépendance stratégique des États-Unis à la Chine ».
Ce qu’il est utile de savoir
La guerre en Iran met en lumière une dépendance stratégique souvent invisible : celle des États-Unis aux terres rares chinoises. Essentielles à la fabrication d’armes de pointe, ces ressources donnent à Pékin un levier discret, mais bien réel, dans les équilibres militaires et diplomatiques. À l’approche d’une possible visite de Donald Trump en Chine, ces minerais pourraient peser lourd dans les discussions.
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De notre correspondante à Pékin,
Les terres rares regroupent 17 métaux indispensables aux technologies contemporaines. Dans le domaine militaire, elles sont utilisées dans la fabrication des radars, des systèmes de guidage de missiles, des moteurs ou encore des aimants haute performance.
Sans ces matériaux, il devient impossible de produire ou de renouveler une grande partie de l’armement avancé. Leur rôle est souvent invisible, mais absolument central dans les systèmes militaires les plus sophistiqués.
Une domination chinoise construite sur plusieurs décennies
La Chine contrôle environ 70% de la production mondiale de terres rares, mais surtout près de 90% du raffinage, qui constitue l’étape la plus complexe et la plus stratégique.
Depuis plusieurs décennies, Pékin a investi massivement dans l’ensemble de la chaîne de valeur, de l’extraction à la transformation. Cette stratégie industrielle de long terme lui permet aujourd’hui de peser directement sur l’accès à ces ressources et d’imposer ses conditions au marché mondial.
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Une dépendance critique pour les États-Unis
Les États-Unis importent une large majorité de leurs terres rares depuis la Chine, notamment pour les éléments les plus critiques comme le dysprosium et le terbium. Ces deux métaux sont particulièrement précieux, car ils permettent de fabriquer des aimants capables de résister à de très hautes températures, indispensables dans les missiles, les radars ou encore certains systèmes de propulsion.
Or, pour ces terres rares dites « lourdes », il n’existe quasiment pas d’alternative immédiate en dehors de la Chine. Cette situation crée une vulnérabilité directe pour l’industrie de défense américaine, qui dépend de chaînes d’approvisionnement sur lesquelles elle n’a qu’un contrôle limité.
Un levier indirect sur la durée du conflit
À court terme, cette dépendance n’empêche pas les opérations militaires. Les stocks américains permettent de soutenir plusieurs mois d’engagement, et les capacités actuelles restent suffisantes pour mener les frappes en cours au Moyen-Orient.
Mais à moyen terme, la question du réapprovisionnement devient centrale. Dans un conflit moderne, la consommation de munitions est rapide et continue. Si la Chine décidait de restreindre davantage ses exportations, cela pourrait ralentir la production de nouvelles armes, compliquer le remplacement des stocks et faire grimper les coûts.
Pékin dispose ainsi d’un levier indirect : non pas sur les opérations immédiates, mais sur leur durée, leur intensité et sur la capacité des États-Unis à soutenir un effort militaire dans le temps.
Une dépendance difficile à réduire
Washington tente de diversifier ses approvisionnements, notamment en se tournant vers des partenaires comme l’Australie ou en relançant sa propre production. Mais reconstruire une filière complète – de la mine au raffinage – est un processus long, coûteux et techniquement complexe. Selon de nombreux experts, il faudra au moins une décennie pour réduire significativement la dépendance à la Chine.
Les terres rares sont devenues un instrument de puissance à part entière. Pour Pékin, elles représentent un moyen de peser dans les négociations commerciales et stratégiques. Pour Washington, elles incarnent un indication de fragilité qu’il devient urgent de corriger.
Dans ce contexte, ces ressources pourraient s’imposer comme un sujet central lors des prochains échanges entre Donald Trump et Xi Jinping, au croisement des enjeux militaires, industriels et diplomatiques.
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Source : www.rfi.fr
Conclusion : Cette situation sera suivie de près par notre rédaction.

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