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Un regard de nos journalistes sur l'article « face au prix du carburant, cette infirmière prête à supprimer sa pause ».
Résumé à retenir
En Gironde, Emmanuelle, infirmière libérale, a dû réorganiser ses tournées et se dit prête à supprimer sa pause du midi afin de ne pas rentrer chez elle. A la clé, 32 kilomètres en moins et donc une consommation moindre de son carburant. Une situation critique et ce alors que le secteur réclame un geste du gouvernement.
Plusieurs fédérations d’infirmiers libéraux tirent la sonnette d’alarme face à la hausse des prix du carburant, qui impacte directement leur activité. Ces professionnels, qui effectuent des soins à domicile, utilisent quotidiennement leur véhicule et voient leurs charges fortement augmenter.
Le 13 mars, la Fédération nationale des infirmiers a notamment réclamé un remboursement partiel pour les infirmiers libéraux parcourant des centaines de kilomètres chaque semaine, afin de compenser des dépenses de carburant de plus en plus élevées. Actuellement, les prix de l’essence et du diesel stagnent à des niveaux très élevés, frôlant voire dépassant les 2 euros le litre, avec une hausse moyenne de 30 centimes par litre.
Au 21 mars, le gazole s’affichait à 2,089 euros le litre, le SP95 (E10) à 1,942 euro et le SP98 (E5) à 2,015 euros. Plusieurs organisations, dont le Syndicat national des infirmières et infirmiers libéraux et le collectif des infirmiers libéraux en colère, ont alerté sur cette situation.
À titre de comparaison, certains pays européens ont déjà pris des mesures. L’Espagne a abaissé la TVA sur les carburants de 21 % à 5 %, tandis que l’Italie a réduit le prix du litre de 25 centimes pour une période de 20 jours.
40 euros en plus par mois pour cette infirmière
En Gironde, Emmanuelle, infirmière libérale, a dû réorganiser ses tournées. Avant même de prendre la route, elle vérifie systématiquement sa jauge d’essence. Elle parcourt près de 120 kilomètres par jour et constate rapidement l’impact de la hausse des prix. « Ça fait entre 5 et 7 euros d’augmentation à la pompe, et j’y passe six fois par mois », explique-t-elle au micro de RMC.
Au total, cela représente près de 40 euros supplémentaires chaque mois. Pour limiter les coûts, elle regroupe désormais ses patients par secteur afin d’éviter les détours. Si les prix continuent d’augmenter, elle envisage même de supprimer sa pause du midi pour éviter un aller-retour chez elle. « On pourrait prévenir nos patients : habituellement je viens vous voir à 16 heures, là je viendrai à 13h30. Ça fait une économie de 32 kilomètres. »
Le collectif des infirmiers libéraux réclame un geste du gouvernement
Sa crainte est de ne plus pouvoir rendre visite à certains patients si les prix continuent de grimper. De son côté, Gaëlle Cannat, présidente du collectif des infirmiers libéraux en colère, appelle l’État à agir en baissant les taxes sur le carburant. « Ça paraît évident que c’est pour aller soigner les gens et la santé des Français. Je ne comprends pas que le gouvernement n’agisse pas de ce côté-là, c’est le plus grand bras de levier. » Pour le moment, le gouvernement n’a pas annoncé de mesure visant à faire baisser le prix du carburant.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Notre rédaction suivra les développements à venir et partagera des analyses.

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