
le père de Santiago remis à la France sous dix jours
22 mars 2026
une députée provoque une polémique après s’être maquillée le visage en noir
22 mars 2026Analyse : Quelques observations de notre équipe sur cette actualité récente.
Nos rédacteurs mettent en avant les points clés de « Guerre au Moyen-Orient : Trump lance un ultimatum à l’Iran, qui redouble ses menaces ».
Éléments à garder en tête
L’ultimatum fixé par Donald Trump à l’Iran prendra théoriquement fin lundi 23 mars au soir. Dans un message furieux et en lettres capitales, ce dont il est coutumier sur sa plateforme Truth Social, le président américain a sommé Téhéran de rouvrir sous 48 heures le détroit d’Ormuz. Ce couloir maritime stratégique pour l’approvisionnement mondial en hydrocarbures est bloqué par l’Iran depuis le début de la guerre, il y a trois semaines.
Si la République islamique ne se plie pas à leurs exigences, les États-Unis « frapperont et anéantiront » les centrales électriques iraniennes « EN COMMENÇANT PAR LA PLUS GRANDE ! », a prévenu Donald Trump, samedi 21 mars dans la soirée.
Les autorités iraniennes ont immédiatement répondu, menaçant en retour de viser les infrastructures « énergétiques, de technologie de l’information et de dessalement d’eau » dans la région, mais aussi de fermer complètement le détroit d’Ormuz jusqu’à ce que les centrales iraniennes qui seraient détruites soient reconstruites, a indiqué le commandement unifié des forces iraniennes, dans un communiqué publié dimanche 22 mars.
Sur le réseau social X, le président du parlement iranien menace quant à lui de considérer « des sites énergétiques et pétroliers dans toute la région […] comme des cibles légitimes » et de les détruire « de manière irréversible » si des infrastructures de son pays sont à nouveau touchées. Mohammad Bagher Ghalibaf souligne que de telles attaques feraient augmenter « de manière durable » les prix du pétrole.
Ces derniers ont déjà recommencé à monter à la suite des premières attaques d’Israël, mercredi 18 mars, contre des infrastructures gazières iraniennes, puis de la riposte de Téhéran sur des installations pétrolières et gazières des pays du Golfe. Interrogé par la chaîne chinoise CGTN, le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, prévient qu’un conflit qui durerait « plus de six mois » au Moyen-Orient provoquerait de « vrais impacts » sur les économies mondiales, qui « en souffriront » toutes.
Concernant le détroit d’Ormuz, une vingtaine de pays, principalement européens, dont la France, et comptant aussi le Japon, le Canada et les Émirats arabes unis se sont dits « prêts à contribuer aux efforts appropriés visant à garantir la sécurité du passage dans le détroit ».
Le péril nucléaire
La guerre, débutée le 28 février, entre dans une « phase périlleuse », avertit Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), inquiet face à « toute action susceptible de déclencher des incidents nucléaires ». Selon lui, « les attaques visant des sites nucléaires constituent une menace croissante pour la santé publique et la sécurité environnementale ».
Samedi soir, l’Iran a lancé deux attaques destructrices sur le sud d’Israël, dont une sur la ville de Dimona, où se situe le principal centre de recherche nucléaire du pays. L’armée israélienne a confirmé à l’Agence France-Presse « un incidence direct de missile » à cinq kilomètres de son site de recherche et fait état d’une trentaine de blessés. À la suite de ces frappes, le premier ministre Benjamin Netanyahu a promis qu’Israël « viserait personnellement » les dirigeants de la République islamique, et plus particulièrement les Gardiens de la révolution, membres de son corps d’élite.
Quelques heures plus tôt, une frappe avait visé le complexe nucléaire iranien de Natanz, le principal site d’enrichissement nucléaire situé dans l’ouest du pays. Elle a été attribuée à la coalition israélo-états-unienne, mais l’armée israélienne assure ne « pas être au courant » et la télévision publique rapporte qu’il s’agit d’une action uniquement américaine.
Samedi, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a, elle aussi, appelé à « la retenue militaire afin d’éviter tout risque d’incident nucléaire », tout en assurant qu’« aucune fuite de matières radioactives » n’avait été signalée à Natanz.
Les frappes se poursuivent
Le quotidien israélien Haaretz rapporte dimanche après-midi des tirs de missiles iraniens sur Israël, dans la région de Tel-Aviv. « Une personne est grièvement blessée, plusieurs [le] sont légèrement [et] des dégâts sont signalés sur six sites d’impact », précise le journal. De son côté, l’armée israélienne indique avoir ciblé « des capacités clés du régime en Iran » et frappé des sites de production d’armes ainsi qu’une base militaire.
Le ministre iranien de l’énergie évoque par ailleurs « de lourds dégâts » subis depuis le début de la guerre par « les infrastructures vitales du pays pour l’eau et l’électricité ». Selon lui, « les attaques ont visé des dizaines d’installations de transmission et de traitement de l’eau et détruit des parties des réseaux d’approvisionnement critiques ». Selon le chef du Croissant-Rouge iranien, plus de 81 000 sites civils sont également endommagés, parmi lesquels des bâtiments résidentiels, des écoles ou des centres commerciaux.
Dans les pays du Golfe, ciblés par l’Iran, trois missiles balistiques ont visé dimanche la région de Ryad, en Arabie Saoudite, et les Émirats arabes unis ont dit de leur côté répondre à des attaques de drones et de missiles. Samedi, l’Iran a menacé les Émirats arabes unis de « violentes frappes » en cas de « nouvelles agressions » contre les îles du Golfe d’Abou Moussa et de Grande Tunb, situées près de l’entrée du détroit d’Ormuz et contrôlées par l’Iran.
Après sa prière dimanche, le pape Léon XIV a qualifié « la mort et la douleur provoquées par ces guerres » de « scandale », et dit continuer « à suivre avec consternation la situation au Moyen-Orient ainsi que dans d’autres régions du monde déchirées par la guerre et la violence ».
« Escalade dangereuse » au Liban
Au Liban, où un conflit ouvert entre Israël et le Hezbollah a repris le 2 mars, le président Joseph Aoun a condamné dimanche après-midi sur le réseau social X le « ciblage par Israël des infrastructures et des installations vitales au Liban-Sud et leur destruction » et en particulier le bombardement du pont de Qasmiyeh. Il s’agit, souligne le média L’Orient Le Jour, d’un pont stratégique qui relie le sud du Liban au reste du pays.
Pour le président libanais, ces attaques « constituent une escalade dangereuse et une violation flagrante de la souveraineté du Liban, et peuvent être considérées comme une préparation à une invasion terrestre » et comme « une politique de punition collective à l’encontre des civils ».
L’armée israélienne dit avoir reçu l’ordre de détruire « tous les ponts » dans le sud utilisés à des fins « terroristes » par le Hezbollah. Elle affirme poursuivre par ailleurs « ses opérations terrestres intensives ». Le Hezbollah revendique quant à lui dimanche une série d’attaques ayant visé des soldats israéliens dans le nord d’Israël. Un tir de roquette a également fait une première victime civile à la frontière nord d’Israël, indique l’Agence France-Presse.
Source : www.mediapart.fr
Conclusion : Notre équipe continuera à suivre l'évolution de cette actualité.

9999999
