
au QG de Rachida Dati, l’ambiance de la soirée électorale était à l’image de son résultat
22 mars 2026
le maire Cédric Van Styvendael largement réélu
22 mars 2026La gauche conserve Paris, Lyon et Marseille, l’extrême droite s’étend dans les villes moyennes, bilan mitigé pour LFI… Ce qu’il faut retenir du 2d tour des élections municipales 2026
Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels de cette information.
Selon notre équipe, l'article intitulé « La gauche conserve Paris, Lyon et Marseille, l’extrême droite s’étend dans les villes moyennes, bilan mitigé pour LFI… Ce qu’il faut retenir du 2d tour des élections municipales 2026 » mérite un regard attentif.
À retenir
Ont voté. Quelque 17 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes, dimanche 22 mars, pour élire leur maire lors du second tour des élections municipales. Le taux de participation a atteint 57%, selon une estimation Ipsos-BVA-Cesi école d’ingénieurs pour France Télévisions, Radio France et LCP-Public Sénat.
Les plus grandes métropoles comme Paris et Marseille sont restées aux mains de la gauche et LFI peut revendiquer des victoires, comme à Roubaix (Nord). Les Ecologistes ont perdu plusieurs grandes villes, comme Bordeaux ou Besançon (Doubs), qui basculent au centre et à droite. L’extrême droite, elle, conquiert plusieurs villes moyennes. Voici ce qu’il faut retenir du second tour des municipales.
La gauche conserve Paris et Marseille
Une victoire d’une telle ampleur a surpris. Emmanuel Grégoire, candidat du Parti socialiste, des Ecologistes et du PCF, a remporté avec une large avance la mairie de Paris, avec 50,81% des voix, selon une estimation Ipsos-BVA-Cesi école d’ingénieurs. La candidate LR et ex-ministre de la Culture, Rachida Dati, obtient 41,18% des voix, selon la même estimation. La candidate LFI Sophia Chikirou a quant à elle reçu 8,01% des voix.
Emmanuel Grégoire, premier adjoint d’Anne Hidalgo entre 2018 et 2024, était arrivé nettement en tête au premier tour, mais le retrait du candidat centriste Pierre-Yves Bournazel (11,34% des voix) en faveur de Rachida Dati avait relancé le suspense, de même que le retrait de la candidate d’extrême droite Sarah Knafo (Reconquête, 10,4%) et le maintien de la députée insoumise Sophia Chikirou.
A Marseille, le maire sortant (divers gauche) Benoît Payan a largement remporté le second tour avec 54,7% des voix, selon une estimation Ipsos-BVA-Cesi école d’ingénieurs. Le candidat du Rassemblement national (RN) Franck Allisio, au coude à coude avec le candidat socialiste au premier tour, a obtenu 40,1% des voix au second tour. Martine Vassal, candidate des Républicains, soutenue par Renaissance et Horizons, a pour sa part remporté 5,2% des suffrages, toujours selon cette estimation.
Battu à Lyon, Jean-Michel Aulas annonce un recours et dénonce des « irrégularités »
A Lyon, c’est une remontada pour le maire écologiste sortant Grégory Doucet. Donné largement perdant quelques semaines avant le premier tour, il remporte le scrutin avec 50,67% des voix, selon les résultats définitifs transmis par la mairie. Sa liste, qui avait reçu le soutien de La France insoumise à l’entre-deux-tours, a dépassé celle de l’ancien patron de l’Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas, soutenu par le centre et la droite, crédité de 49,33% des suffrages. En fin de soirée, il a annoncé le dépôt d’un recours, après avoir observé des irrégularités.
Le président écologiste de la puissante Métropole de Lyon, Bruno Bernard, a de son côté annoncé sa défaite face à la candidate Les Républicains Véronique Sarselli, alliée à Jean-Michel Aulas.
LFI échoue à Toulouse et à Limoges, mais remporte Roubaix, Vénissieux et Creil
Soirée en demi-teinte pour La France insoumise. Si Manuel Bompard, le coordinateur du parti d’extrême gauche, a salué une « entrée fracassante » de son mouvement dans les conseils municipaux, les insoumis ont échoué à Limoges (Haute-Vienne) : leur candidat Damien Maudet n’a obtenu que 40,82% des voix, malgré le soutien du PS, des Ecologistes et du PCF. C’est trop peu pour l’emporter contre le candidat LR Guillaume Guérin (51,25%), déjà arrivé en tête au premier tour. Le concurrent RN Albin Freychet a obtenu seulement 7,92% des voix. L’union de la gauche derrière l’insoumis François Piquemal a également manqué de ravir Toulouse (Haute-Garonne) au maire sortant Jean-Luc Moudenc, soutenu par le centre et la droite, qui recueille 53,87% des voix contre 46,13% pour le député LFI, selon les résultats définitifs.
Deux victoires notables en revanche : à Roubaix, le député LFI du Nord David Guiraud remporte la mairie avec 53,19% des voix, contre 25,55% pour le maire sortant (divers droite) Alexandre Garcin. Le candidat de gauche Karim Amrouni, qui avait refusé une fusion de sa liste avec celle de LFI, a pour sa part obtenu 11,3%, et la candidate RN Céline Sayah 9,97% des suffrages. Les insoumis remportent aussi les mairies de Vénissieux (Rhône), Creil (Oise), ainsi que Le Tampon (La Réunion).
Les écologistes perdent Bordeaux, Besançon et Poitiers
Pour les Ecologistes, le maintien de Grégory Doucet à la mairie de Lyon est l’arbre qui cache la forêt des déconvenues. Le parti lâche plusieurs grandes villes conquises à la faveur d’une « vague verte » en 2020. Parmi les plus grosses pertes, on trouve la mairie de Bordeaux, remportée d’une courte tête par le député macroniste Thomas Cazenave (50,95%) face au maire sortant Pierre Hurmic (49,05%).
La mairie de Besançon (Doubs) a également été perdue par Anne Vignot après plus de soixante-dix ans de gouvernance à gauche. La maire sortante écologiste, soutenue par le PS et le PCF, s’incline avec 46,71% face à son adversaire LR-MoDem qu’elle avait vaincu en 2020, Ludovic Fagaut, qui a obtenu 53,29%.
La maire écologiste de Poitiers (Vienne), Léonore Moncond’huy, a reconnu sa défaite face au candidat divers centre Anthony Brottier sur France 3. « Je prends acte des résultats des élections municipales et j’adresse toutes mes félicitations républicaines à Anthony Brottier, qui sera élu maire de Poitiers la semaine prochaine », a déclaré la maire sortante.
Les Républicains font basculer Besançon, Clermont-Ferrand et Brest
Pour la droite, l’échec de Rachida Dati à Paris s’accompagne de plusieurs victoires dans des villes moyennes auparavant dirigées par la gauche, qui viennent renforcer son ancrage local. Le bastion socialiste de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) a par exemple basculé dans l’escarcelle du parti Les Républicains avec la victoire de Julien Bony (LR) face au maire sortant Olivier Bianchi (PS), a annoncé la formation sur X. Besançon (Doubs), une des principales mairies écologistes, a également été remportée par le candidat de droite Ludovic Fagaut. La mairie de Tulle (Corrèze) a été prise par Laurent Melin (54,25%) à la gauche (39,82%).
La droite se maintient également à Limoges, où le LR Guillaume Guérin, adjoint du maire sortant qui s’est retiré, a défait l’alliance de gauche menée par le LFI Damien Maudet ; ou encore à Toulon, où la maire sortante Josée Massi (divers droite) l’a emporté contre la députée RN Laure Lavalette. « Nous sommes toujours et plus que jamais la première force politique en France », s’est félicité Bruno Retailleau, dimanche soir.
L’extrême droite s’empare de Nice, mais échoue à conquérir Toulon et Nîmes
La principale victoire de l’extrême droite lors de ces municipales revient à Eric Ciotti, président du parti UDR et allié du RN, qui a remporté la mairie de Nice face au maire sortant Christian Estrosi avec 48,54% des voix.
Pour sa part, le RN n’a pas remporté de nouvelle grande ville, échouant à Nîmes (Gard), Marseille et Toulon. Mais il progresse dans les villes moyennes, par exemple à Agde (Hérault), Carcassonne (Aude), Liévin (Pas-de-Calais), Saint-Avold (Moselle), ou encore Montargis (Loiret), La Flèche (Sarthe) et Tarascon (Bouches-du-Rhône). Un bilan contrasté qui n’a pas empêché Marine Le Pen de saluer dans un tweet « une immense victoire, et la confirmation de la stratégie d’implantation locale du RN ».
Edouard Philippe réélu au Havre, François Bayrou battu à Pau
Deux salles, deux ambiances pour les anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron candidats aux municipales. Edouard Philippe a remporté un troisième mandat consécutif avec 47,71% des voix, face au candidat communiste Jean-Paul Lecoq (41,17%) et à son adversaire UDR Franck Keller (11,12%). « Cette confiance m’honore et m’impose d’être à la hauteur de ce que j’ai entendu sur le terrain », a rapidement réagi le président du parti Horizons, qui avait fait de cette victoire une condition pour se lancer dans la course à l’Elysée.
Coup de tonnerre à Pau (Pyrénées-Atlantiques), en revanche, où François Bayrou a échoué à conserver la mairie face à l’union de la gauche (hors LFI) menée par Jérôme Marbot, qui remporte le scrutin avec 344 voix d’avance (et 42,45% des suffrages exprimés). « Il faut faire confiance à la démocratie quand on gagne, et lui faire confiance quand on perd de seulement 344 voix », a réagi dans la soirée le président du MoDem.
Une participation presque identique au 1er tour, et plus faible qu’en 2014
Le taux de participation en France hexagonale est en forte baisse par rapport à celui observé lors du second tour des municipales de 2014 (62,13%), mais en hausse par rapport au scrutin de 2020, marqué par l’épidémie de coronavirus (41,60%).
Dans certaines villes à fort enjeu, la participation au second tour a été plus élevée qu’au premier. A Paris, 61,3% des électeurs ont glissé un bulletin dans l’urne, contre 58,89% au premier tour et 58% en 2014, selon notre estimation Ipsos-BVA-Cesi école d’ingénieurs. Quelque 66% des électeurs se sont mobilisés à Lyon (contre 64,52% au premier tour), 62,9% à Nantes (après 60,34%), 62,4% à Toulouse (contre 56,42%), 56,2% à Nice (après 53,58%) et 55% à Marseille (après 52,17%). Seules 1 500 villes ont organisé un second tour, 94% des communes ayant déjà élu leur maire à l’issue du premier scrutin.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Nous continuerons à partager nos observations sur cette actualité.

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