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22 mars 2026Reuters.com
22 mars 2026Analyse : Notre rédaction a examiné les faits et propose un résumé rapide.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « Majid, la poésie des fleurs, de Téhéran à Montmartre ».
Résumé synthétique
Majid a toujours adoré Norouz, le nouvel an dans le calendrier perse. Qui veut dire littéralement « nouveau jour » en farsi. Chaque année, Norouz lui évoque l’espoir, en même temps que le printemps, et il aime le parfum sucré des jacinthes blanches qu’on pose sur la table en ce jour de fête ancestrale. Dans sa minuscule boutique de Montmartre, qu’il a baptisée « Muse », Majid a aussi des jacinthes roses et jaunes, cette semaine. Et des dizaines d’autres fleurs de toutes les couleurs, au milieu de sculptures, de peintures et de vases qu’il a chinés.
Il écoute de la musique classique, « apaisante » pour ses fleurs, pense-t-il. ll parle d’elles comme si elles étaient des personnes. “Là ce sont de magnifiques tulipes du Sud de la France. Elles sont sublimes, tellement belles ! Elles bougent. Elles dansent. Elles ont des formes assez étranges, que j’adore », s’enthousiasme-t-il.
« En iranien, on dit des fleurs qui pleurent »
Il montre un autre vase, rempli de fleurs élancées avec des grappes de clochettes. « Ici, ce sont des fritillaires persica. Elles sont perses, comme moi. Et là, ce sont des fritillaires impériales, avec des petits boutons qui s’ouvrent. La particularité de cette fleur, c’est qu’elle fait tomber des larmes. En iranien, on dit les fleurs qui pleurent.”
Majid a grandi à Téhéran, au milieu des fleurs. Sa mère, coiffeuse, rapportait toujours des petits bouquets, même si elle n’avait pas beaucoup de moyens. “Ma mère adore les fleurs », sourit-il. « Elle nous a toujours éduqués avec des fleurs à la maison. Je me souviens très bien que j’avais toujours deux trois petites fleurs de saison sur ma table de nuit, dans ma chambre. J’avais cinq, six, sept ans.”
L’année de ses 7 ans, c’est la chute du Shah d’Iran. Majid se souvient encore de l’ambiance du « vendredi noir », quand les Mollahs ont pris le pouvoir. Puis, la peur s’est installée. Surtout quand il a vu que les gardiens de la révolution découpaient en public les jeans de marque américaine, comme ceux qu’il aimait porter. A 30 ans, Majid a fini par s’exiler, le cœur lourd, de laisser ses racines derrière lui.
Dans sa boutique parisienne, Majid suit l’actualité en Iran. Il s’inquiète pour sa tante et ses cousins qui vivent encore là-bas. “J’ai de la peine pour les gens qui vivent en Iran sous ces bombardements. Je souhaite qu’on arrive un jour à se débarrasser de ce régime de dictature et de terreur et que la vie normale revienne en Iran, avec une société laïque”, espère-t-il.
« J’aime la liberté des fleurs »
Un bonnet de laine kaki enfoncé sur ses cheveux poivre et sel, Majid attrape une branche de cerisier, puis une tulipe jaune, un oeillet bordeaux, une tubéreuse blanche, une anémone rouge. Il compose ses bouquets avec spontanéité, en s’inspirant de natures mortes baroques et de ses clients face à lui. Ses compositions sont toujours créatives, très poétiques, avec une âme bohème romantique, comme lui, rigole-t-il. « J’essaye de créer des compositions florales en laissant les fleurs libres. Parce que j’aime bien la liberté des fleurs. Je suis un romantique de toute façon ».
Majid fabrique ses bouquets tel un artiste. ll aime ce qui est raffiné, travaille beaucoup pour le monde de la mode et du luxe. Quand c’est la fashion week, des créateurs de renom lui commandent souvent des fleurs depuis Londres ou New York. Dans sa boutique montmartroise, Majid s’applique avec la même délicatesse pour chacun de ses clients, qu’ils soient ou non fortunés. Et rien ne le rend plus heureux que de les voir satisfaits. « J’aime l’idée de vendre du bonheur avec des fleurs », sourit-il. Lui aussi a parfois le plaisir de recevoir de magnifiques bouquets. Sa femme, Mathilde, est une fleuriste également très talentueuse.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Une information à suivre dans les jours à venir.

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