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22 mars 2026Municipales 2026 : à Cabestany, la maire sortante communiste Edith Pugnet balaye la menace RN à deux têtes
Analyse : Notre équipe propose une synthèse des points importants.
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Ce qu’il est utile de savoir
Ce dimanche 22 mars 2026, à Cabestany, la maire sortante communiste Edith Pugnet remporte son premier scrutin avec 56, 43 % des voix, confortant son avantage sur le candidat Rassemblement national Olivier Mas qui recueille 42, 61 % des suffrages.
Le feuilleton est (enfin) terminé à Cabestany. Le jeu des mésalliances et des rabibochages de dernière minute entre candidats d’extrême droite n’a pas fonctionné. La maire sortante communiste Edith Pugnet assoit sa large avance lors de son second tour des municipales et assure sa réélection avec 56, 43 % des suffrages, soit 2 920 voix. Héritière de Jean Vila qui lu avait cédé la municipalité, elle signe son premier succès dans les urnes et récupère 8 points de plus et près de 500 voix supplémentaires par rapport à dimanche dernier. Décrochant 26 sièges sur 33 au sein de son conseil municipal et 2 élus communautaires.
Tout en balayant une menace RN à double tête. La liste frontiste d’Olivier Mas d’abord qui décroche 42, 61 % avec 715 voix de retard sur son opposante, malgré un score gonflé de près de 1 000 voix d’un tour à l’autre. Mais aussi celle de Jean-Pierre Brazès. D’abord adoubé par le parti frontiste, celui-ci avait été désinvesti en raison de soupçons d’accointances de membres de son équipe avec l’ultra-droite, au profit de son ancien colistier Olivier Mas. Cumulant 20, 01 % des suffrages le 15 mars, il avait d’abord choisi de se maintenir puis dans un coup de théâtre de dernière minute il s’était finalement désisté, apportant son soutien inattendu à son successeur frontiste. Or, s’il avait retiré ses bulletins des bureaux de vote, il les avait déjà expédiés dans les boîtes aux lettres des électeurs de Cabestany lui permettant, bien qu’il soit hors jeu, de s’attribuer ce dimanche 50 voix soit 0, 97 % des exprimés.
« Les turpitudes de Jean-Pierre Brazès nous rattrapent »
« On est très fiers. C’est une très belle victoire. Face à toutes les tentatives pour essayer de me faire tomber, parce qu’il y a eu un front de droite contre nous, et aussi parce que je pense, je suis une femme et, très clairement, j’avais un double enjeu sur ce scrutin », confiait Edith Pugnet, le sourire dans la voix. « On a récupéré des bulletins parce qu’on avait lancé une grande dynamique des gens de gauche qui ne s’étaient pas forcément déplacés au premier tour. On a réussi à mobiliser même si le report des partisans de droite s’est fait vers le RN. Il y a aussi des électeurs infiniment honnêtes qui ont eu très peur quand ils ont vu les magouilles et ce qui risquait de se passer. »
« Il y a toujours un privilège du sortant », s’inclinait pour sa part Olivier Mas. « Mais j’étais quand même dans une situation atypique, je n’ai vécu que des péripéties dans cette élection. J’ai été investi pour ne pas laisser la case vide, en janvier, avec moins de 3 mois pour faire campagne. Je partais donc avec du plomb dans les poches pour courir. Puis, il y a les turpitudes de Jean-Pierre Brazès qui nous rattrapent. Il retire ses bulletins, il sauve l’honneur et je l’en remercie, mais il ne fait jamais totalement le job. Et je paye ça. Il a fait 1 %, évidemment ça me manque au score, et je le regrette. C’est un épisode malheureux mais jamais une opposition n’a été aussi haute à Cabestany. » A savoir, 7 fauteuils à la mairie et un dans les rangs de Louis Aliot à la communauté urbaine Perpignan Méditerranée. Particulièrement précieux pour l’extrême droite.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : L’équipe éditoriale continuera à analyser les faits.

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