
CARTES. Les résultats des élections municipales à Lyon, arrondissement par arrondissement
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23 mars 2026« À bientôt pour la suite de nos aventures. Je vous aime Alès » : retour sur ce jour qui a vu Christophe Rivenq battre le Rassemblement national
Analyse : Voici les points saillants relevés par nos journalistes.
Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « « À bientôt pour la suite de nos aventures. Je vous aime Alès » : retour sur ce jour qui a vu Christophe Rivenq battre le Rassemblement national ».
Les points essentiels à retenir
Le maire sortant, successeur de Max Roustan il y a un an, devance Anthony Bordarier, le candidat du RN, au second tour des élections municipales dans la capitale des Cévennes. Sans pour autant l’écraser. Analyse…
Il est 20 h 30, ce dimanche 22 mars, lorsque le résultat définitif du second tour de l’élection municipale à Alès tombe dans la salle des États de la mairie, bureau de vote centralisateur. Christophe Rivenq engrange 6 920 suffrages exprimés, représentant 55,54 % des voix, ce qui lui permet de rester maire et, donc, de battre Anthony Bordarier, candidat du Rassemblement national et tête de la liste « Rassemblés pour Alès », qui concentre 5 539 électeurs, synonymes d’un score de 44,46 %.
Avant de rejoindre les siens à Lou Regain pour célébrer sa victoire, le leader d’ »Alès » remercie, félicite également son adversaire et déclare que « nous continuerons à œuvrer pour le quotidien des Alésiennes et des Alésiens ». Non sans rappeler que « nous avons entendu le message. Je serai présent avec, Max, comme je l’ai déjà été depuis trente-quatre ans. » Difficile de ne pas réitérer les propos du week-end dernier qui l’a poussé au second tour, ce que son prédécesseur et mentor Max Roustan a pour sa part évité en étant réélu à quatre reprises dès le premier tour. Christophe Rivenq sait ce qu’il lui doit et salue son « fidèle ami Max, sans qui je ne serais pas là. Et qui va m’accompagner encore durant de nombreuses années. » Il en termine : « À bientôt pour la suite de nos aventures. Je vous aime Alès. Je vous aime. »
L’abstention reste haute
Le maire sortant la joue somme toute modeste. Sa victoire n’est pas un tsunami de voix. L’abstention reste haute, à 50,19 %, contre 49,54 % le 15 mars. Ça, tout le monde l’a senti venir dès l’ouverture des bureaux. Daniel Canal, à André-Chamson, était encore étonné, à 8 h 50, de n’avoir vu personne, ce dimanche, à la porte du bureau qu’il présidait avant même son ouverture. Sur les coups de midi, depuis la mairie, Alain Bensakoun, adjoint et colistier de Rivenq, relevait des différences entre les bureaux mais constatait que « ça vote moins ». Au même moment, Max Roustan envisageait un pronostic autour de 60 % pour Rivenq et 40 % pour Bordarier, sans déjà s’interdire que ce soit plus serré.
L’issue finale se dessine lors du dépouillement. Au bureau de vote centralisateur, Christophe Rivenq arrive avant 18 h 30, se montre souriant et glisse que « tout va bien ». Il est rassuré, précise que « des gens (lui) ont dit qu’ils avaient voté de colère au premier tour » avant de revenir au bercail. Il ajoute alors, au regard du score du RN à Alès sept jours plus tôt (26,44 %), qu’« ils avaient nationalisé le premier tour ; on va voir s’il est localisé ce soir ». À 19 h 10, Max Roustan balance un « bon, c’est fait », assorti d’un nouveau pronostic : « On est à 55 % contre 43 %, un truc comme ça ! » Il est alors bien près de la vérité…
La fierté d’Anthony Bordarier
Il est 20 heures lorsqu’Anthony Bordarier rejoint la salle des États. Il ne gagne pas mais garde le sourire : « Je suis fier de mon résultat. C’est inespéré. C’est ma première campagne. » Entre les deux tours, le candidat du RN s’est étoffé de plus de 2 050 voix. Venues d’où ? Des 1 793 électeurs de Marc Infantes qui a jeté l’éponge en début de semaine ? De nouveaux électeurs ? Voire d’électeurs venus de la gauche ? Selon les têtes de listes de gauche, justement, qui se sont retirées pour finalement constituer un front républicain, lundi 16 mars, leur démarche a porté ses fruits. « Il me semble, sinon c’était compliqué pour Rivenq », estime le communiste Paul Planque, chef de file d’ »Alès, c’est Vous ! ». « Enlevez les 25 % de voix et voyez ce que ça donne… » Le socialiste Basile Imbert, qui portait « Alès commun », tire la couverture à lui lorsqu’il s’agit de dire que « le front républicain a bien fonctionné. Ce sont mes 11 % qui font élire Rivenq. »
« Une nouvelle ère » en perspective au conseil municipal
L’hémicycle municipal à venir sera inédit à Alès. L’extrême droite montrera les muscles en alignant neuf élus de « Rassemblés pour Alès », lors de la séance publique d’installation qui se déroulera certainement dans la matinée du samedi 28 mars. En 2020, le RN Francis Bassier était entré au conseil municipal avec une seule colistière, Aurélie Wagner à l’époque. Pierre Meurin, député Rassemblement national de la 4e circonscription du Gard, se félicite d’une « entrée en force » des siens. Pour lui, « c’est clairement une nouvelle ère sur Alès. Sans la gauche. Sans l’extrême gauche. Avec le Rassemblement national comme seule force d’opposition. Et j’invite à travailler ensemble pour le bien du territoire. »
Le parlementaire gardois ne croit pas si bien dire à l’évocation de la gauche alésienne. De fait, le front républicain de Planque et Imbert a pour conséquence qu’il n’y aura aucun élu issu d’une liste de gauche durant six ou sept ans dans l’ancienne cité minière. En milieu de journée de ce dimanche, l’homme de droite qu’est Max Roustan, qui siégera avec Christophe Rivenq et 32 autres colistiers d’ »Alès », enfonce le clou, loin de bouder son plaisir : « Pour la première fois depuis 1929, il n’y aura pas d’élu communiste au conseil municipal. Et sept ans, c’est long ! »
Source : www.midilibre.fr
Conclusion : Un regard constant de notre équipe permettra d’éclairer cette situation.

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