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Notre rédaction partage quelques remarques sur « À Trente, en Italie, Benito Mussolini restera bel et bien “citoyen d’honneur” ».
Points importants
“Il aurait suffi d’appuyer sur un bouton, mais ils ont préféré ne pas le faire.” C’est par ce résumé un brin cynique que La Repubblica introduit son récit des événements du 17 mars à Trente. un incident très local qui a rapidement pris une dimension nationale.
Ce jour-là, le conseil municipal de cette ville du nord de l’Italie, forte de 119 000 habitants, délibérait sur une proposition de la majorité de centre gauche visant à révoquer le statut de citoyen d’honneur de la ville accordé à Benito Mussolini (1883-1945). En effet, de nombreuses communes transalpines avaient fait cet honneur au dictateur fasciste dans les années 1920, sans revenir sur cette décision depuis.
Trente, au diapason d’autres villes, voulait lancer un mouvement pour déchoir Mussolini de ce titre, mais elle a échoué. Il fallait obtenir la voix favorable des quatre cinquièmes du conseil municipal, mais dix conseillers ont voté contre, et deux se sont abstenus. Des femmes et des hommes qui militent au sein de la Ligue (extrême droite) et dans les rangs de Fratelli d’Italia (FDI), le parti de la présidente du Conseil, Giorgia Meloni.
Une décision “honteuse” de la droite
Ces derniers se sont justifiés de la façon suivante : “Mussolini et le fascisme appartiennent au passé et notre parti regarde vers l’avenir, sans nostalgie, a déclaré Ilaria Goio, leader de FDI au conseil municipal, citée par le quotidien romain. Les citoyennetés honoraires n’ont plus d’utilité lorsque la personne est décédée, et les institutions doivent prendre des décisions qui produisent des effets réels sur la communauté, pas des actes qui n’ont pas de conséquences pratiques.” Des éléments de langage typiques du parti de Meloni, qui a souvent tendance à écarter le thème de l’héritage du fascisme en le confinant au passé. Quant aux représentants de la Ligue, parti dirigé par Matteo Salvini, ils ont déclaré qu’ils n’étaient pas opposés sur le principe, mais se sont plaints de ne pas avoir été suffisamment impliqués dans la procédure.
De son côté, la majorité de gauche évoque une décision “honteuse” de la droite. Mais comment interpréter cette dernière sur le plan national, alors que d’autres villes ont été et seront confrontées à cette question à l’avenir ? Dans les colonnes du média centriste Corriere della Sera, l’historien Francesco Filippi, expert du fascisme, esquisse une explication.
“À Trente, certains ont agi par opportunisme pour faire un croche-pied à la majorité, mais en général, une partie de la classe politique de ce pays n’a pas l’intention de prendre ses distances avec cette période historique et refuse de faire face à son passé. Elle pense qu’une partie de son électorat éprouve encore de la sympathie pour le régime [fasciste]”, analyse Filippi, qui conclut par un avertissement. “Ceux qui pensent qu’une forme quelconque de mémoire a été préservée doivent se rendre compte que, au contraire, c’est ce vote au conseil communal qui fera date dans les livres d’histoire.”
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : L’équipe éditoriale restera vigilante et partagera ses observations.

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