
« La gauche de rupture progresse », observe Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise
23 mars 2026Reuters.com
23 mars 2026Analyse : Quelques éléments à retenir de cette information pour nos lecteurs.
L'équipe met en lumière les points essentiels de « Après un siècle de socialisme, Clermont-Ferrand bascule à droite ».
Les faits essentiels
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Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min
Bastion historique de la gauche, le chef-lieu du Puy-de-Dôme a vu Julien Bony, candidat LR, remporter l’élection municipale, dimanche 22 mars.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Au pied des volcans, la couleur politique de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) semblait immuable, jusqu’au séisme du dimanche 22 mars et la victoire du nouveau maire, issu des Républicains, qui met fin à un siècle de socialisme. Dans les rues de la ville de 150 000 habitants aujourd’hui, certains électeurs ont presque besoin de le toucher pour y croire. « Moi qui suis Clermontoise depuis un petit peu plus de 60 ans, je suis heureuse qu’on soit passés de l’autre côté », lui confie une femme.
Julien Bony a capitalisé sur la grogne contre les nombreux chantiers urbains en faveur des transports en commun et a aussi beaucoup fait campagne sur le thème de la sécurité. « Je crois que l’alternance, c’est ça, en démocratie, ça permet d’aérer, de changer les habitudes. On a, pendant plus de dix ans, assisté à un certain immobilisme sur les questions d’insécurité, avec une municipalité qui niait cette insécurité, qui était dans le déni total », indique-t-il.
La présence du narcotrafic comme point de bascule. L’an dernier a été marqué par des fusillades qui ont fait plusieurs morts. Le nouveau maire veut plus de vidéosurveillance, plus de policiers municipaux. Une habitante, qui vote traditionnellement à gauche, a cette fois choisi la droite : « Parfois, il faut savoir changer son fusil d’épaule. Depuis une bonne année, ça a pas mal changé au niveau de l’insécurité. Je ne l’avais pas ressenti avant, mais là, avec les faits divers, on regarde un petit peu ce qui se passe dans les journaux, ça fait peur ».
Ému, le maire socialiste sortant peine à trouver les mots. « Ce n’est pas un coup dur, c’est la vie démocratique d’un maire », relativise Olivier Bianchi. Au deuxième tour, la fusion avec LFI n’a pas suffi dans la triangulaire face à l’Union des droites et au RN. Olivier Bianchi, s’inquiète de l’avenir et pas seulement pour sa ville : « Il y a une droitisation très forte de la société française. Clermont n’est pas un isolat dans la France. Quand vous voyez un Front national au premier tour qui fait 11 % et qui finit à 3 % au deuxième tour, il y a eu là une unité des droites dans les urnes qui s’est faite très vite et qui est la seule explication en réalité de la victoire de la droite à Clermont-Ferrand ». À Clermont-Ferrand, le PS perd l’un de ses derniers bastions, une perte parmi d’autres dans le département du Puy-de-Dôme.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Les évolutions seront analysées par notre équipe pour vous tenir informés.

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