
Résultats des élections municipales : « La France Insoumise fait perdre… », la gauche conserve Paris, Lyon et Marseille, mais la plupart des alliances avec LFI sont un échec
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23 mars 2026CARTE. La progression du Rassemblement national entre 2020 et 2026 aux élections municipales
Analyse : Quelques observations de notre équipe sur cette actualité récente.
Voici les éléments principaux de « CARTE. La progression du Rassemblement national entre 2020 et 2026 aux élections municipales » pour nos lecteurs.
Ce qu’il faut observer
Si le Rassemblement national peine à l’emporter dans les principales villes de France, le parti revendique « la plus grande percée » de son histoire avec le gain de dizaines de communes petites et moyennes.
« Le RN réalise la plus grande percée de son histoire« , a claironné Jordan Bardella ce dimanche 22 mars, après le second tour des élections municipales.
La semaine dernière, la formation d’extrême droite avait doublé son nombre de maires dès le premier tour, avec 24 communes glanées – dont une dizaine de sortants réélus à l’instar de Louis Aliot à Perpignan. Au final, le RN « multiplie par six ou par sept » son contingent d’édiles et s’apprête à envoyer « des milliers de conseillers municipaux » dans les mairies du pays, a affirmé Marine Le Pen.
Selon les résultats publiés par le ministère de l’Intérieur après dépouillement complet (hors Polynésie), les listes du RN et alliés ciottistes ont remporté 55 communes de plus de 3.500 habitants, dont 38 au second tour après 17 au premier.
Les listes RN ont, en outre, fait élire 3.006 conseillers municipaux, premier et second tours confondus, soit près du double du précédent record de 1.544 élus atteint lors des municipales de 2014.
Le parti à la flamme s’est particulièrement réjoui de ses succès à Nice, avec son allié Éric Ciotti, à Carcassonne avec Christophe Barthès, ou encore à Orange (Vaucluse) où le RN renverse son ex-allié Jacques Bompard – cofondateur du Front national, exclu il y a vingt ans.
Le RN a enregistré une série de victoires dans le bassin minier du Pas-de-Calais, en particulier dans le bastion socialiste de Liévin. D’autres villes sont gagnées en Lorraine (Amnéville et Saint-Avold en Moselle, Val-de-Briey en Meurthe-et-Moselle), mais aussi dans le Loiret (Montargis, Amilly) et dans la Sarthe (La Flèche).
Au bout du compte, « le Rassemblement national et ses candidats réalisent la plus grande percée de toute son histoire », a résumé Jordan Bardella dans une courte allocution depuis le siège parisien du parti.
« Jamais le RN et ses alliés n’ont compté autant d’élus sur le territoire français », a insisté son jeune président, incluant les gains de l’UDR d’Eric Ciotti.
Message martelé par ses porte-paroles sur les plateaux télé et radio des soirées électorales: « On a une moisson incroyable », a commenté Sébastien Chenu sur TF1, « on n’a jamais vu ça, c’est vraiment une grande vague ce soir pour le RN », a jubilé Jean-Philippe Tanguy sur la même chaîne. « C’est une pluie de victoires », a lancé Andréa Kotarac sur RTL.
Une autocongratulation qui permet de minimiser les déconvenues dans les grandes villes. À Toulon notamment, qui semblait prenable vu l’avance de Laure Lavalette au premier tour, et dans une moindre mesure à Nîmes où Julien Sanchez était lui aussi arrivé premier d’une courte tête le 15 mars.
Échec aussi à Marseille, où Franck Allisio avait presque fait jeu égal avec le sortant Benoît Payan, finalement largement réélu.
Des « déceptions », a reconnu Laurent Jacobelli sur France 2, pour mieux en rejeter la faute sur « la droite la plus bête du monde », qui a préféré « faire gagner un communiste à Nîmes et une ancienne socialiste à Toulon » plutôt que de soutenir les prétendants RN.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : L’équipe continuera à observer la situation pour mieux informer nos lecteurs.

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