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23 mars 2026« C’est la confirmation de la stratégie d’implantation locale » : le RN progresse à l’occasion du 2d tour des élections municipales, mais échoue à Marseille et Toulon
Analyse : Nos journalistes ont mis en avant les points essentiels à connaître.
Notre rédaction partage son avis sur les points importants de « « C’est la confirmation de la stratégie d’implantation locale » : le RN progresse à l’occasion du 2d tour des élections municipales, mais échoue à Marseille et Toulon ».
Les points essentiels à retenir
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Le Rassemblement national n’a pas réussi à s’emparer de nouvelles grandes villes, mais remporte plusieurs mairies dans des localités de taille moyenne. Son allié, l’UDR, s’offre une victoire historique à Nice avec Eric Ciotti.
Echec dans les grandes métropoles, mais progression dans la France des préfectures et dans les villes de 5 000 à 50 000 habitants. Le bilan du RN au second tour des élections municipales, dimanche 22 mars, est contrasté. Cela n’a pas empêché Marine Le Pen de saluer dans un tweet « une immense victoire, et la confirmation de la stratégie d’implantation locale du Rassemblement national ».
A Nîmes, Marseille et Toulon, les trois métropoles dans le viseur, les candidats du parti de Jordan Bardella échouent sur la dernière marche.
A Marseille, Franck Allisio (39,1%) termine loin derrière Benoît Payan (54,6%), selon une estimation Ipsos-BVA-Cesi école d’ingénieurs pour France Télévisions, Radio France et LCP-Public Sénat. Dans la deuxième ville de France, le candidat RN n’a pas réussi à ébranler le front républicain qui s’est mis en place avec le retrait de la liste LFI de Sébastien Delogu et le maintien de la LR Martine Vassal.
A Toulon (Var), la défaite est plus amère pour Laure Lavalette. La porte-parole du RN était arrivée largement en tête avec 42% des voix au premier tour. Mais elle s’incline face à la liste menée par la maire sortante Josée Massi, qui obtient 52,35% des voix contre 47,65% pour la candidate RN.
A Nîmes (Gard), le monsieur élections municipales du parti, Julien Sanchez, manque la mairie de quelques points. Avec 37,52%, il arrive derrière la liste de gauche (hors LFI) conduite par le communiste Vincent Bouget, qui obtient 40,97%. La liste divers droite ferme la marche avec 21,51%. « On a la droite la plus bête du monde. Elle refuse de travailler avec nous, permettant l’élection d’un maire de gauche », a commenté Laurent Jacobelli, député RN de Moselle, sur le plateau de France 2.
Le RN pourra toujours se consoler avec la victoire de son allié Eric Ciotti à Nice. Une victoire dans la cinquième ville de France qui reste à relativiser, car le nouveau maire de Nice a plus insisté durant la campagne sur son ancrage local que sur les étiquettes politiques.
Mais ces déceptions dans de grandes métropoles masquent le véritable enjeu pour le RN, qui était cette France des préfectures et des sous-préfectures. « Les villes entre 5 000 et 50 000 [habitants] sont vraiment nos cœurs de cible », rappelait le député du Pas-de-Calais, Bruno Bilde, pendant la campagne.
Aux 24 communes qui avaient élu un maire RN dès le premier tour viennent ainsi s’ajouter plusieurs autres villes. Le parti d’extrême droite remporte les mairies d’Agde (Hérault), de Liévin (Pas-de-Calais), de Saint-Avold (Moselle), de Six-Fours-Les-Plages (Var), et de Menton (Alpes-Maritimes). Ces victoires surviennent dans des territoires où le RN est déjà bien implanté, le Sud-Est et le Nord. A noter, une défaite à Villers-Cotterêts (Aisne) que le RN détenait depuis 2014.
Le parti s’impose aussi à Tarascon (Bouches-du-Rhône) Castres (Tarn) ou encore Carcassonne (Aude). « En Occitanie, le RN a remplacé la droite qui était désunie dans pas mal d’endroits », explique Eddy Vautrin-Dumaine, sondeur pour le groupe Verian, qui constate dans ces régions « des inégalités fortes, des affaires de corruption, et une population vieillissante ».
Le RN obtient enfin des conquêtes dans des territoires de l’Ouest où il n’était pas encore implanté, comme à Montargis, dans le Loiret, ou La Flèche, dans la Sarthe. « Ces succès sont liés à la présence de cadres LR qui font campagne depuis plusieurs années et qui ont une forte notoriété », avance Julien Odoul, député RN de l’Yonne, à franceinfo. « C’est véritablement l’implantation locale, telle qu’elle a été théorisée par Marine Le Pen il y a quelques années, qui porte ses fruits », poursuit-il.
Quel élan cela peut-il donner pour l’élection présidentielle ? Jordan Bardella parle « d’espérance » dans son allocution, peu après 20 heures. « C’est une extension limitée pour le RN », nuance Brice Teinturier, directeur général délégué d’Ipsos BVA, sur France 2. Il bute toujours sur les grandes métropoles. Il n’y arrive pas. On a toujours cette dichotomie entre les deux types de territoires. »
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Notre rédaction reste attentive à l'évolution de cette actualité.

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