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23 mars 2026Défaites à Bordeaux, Besançon et Strasbourg, Lyon conservé de justesse… Les Ecologistes essuient des défaites majeures au 2d tour des élections municipales
Analyse : Les rédacteurs ont examiné cette actualité pour en tirer quelques conclusions.
L'équipe propose un aperçu synthétique de « Défaites à Bordeaux, Besançon et Strasbourg, Lyon conservé de justesse… Les Ecologistes essuient des défaites majeures au 2d tour des élections municipales ».
Ce qu'il faut retenir
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Porté par une vague verte en 2020, le parti de Marine Tondelier voit plusieurs villes importantes lui échapper six ans plus tard.
Ces municipales n’auront certainement pas le même goût pour les écologistes que six ans plus tôt. En 2020, le parti de Marine Tondelier avait surfé sur une « vague verte » en décrochant plusieurs grandes villes, comme Lyon et Bordeaux. En 2026, l’écologie politique a beaucoup moins le vent en poupe.
L’écologie souffre d’une concurrence plus importante d’autres sujets, « comme le pouvoir d’achat et la situation internationale », assurait pendant la campagne à franceinfo Guillaume Caline, l’un des dirigeants du cabinet de conseil Verian, spécialisé dans la communication politique. une commentaire qui s’est vérifiée au premier tour avec des scores en net recul dans plusieurs villes, notamment à Strasbourg et Besançon (Doubs).
La campagne d’entre-deux-tours a été intense. Tout comme certains socialistes, les Ecologistes ont noué des alliances avec La France insoumise afin d’empêcher leurs adversaires, et en premier lieu la droite, de rempiler ou de décrocher des mairies. Au soir du second tour, dimanche 22 mars, cette stratégie a donné des résultats mitigés, avec des défaites emblématiques. « Les partisans des gauches irréconciliables ont gagné ce soir (…). Les gauches irréconciliables, ça mène la gauche à sa perte, c’est ce qui se passe ce soir », a fustigé sur TF1 la secrétaire nationale du parti Marine Tondelier, en référence à une prise de position développée par Manuel Valls en 2016.
Les Ecologistes essuient ainsi une défaite très symbolique à Bordeaux. Alors que le maire sortant Pierre Hurmic paraissait peu menacé en début de campagne par rapport à d’autres élus écologistes, il doit finalement céder l’hôtel de ville au profit du candidat Renaissance, Thomas Cazenave. Le député macroniste, déjà candidat en 2020 et arrivé deuxième au premier tour, a bénéficié du retrait du candidat sans étiquette Philippe Dessertine, arrivé troisième. Il obtient 50,95% des voix face à Pierre Hurmic (49,05%).
Même scénario à Besançon (Doubs), mais cette fois-ci face à un candidat LR. Au soir du premier tour, la maire sortante écologiste Anne Vignot s’est retrouvée en ballotage très défavorable face à son adversaire LR Ludovic Fagaut. Elle était arrivée deuxième avec 33,37% des voix face au candidat de droite (40,13%). Anne Vignot a alors noué une alliance avec l’insoumise Séverine Véziès, arrivée troisième avec 10,9% pour « battre la droite ». Insuffisant : elle est battue par Ludovic Fagaut avec 46,71% des suffrages, contre 53,29% pour le candidat de droite.
A Poitiers (Vienne), la maire sortante écologiste Léonore Moncond’huy se trouvait elle aussi dans une situation compliquée au soir du premier tour. Arrivée légèrement en tête (26,41%), elle devait faire face à cinq autres candidats qualifiés. Elle est parvenue à nouer une alliance avec le candidat LFI Bertrand Geay (14,05%), tandis que le candidat PS s’est retiré. Là encore, cette stratégie s’est révélée un échec. Léonore Moncond’huy a été battue par le candidat divers centre Anthony Brottier avec 40,79% contre 47,32%. Le candidat du RN Charles Rangheard réalise 7,01% et la candidate divers droite Lucile Parnaudeau 4,88%.
A Strasbourg, les écologistes perdent également la mairie, après l’alliance passée entre la maire, Jeanne Barseghian, et le mélenchoniste Florian Kobryn, tandis que toute la campagne avait été en défaveur de l’élue sortante. Jeanne Barseghian obtient ainsi 31,7% des voix face à Catherine Trautmann (37%), elle-même ancienne maire de Strasbourg, qui va retrouver son fauteuil. Olivier Faure, patron du PS, avait publiquement désavoué l’ancienne ministre de Lionel Jospin après une alliance conclue avec le candidat Horizons dans l’entre-deux-tours.
Avec Lyon, les écologistes sauvent les meubles. Le maire sortant Grégory Doucet avait déjà effectué une véritable remontada face à Jean-Michel Aulas, soutenu par tout le bloc central et Les Républicains. Au soir du premier tour, l’élu écologiste (37,36%) et l’ancien président de l’Olympique lyonnais (36,78%) étaient arrivés au coude-à-coude. Après avoir réalisé une « fusion technique » avec la candidate LFI Anaïs Belouassa-Cherifi (10,41%), Grégory Doucet s’impose finalement de justesse, avec 50,67% des voix contre 49,33% à Jean-Michel Aulas.
A Tours (Indre-et-Loire), le maire écologiste Emmanuel Denis était lui arrivé en tête du premier tour avec 33,82% des voix. Lui aussi a fusionné sa liste avec la candidate LFI, Marie Quiton (11,38%). Au soir du 2nd tour, il assure sa réélection avec 47,2% des suffrages face au candidat Christophe Bouchet (43,86%), soutenu par LR et Renaissance, et le candidat RN, Aleksandar Nikolic (8,94%).
Les écologistes parviennent aussi à maintenir dans leur giron la ville de Grenoble (Isère). La candidate Laurence Ruffin, à la tête d’un collectif de partis écologistes et de gauche, qui s’est alliée avec la liste LFI d’Allan Brunon, succède à Eric Piolle en récoltant 56,59% des voix face à l’ancien maire LR Alain Carignon (43,41%).
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Ces informations seront suivies attentivement par notre rédaction.

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