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Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « Doucet revendique sa victoire, Aulas annonce un recours ».
Ce qu’il faut garder en tête
Le maire écologiste sortant de Lyon a été réélu avec 50,67% des voix contre Jean-Michel Aulas. Un échec municipal pour l’ancien patron de l’Olympique lyonnais qui masque une large victoire de la droite à la métropole de Lyon.
Après avoir fait tomber Gérard Collomb en 2020, Grégory Doucet a devancé ce dimanche soir l’autre symbole des années 2000 à Lyon, Jean-Michel Aulas. Au terme d’une campagne où l’ancien président de l’OL a longtemps été donné ultrafavori, le maire écologiste l’a emporté avec 50,67% de suffrages contre 49,33% pour son adversaire selon le décompte officiel. Soit un écart de seulement 2.762 voix. Une élection contestée par Jean-Michel Aulas qui a tout de suite émis des réserves devant ses militants : «À la place de Grégory Doucet je ne ferai pas le fier, les résultats sont beaucoup plus serrés que ceux qui avaient été annoncés par les médias mais aussi par le maire sortant. Il y a environ 1.000 voix d’écart (Sic) et c’est la raison pour laquelle compte tenu des nombreuses irrégularités de ce scrutin nous avons déposé un recours», a-t-il déclaré sans toutefois apporter de précisions sur ces «irrégularités».
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Doucet confirme sa remontada
Extatique sur l’estrade d’un bar du quartier de la Part-Dieu, Grégory Doucet a lui revendiqué sa victoire et salué, « les Lyonnais qui ont choisi par leur vote de maintenir une trajectoire responsable et universelle, généreuse et républicaine pour » la ville de Lyon. « Cette élection montre qu’il ne faut ni se fier aux sondages, ni changer une loi électorale avant une élection », a cinglé Gautier Chapuis, adjoint au maire de Lyon alors que les militants exultent à l’annonce des résultats. Déjà en tête au premier tour, Grégory Doucet a confirmé son avantage et finalisé sa «remontada» pour de nouveau remporter la mairie de Lyon. Âgé de 52 ans, l’élu EELV est élu pour sept années supplémentaires. Grégory Doucet remporte cette élection après avoir scellé un « accord technique » de premier tour avec La France insoumise. Accord qui permet à entre sept et neuf élus LFI de siéger au conseil municipal. Insuffisant toutefois pour constituer une minorité de blocage. Selon ce « deal » les élus du parti de Jean-Luc Mélenchon ne devraient pas siéger au sein de l’exécutif municipal.
L’édile écologiste aura mis du temps à entrer dans cette campagne. Totalement dépassé et mis KO par le phénomène Aulas à l’automne, le maire s’est finalement refait une santé après les fêtes de fin d’année pour assumer son rôle d’outsider. Insaisissable jusque-là, Jean-Michel Aulas lui offre un premier point d’accroche avec sa proposition de tunnel routier pour désengorger l’actuel de Fourvière. « Pour la première fois on avait un angle d’attaque clair. Une mesure caricaturale du tout voiture et du tout béton », explique un adjoint écologiste. le observation de départ de la chute de Jean-Michel Aulas et de la « remontada » Grégory Doucet. Jusqu’à la victoire ce dimanche soir.
Jean-Michel Aulas a donc échoué de peu dans son pari municipal à Lyon. Crédité jusqu’à 47% d’intention de votes en octobre dernier, l’ancien chef d’entreprise s’est effondré dans la dernière ligne droite. « Je pense que ce naufrage fera date. En termes de communication, on a fait tout ce qu’il ne faut pas faire. C’est un cas d’école. Et si Grégory Doucet a été bon lors du dernier mois de campagne, on lui a donné toutes les occasions de revenir. », souffle un élu LR. Alors qu’il était attendu pour apaiser la ville après six ans de mandats écologistes, JMA a fait le choix de conflictualiser la campagne. Après avoir concentré sa stratégie sur sa personne, Jean-Michel Aulas n’a finalement jamais réussi à imposer ses thèmes et à faire le nécessaire bilan du maire sortant. Se déclarant « ni de droite, ni de gauche », il a rapidement fait des appels du pied à la gauche via des propositions de gratuité des transports ou des cantines scolaires. « On n’a jamais fait une campagne de droite alors que je pense que c’est ce que les Lyonnais voulaient. Que l’on parle de sécurité, de tranquillité publique, de propreté », déplore un cadre de la droite régionale. Jean-Michel Aulas a également inquiété son propre camp après plusieurs interviews ratées et un débat de premier tour ou il est apparu en très grande difficulté. Un véritable moment de bascule de cette campagne de l’aveu même de ses proches : « Derrière plus rien n’a vraiment imprimé auprès des électeurs ».
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LR remporte la métropole
La victoire des écologistes tout comme la défaite de Jean-Michel Aulas ne sont toutefois pas totales. La métropole de Lyon, collectivité aux 4 milliards d’euros de budget, a basculé à droite dans 10 de ses 14 circonscriptions sous la houlette de Véronique Sarselli, maire LR de Sainte-Foy-lès-Lyon, des maires LR de l’agglomération et du mouvement Grand cœur lyonnais.
Beaucoup ont cru durant cette élection que Grégory Doucet serait sanctionné dans les urnes pour les travaux et restrictions de circulation mises en place à Lyon durant ce mandat. C’est finalement Bruno Bernard le président de la métropole qui en a fait les frais. « Ce n’est pas illogique, à Lyon les habitants ont profité de ces pistes cyclables, mais ceux qui prennent la bagnole, vivent dans la métropole, hors de la ville centre. Ce sont eux qui en ont fait les frais et ils ont voté contre les écologistes», analyse un observateur de la vie politique locale.
La maire de Sainte-Foy-lès-Lyon va se trouver dans une situation historique localement et devra conduire ses projets avec une ville centre dirigée par son opposition. « On ne peut pas diriger la métropole sans Lyon, il faudra trouver des compromis », explique un maire LR du Grand Lyon. « Je travaillerai avec tous les maires de l’agglomération » a promis de son côté Véronique Sarselli. De son côté, Grégory Doucet n’aura pas les coudées franches pour mener à bien ses grands projets de voirie, d’urbanisme ou de transport, ces compétences revenant à la métropole. « Il faudra projet sur projet négocier désormais avec la métropole qui aujourd’hui est à droite », admet Gautier Chapuis. Une véritable cohabitation s’ouvre désormais à Lyon pour les sept prochaines années.
Source : www.lefigaro.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet de mises à jour régulières par nos journalistes.

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