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Voici notre analyse rapide sur « la bataille de récits sur l’union cache mal les échecs de toute la gauche ».
Points essentiels
LUDOVIC MARIN / AFP
Les batailles de récit sur l’union cachent mal les échecs de toute la gauche (photo prise en 2023)
L’union ne garantit plus la force. Les partis de gauche ont perdu nombreuses batailles ce dimanche 22 mars, second tour des élections municipales. Les alliances nouées sur le tard, qu’elles soient offensives ou défensives, n’ont pas fait le plein dans les urnes ni permis aux candidats mal embarqués après le premier tour de renverser la vapeur.
En ce sens, le cas de Clermont-Ferrand est éloquent. Le maire sortant socialiste Olivier Bianchi, arrivé derrière la droite le 15 mars, échoue à se faire réélire (50 contre 45 %), malgré une réserve de voix qui lui semblait favorable. Son alliance avec la France insoumise (17 % au premier tour) n’ayant pas porté ses fruits, le parti à la rose abandonne à la droite LR le bastion auvergnat qu’elle tenait depuis 1944.
Même schéma à Brest, Besançon ou Poitiers, avec l’écologiste Léonore Moncond’huy, désavouée au premier tour et battue par le candidat centriste Anthony Bottier ce dimanche, malgré son alliance de dernière minute avec les mélenchonistes. Significatif aussi, les unions de « conquête » n’ont pas permis de faire basculer Limoges ou encore Toulouse.
Le PS et LFI s’accusent mutuellement
Dans ce contexte, il n’a pas fallu attendre longtemps pour voir chaque parti tirer des conclusions définitives sur ces alliages électoraux. Parfois hâtives, et souvent motivées par la future course présidentielle.
Les dirigeants de la France insoumise ont été les premiers à s’exprimer dimanche soir, pour se féliciter d’une « percée qui s’amplifie » après les surprises du premier tour, et pointer le phénomène de « dégagisme » qui s’abat, selon les mots de Manuel Bompard, sur le Parti socialiste. Un triomphalisme un brin exagéré, qui cache mal en tout cas certains échecs significatifs de la gauche radicale.
Certes, le mouvement fondé par Jean-Luc Mélenchon récupère Roubaix, Le Tampon à La Réunion, ou La Courneuve, après Saint-Denis le 15 mars. Mais il ne parvient pas à s’imposer à Toulouse ou à Limoges malgré les alliances conclues avec le Parti socialiste derrière les insoumis François Piquemal et Damien Maudet, ni à conserver la seule ville moyenne qu’il administrait depuis 2020, Faches-Thumesnil. De vraies contre-performances, alors que les rapports de force issus du premier tour semblaient plus favorables.
Ailleurs, les analyses sont bien sûr différentes. Au Parti socialiste notamment, toutes les tendances pointent du doigt La France insoumise comme repoussoir majeur, avec plus ou moins de sévérité. Ainsi, le premier secrétaire Olivier Faure a estimé que « la provocation outrancière » et « les dérapages antisémites » sont « une voie sans issue », dans une référence claire aux critiques faites au mouvement mélenchoniste. Plus offensifs encore que le patron des roses, toujours promoteur d’une union large, les tenants d’un cordon sanitaire avec LFI estiment quant à eux tenir la preuve des bienfaits de leur intransigeance.
Quelques victoires disent beaucoup
Un satisfecit qui oublie un peu vite, ici, que les candidats socialistes finalement battus étaient déjà bien mal embarqués à l’issue du premier tour, arrivés deuxième ou plus loin. Les alliances avec La France insoumise ont peut-être encouragé un phénomène de mobilisation chez leurs adversaires. Mais rien n’indique qu’en leur absence, les maires sortants de Clermont-Ferrand, Brest ou Tulle, tous vaincus dimanche soir, auraient réussi à remonter la pente.
Dans cette bataille de récits, les écologistes tiennent comme à leur habitude une sorte de double front. Marine Tondelier, unioniste en chef en vue de la présidentielle 2027, estime effectivement que les contre-performances de son camp sont à mettre au (dis)crédit de ceux qui construisent les fameuses « gauches irréconciliables. » « La gauche a été toxique pour elle-même dans cette campagne », a ainsi déploré la secrétaire nationale sur TF1, dont le parti est le principal perdant ce mois de mars. En alliance in extremis avec les insoumis, les verts laissent échapper Poitiers, Besançon et Strasbourg. Sans eux, ils échouent à conserver Bordeaux, ou la métropole de Lyon.
Malgré cela, chez les écologistes ou au Parti socialiste, plusieurs contre-exemples viennent troubler les enseignements que chacun essaie de tirer. À Nantes, la maire sortante socialiste Johanna Rolland l’a emporté avec l’appui de LFI, tandis qu’à Lyon l’écologiste Grégory Doucet a été réélu d’un cheveu face à Jean-Michel Aulas dans la même configuration.
À l’inverse, d’autres candidats qui ont fait le choix de se passer de la gauche radicale réussissent leur défi, que ce soit Emmanuel Grégoire à Paris, Benoît Payan à Marseille, qui a pu bénéficier du retrait de Sébastien Delogu, ou Régis Juanico à Saint-Étienne. Enfin, l’une des bascules les plus savoureuses pour la gauche s’est faite sans doute à Agen, ou une liste regroupant tous les partis (du PS à LFI) dès le premier tour a réussi à reprendre la ville aux mains des centristes.
le indication commun de ces prétendants finalement victorieux, quels que soient les contours de leurs listes ? Ils étaient sortis en tête du premier tour, ou en position de force. Ils n’ont eu qu’à confirmer cette bonne tendance. Une autre leçon à retenir de ces scrutins.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Les évolutions seront analysées par notre équipe pour vous tenir informés.

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