
Ces deux candidats obtiennent le même nombre de voix aux municipales, voici comment ils ont été départagés
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Voici notre analyse rapide sur « la débâcle de Jean-Michel Aulas au terme d’une course bien lancée ».
Points saillants
Il a été longtemps favori des sondages, mais ça n’a pas suffi. L’ancien président de l’OL Jean-Michel Aulas n’a pas tenu son pari de remporter la mairie de Lyon face au maire écologiste Grégory Doucet qui a été réélu au second tour dimanche 22 mars avec 50.67% des voix. BFM retrace les débuts de campagne fulgurants de l’homme d’affaires, jusqu’aux contreperformances médiatiques qui lui ont fait perdre pied ces derniers mois.
La campagne avait commencé sur les chapeaux de roue pour Jean-Michel Aulas, en septembre dernier. Pourtant dimanche 22 mars, l’homme d’affaires et ex-président de l’Olympique Lyonnais s’est incliné au second tour des municipales à Lyon face au maire écologiste sortant Grégory Doucet, réélu avec 50.67% des voix, contre 49.33% pour lui. Moins de 3000 voix d’écart, selon les chiffres définitifs.
Une immense déception pour le candidat de 77 ans, qui a annoncé vouloir saisir la justice en raison d' »irrégularités » qu’il dit avoir constaté « tout au long de la journée ». Selon lui, les résultats « sont différents de ceux annoncés au départ » et « il y a un certain nombre de choses qui nous semblent répréhensibles ».
Un départ en fanfare
Jean-Michel Aulas tombe de haut. Et pour cause, le très populaire septuagénaire est longtemps resté ultrafavori des sondages, en raison de l’image très positive dont il bénéficie à Lyon, héritée de ses 36 ans à la tête de l’OL qu’il a hissé de la seconde division à la place de champion de France sept ans de suite.
Dans tous les sondages, la tête de la liste « Coeur lyonnais », sans étiquette mais soutenue par tous les partis de la droite et du centre (Les Républicains, Renaissance, Horizons et UDI) jouissait d’une avance d’au moins dix points au premier tour sur le maire écologiste sortant Grégory Doucet.
Les premières enquêtes d’opinion réalisées en début de campagne le donnaient même jusqu’à vingt points d’avance et 60% d’intentions de vote face au maire sortant et ses alliés de gauche. En pleine campagne, la star du football Karim Benzema lui apporte même son soutien au mois de janvier.
L’une des mesures phares d’Aulas dans cette campagne est le projet NFT pour « Nouvelle traversée de Fourvière », un méga tunnel de 8 km sous la ville pour « en finir avec » les embouteillages, notamment les « 110.000 véhicules qui traversent quotidiennement l’autoroute urbaine M6-M7. Une promesse à deux milliards d’euros livrée dans 10 ans qui a laissé sceptique jusqu’au ministre des Transports Philippe Tabarot.
« Il y a plus de chances que Lyon remporte la Ligue des Champions avant que l’on soit à l’inauguration, ironisait-il ainsi sur le plateau de Public Sénat.
Passage à vide et fin de campagne discrète
La campagne prend un tournant difficile fin février lors du débat télévisé peu convaincant organisé par BFM Lyon et Le Figaro, lors duquel il est mis en difficulté sur son programme et son chiffrage financier notamment. Bien qu’il soit très connu de la population locale, Jean-Michel Aulas demeure novice en politique et peu préparé aux joutes électorales, et cette contre-performance lors du seul débat d’avant premier-tour ne manque pas de ternir sa fin de campagne.
« Visiblement, certains sont venus avec beaucoup de notes à lire », a également ironisé sur X le président écologiste sortant de la Métropole de Lyon Bruno Bernard, Jean-Michel Aulas ayant parfois eu du mal à s’émanciper de propos préparés à l’avance.
L’intéressé a lui-même fait état le lendemain sur les réseaux sociaux de sa « frustration » après ce « tout premier débat politique », un exercice « avec ses propres codes ». « Je ne viens pas du monde politique », a-t-il insisté, comme pour justifier son manque de mordant. « Ce n’est pas un orateur, un tribun d’estrade, mais un homme de terrain, un entrepreneur avec sa grammaire qui n’est pas celle des journalistes ni des politiques », renchérit son entourage.
À partir de ce moment-là, Jean-Michel Aulas se fait plus discret dans les médias, et il refuse aussi les débats proposés par des associations lyonnaises. « Où est Jean-Michel Aulas ? », s’interroge l’émission « café politique » de BFM Lyon mercredi 4 mars, remarquant qu’on ne l’avait plus vu sur aucun média depuis le débat du 24 février.
En cette fin de campagne, il ne s’est pas effacé mais se concentre sur des opérations de « tractage, du porte-à-porte et des réunions publiques », avant un grand meeting la semaine prochaine, explique encore un proche collaborateur. Quant aux invitations des médias, il se contente des sorties « efficaces », ajoute cette source, en notant la faible audience de ceux que Jean-Michel Aulas a snobés.
Un match retour serré après l’alliance à gauche
Le président écologiste sortant de la Métropole de Lyon Bruno Bernard lui reproche de « mépriser les électeurs » en refusant les débats d’idées mais son cercle rapproché assume alors de « privilégier sa notoriété » et « les sorties qui permettent de révéler sa personnalité, celle d’un homme à portée de main, serviable, pas élitiste ».
Les choses se corsent encore davantage pour Aulas lorsque Grégory Doucet scelle une « fusion technique » avec la liste d’Anaïs Belouassa-Cherifi pour la France insoumise (qui venait de récolter 10,41% au premier tour) en vue du second tour. Une alliance qualifiée d' »accord de la honte » par Jean-Michel Aulas, qui refuse alors de débattre avec son rival dans l’entre-deux-tours.
Jean-Michel Aulas « ne débat pas avec des formations qu’il considère comme extrémistes et dont les ambiguïtés face à la violence et à l’antisémitisme posent un problème de cadre démocratique », a justifié son équipe de campagne à la veille d’un débat prévu de longue date sur France 3.
« En s’alliant avec LFI, Grégory Doucet a, de fait, rompu ce cadre », a-t-elle ajouté dans un message à l’AFP, expliquant avoir proposé à la chaîne de remplacer le débat par deux interviews successives. Une proposition « refusée par M. Doucet », écrit-elle.
« Jean-Michel Aulas refuse le débat et c’est juste une stratégie de fuite », a affirmé l’entourage du maire sortant. « Je n’ai absolument pas peur de rencontrer M. Doucet, au contraire je suis très motivé », avait-il pourtant assuré plus tôt à la presse, tout en laissant planer le doute sur sa participation au débat.
Au premier tour dimanche 15 mars, il arrive finalement au coude-à-coude avec Grégory Doucet, augurant un « match retour » serré. La liste d' »union de la gauche et des écologistes » de Gégory Doucet obtient 37,36% des suffrages contre 36,78% pour celle de « Coeur Lyonnais » de Jean-Michel Aulas, devant la candidate LFI Anaïs Belouassa-Cherifi (10,41%).
Défait à Lyon, l’ancien homme d’affaires peut toutefois se satisfaire d’avoir gagné l’élection métropolitaine avec sa liste Grand Coeur Lyonnais. Les listes menées par la candidate LR Véronique Sarselli arrivent en tête de 9 des 14 circonscriptions de la Métropole de Lyon. « Je lui demanderai tout de même d’être mon premier vice-président », a commenté après sa victoire Véronique Sarselli, au sujet de Jean-Michel Aulas, nouvel élu métropolitain.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Cette situation fera l’objet d’une observation continue de notre rédaction.

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