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Voici notre analyse rapide sur « La Terre, « poussée au-delà de ses limites », a franchi une nouvelle ligne rouge en 2025 ».
Résumé pour le lecteur
PATRICK T. FALLON / AFP
La quantité de chaleur accumulée par la Terre a atteint un niveau record en 2025, alerte l’Organisation météorologique mondiale. (Photo prise en Californie, le 20 mars 2026, pendant une vague de chaleur.)
Un avertissement sans précédent. La quantité de chaleur accumulée par la Terre a atteint un niveau record en 2025, avec des conséquences à craindre pour des centaines, voire des milliers d’années, alerte, ce lundi 23 mars, l’Organisation météorologique mondiale (OMM), une agence de l’ONU.
« Le climat mondial est en état d’urgence. La Terre est poussée au-delà de ses limites. Tous les indicateurs climatiques clés sont dans le rouge », a averti le Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres à l’occasion de la communication du rapport annuel de l’état du climat de l’OMM.
Pour la première fois, ce rapport intègre parmi les indicateurs climatiques clés le déséquilibre énergétique de la Terre, qui rend compte de la vitesse à laquelle l’énergie entre et sort du système de la planète.
Un déséquilibre qui s’accentue
Dans un climat stable, la quantité d’énergie solaire entrante est à peu près égale à la quantité d’énergie sortante. Mais cet équilibre est rompu par l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre (CO2, méthane et protoxyde d’azote) qui entraînent un réchauffement continu de l’atmosphère et de l’océan ainsi que la fonte des glaces.
Le déséquilibre s’est accentué depuis le début des relevés d’observation en 1960 et en particulier au cours des 20 dernières années, pour atteindre « un nouveau record en 2025 », constate l’OMM.
« Les activités humaines perturbent de plus en plus l’équilibre naturel, et nous devrons vivre avec ces conséquences pendant des centaines, voire des milliers d’années », prévient la Secrétaire générale de l’organisation Celeste Saulo.
Océan en surchauffe
Dans son rapport, l’OMM confirme que les années 2015 à 2025 sont les 11 années les plus chaudes jamais enregistrées, et que l’année 2025 se classe au deuxième ou troisième rang, avec une température supérieure d’environ 1,43 degrés à la moyenne de la période 1850-1900.
L’année 2024, qui a débuté sous l’influence d’un puissant épisode El Niño, reste l’année la plus chaude jamais observée, souligne encore l’organisation.
« Les phénomènes extrêmes survenus partout dans le monde, notamment les épisodes de chaleur intense, les fortes pluies et les cyclones tropicaux, ont causé des perturbations et des dégâts, et mis en évidence la vulnérabilité de nos économies et sociétés interconnectées », rappelle l’OMM.
Le réchauffement océanique et la fonte des glaces entraînent une élévation à long terme du niveau mondial moyen de la mer, qui s’est accélérée depuis le début des mesures satellitaires, en 1993. Ce niveau était en 2025 supérieur d’environ 11 cm à celui enregistré au début des relevés.
L’excédent de chaleur est stocké à 91 % dans l’océan, qui joue le rôle de tampon contre la hausse des températures sur les terres émergées. Mais selon l’OMM « le contenu thermique de l’océan a atteint un nouveau record en 2025, et le taux de réchauffement a plus que doublé entre la période 1960-2005 et la période 2005-2025 ».
« Chaos climatique »
Dans le même temps, les calottes glaciaires de l’Antarctique et du Groenland ont toutes deux perdu une masse considérable, et l’étendue moyenne annuelle de la glace de mer arctique en 2025 se classe au premier ou au deuxième rang des étendues les plus faibles jamais mesurées depuis le début de l’ère satellitaire, relève l’organisation onusienne.
John Kennedy, expert de l’OMM, a indiqué à la presse que le climat demeurait pour l’instant sous l’effet d’un épisode La Niña, associé à des températures mondiales plus basses. « Les prévisions indiquent globalement un retour à la neutralité d’ici le milieu de l’année, avec une possible apparition d’El Niño plus tard dans l’année (…) Nous pourrions donc observer une nouvelle hausse des températures en 2027 », a-t-il expliqué, précisant que rien n’était certain à ce stade.
« Soyons francs, la situation est plutôt alarmante (…) Nous utilisons ces informations pour affiner nos prévisions et justifier la nécessité de systèmes d’alerte précoce, afin de faire notre possible pour atténuer les conséquences, mais (…) ces indicateurs n’évoluent pas dans un sens qui laisse entrevoir une issue favorable », a concédé devant la presse la secrétaire générale adjointe de l’OMM, Ko Barrett.
« le dossier publié aujourd’hui devrait être accompagné d’une mise en garde : le chaos climatique s’accélère et toute tergiversation sera fatale », insiste de son côté Antonio Guterres.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet d’une observation continue de notre rédaction.

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