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Notre rédaction partage quelques remarques sur « Lionel Jospin est mort, son discours du 21 avril 2002 restera dans les livres d’Histoire ».
Points clés à connaître
JACK GUEZ / AFP
Photo prise le 21 avril 2002 à Paris, montrant l’ancien Premier ministre français et candidat du Parti socialiste (PS) Lionel Jospin, annonçant les résultats du premier tour de l’élection présidentielle.
Il est le personnage central du plus gros séisme politique du début du XXIe siècle en France. Décédé ce dimanche 22 mars à l’âge de 88 ans, Lionel Jospin a vécu en 2002 un échec historique au premier tour de la présidentielle en étant devancé par Jean-Marie Le Pen. Son discours de défaite, prononcé au soir du dimanche 21 avril 2002, est resté et restera dans les livres d’Histoire.
En pleines vacances de Pâques il y a 24 ans, avec un petit score de 16,18 % des voix, le Premier ministre Lionel Jospin est donc éliminé de la course à l’Élysée par Jean-Marie Le Pen. Abasourdi, comme toute la France, face à la première accession de l’extrême droite au second tour de la présidentielle, le socialiste surprend son monde et annonce se retirer de la vie politique.
Cinq ans auparavant, Lionel Jospin était entré à Matignon à la tête d’une majorité de gauche plurielle alliant socialistes, communistes et écologistes, sortie victorieuse d’élections législatives provoquées par une dissolution – déjà surprise – de l’Assemblée nationale par le président Jacques Chirac. Il « cohabite » donc avec le président gaulliste et met notamment en place la réduction du temps de travail à 35 heures hebdomadaires et le Pacs.
« J’assume pleinement la responsabilité de cet échec »
Fort de ses cinq années à la tête du gouvernement lorsqu’il se présente à la présidentielle de 2002, Lionel Jospin porte les immenses espoirs d’une gauche qui, après François Mitterrand, rêve d’un retour à l’Élysée. Mais rien ne se passe comme prévu : la gauche se divise avec huit candidats pour la présidentielle, les idées d’extrême droite ont le vent en poupe, la campagne est parfois ratée, du fait d’attaques trop virulentes contre Jacques Chirac qui galvanisent les troupes de droite. Au final, Lionel Jospin est devancé d’environ 200 000 voix par le candidat du Front national, l’ancien nom du Rassemblement national.
« Le résultat du premier tour de l’élection présidentielle vient de tomber comme un coup de tonnerre », résume Lionel Jospin quelques heures après les résultats, alors qu’il était arrivé à son QG de campagne sous les vivats et les « Jospin président ».
« Au-delà de la démagogie de la droite et de la dispersion de la gauche, qui ont rendu possible cette situation, j’assume pleinement la responsabilité de cet échec et j’en tire les conclusions en me retirant de la vie politique après la fin de l’élection présidentielle », annonce-t-il ensuite, face à des militants compléments sous le choc, qui se mettent à pleurer et à crier, comme vous pouvez l’entendre dans la vidéo ci-dessous.
un collaborateur de France 3 Île-de-France de l’époque a raconté pour franceinfo la sidération qui régnait ce jour-là au siège de la campagne de Lionel Jospin : « C’est la stupeur, des cris. Je me souviens d’un type à genoux tenant la main de sa copine, de vrais pleurs comme j’en ai rarement entendu dans une soirée électorale… »
Dans le même temps, la population descend dans les rues de Paris pour scander sa peur de voir l’extrême droite arriver au pouvoir : « Le Pen, facho, le peuple aura ta peau ! » La montée de l’extrême droite pousse plus d’1,4 million de Français inquiets dans la rue dans l’entre-deux-tours, avec un pic de manifestants atteint le 1er-Mai.
Dans le même temps, Lionel Jospin est toujours sidéré. Il lui faudra quatre jours pour demander à ses électeurs de « faire barrage à l’extrême droite », sans pour autant appeler à voter Jacques Chirac. Le chef d’État sortant battra tout de même Jean-Marie Le Pen avec un score inégalé sous la Ve République : 82,2 %. Lionel Jospin, lui, est resté fidèle à sa promesse, se tenant à l’écart pendant des années de la vie politique du pays.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : L’équipe éditoriale continuera à analyser les faits.

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