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23 mars 2026Lionel Jospin et l’Afrique, une volonté de normalisation des relations entre la France et le continent
Analyse : Cette nouvelle a été analysée par nos rédacteurs pour vous donner un aperçu.
Quelques observations clés de notre rédaction sur « Lionel Jospin et l’Afrique, une volonté de normalisation des relations entre la France et le continent ».
À ne pas oublier
En France, Lionel Jospin, ancien Premier ministre socialiste lors de la cohabitation avec Jacques Chirac de 1997 et 2002, est mort ce dimanche 22 mars à Paris à l’âge de 88 ans. Pendant ses cinq années à la tête du gouvernement français, il aura tenté de normaliser les relations entre le continent africain et la France. Une mission complexe à mener tandis qu’il s’agissait de préserver une cohabitation sereine avec Jacques Chirac.
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Lui, président, il promettait dans son programme de supprimer la « cellule Afrique » de l’Élysée si toutefois il avait été élu en 1995. Mais Lionel Jospin n’aura jamais été chef de l’État français et, pendant ses années de cohabitation avec Chirac « l’Africain », il se sera efforcé de normaliser les relations entre la France et le continent.
Contribuer à l’émancipation de l’Afrique, établir de nouveaux partenariats, faire fi du clientélisme et des « zones d’influences du passé », autant de vœux pieux formulés par Lionel Jospin lors de son discours de politique générale ou bien d’un voyage officiel au Sénégal en 1997.
Partisan du « faire mieux » en matière de coopération avec l’Afrique
L’ex-étudiant qui militait dans les années 1960 contre la guerre d’Algérie a eu, lui aussi, son discours de Dakar. Discours où face au président Abdou Diouf et son Premier ministre Habib Thiam, Lionel Jospin promet que Paris ne ferait pas « moins, mais mieux » en matière de coopération avec l’Afrique.
Une aide mieux ciblée et un interventionnisme a minima dans les affaires intérieures des pays africains. Pas toujours simple lorsque – par exemple – en décembre 1999 le général Guei renverse le président Konan Bédié à Abidjan et que la question d’une intervention militaire se pose entre l’Élysée et Matignon. Les deux parties s’opposent mais finalement décident de ne rien décider, comme un symbole de cinq années de cohabitation où deux doctrines de la politique étrangère se neutralisent l’une l’autre.
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Une politique « la plus normale possible » avec l’Afrique
Pour Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères, Lionel Jospin « voulait que l’on mène avec l’Afrique la politique la plus normale possible. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il avait décidé qu’il fallait qu’il y ait une politique étrangère globale et que ça ne justifiait pas un ministère particulier ».
Pour Lionel Jospin, il fallait avoir des relations normales, diplomatiques, politiques, des partenariats, que tout était ouvert, rien n’était impossible, mais jamais au nom d’une proximité ou d’une dépendance, d’une collusion exagérée comme ça avait été le cas avant.
Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères
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Source : www.rfi.fr
Conclusion : Cette information sera mise à jour dès que de nouveaux éléments apparaîtront.

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