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L'équipe met en lumière les points essentiels de « Mohammad-Bagher Ghalibaf, un «médiateur» iranien au cœur du flou diplomatique ».
Analyse rapide
Le président du Parlement iranien et ancien maire de Téhéran serait le médiateur avec les Américains. L’intéressé dément.
Mohammad-Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, serait le médiateur iranien dans les pourparlers annoncés par Donald Trump. Selon plusieurs sources concordantes citées par la presse israélienne et américaine, et confirmé au Figaro par une source israélienne, cet ancien général des Gardiens de la révolution servirait de canal indirect dans des échanges entre Washington et Téhéran. Le président du Parlement iranien, s’annonce comme un acteur central d’une séquence diplomatique aussi inattendue qu’opaque.
Lundi, Donald Trump a évoqué des discussions « très bonnes et productives », affirmant que « de nombreux points » faisaient déjà consensus, au point de suspendre pour cinq jours des frappes prévues contre les infrastructures énergétiques iraniennes. Cette inflexion a immédiatement fait reculer les cours du pétrole, de plus de 13 %, dans un contexte de tension extrême autour du détroit d’Ormuz.
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Dans le détail, les échanges resteraient indirects. Selon Axios, des messages ont transité ces derniers jours via l’Égypte, la Turquie et le Pakistan, qui tentent désormais d’organiser un appel téléphonique entre Mohammad-Bagher Ghalibaf et les émissaires américains, Steve Witkoff et Jared Kushner. Une rencontre physique pourrait suivre, possiblement à Islamabad, si ce premier contact aboutit. Mais à ce stade, aucune discussion directe n’aurait encore eu lieu, malgré les affirmations de Donald Trump. « Il y avait une volonté des deux côtés d’ouvrir des discussions », confie une source proche du dossier à Axios, notamment sous la pression des marchés énergétiques et de la crainte d’une escalade régionale incontrôlable.
«Fake news»
Téhéran, lui, dément catégoriquement. Sur X, Mohammad-Bagher Ghalibaf affirme : «Aucune négociation n’a eu lieu avec les États-Unis», accusant Washington de diffuser de «fausses informations» pour manipuler les marchés et «sortir de l’impasse dans laquelle les États-Unis et Israël sont piégés». Une ligne officielle qui contraste avec l’intensité des contacts indirects décrits en coulisses, et illustre la stratégie iranienne classique consistant à dissocier communication publique et diplomatie réelle.
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Ancien commandant des Gardiens de la révolution, ex-maire de Téhéran et proche du cercle dirigeant – notamment de Mojtaba Khamenei – Mohammad-Bagher Ghalibaf apparaît aujourd’hui comme l’un des responsables civils les plus influents du régime. Il aurait joué un rôle clé dans la gestion de l’effort de guerre lors du conflit de douze jours en juin dernier et s’est récemment illustré en menaçant de frapper des infrastructures énergétiques régionales en réponse aux ultimatums américains. Son implication signale que les discussions, même indirectes, se situent à un niveau décisionnel élevé.
Reste une inconnue majeure : qui parle réellement au nom de Téhéran ? Les responsables américains eux-mêmes peinent à identifier une chaîne de commandement claire, dans un régime fragilisé par les frappes israéliennes et par l’effacement relatif du guide suprême. Donald Trump affirme négocier avec «un homme très respecté», sans le nommer, disant vouloir éviter de «le faire tuer».
Derrière cette séquence, les enjeux dépassent largement le cadre diplomatique. Washington cherche à transformer ses gains militaires en accord politique, tandis que Téhéran tente de desserrer l’étau sans apparaître en position de faiblesse. Le dossier nucléaire, le programme balistique et la sécurisation du détroit d’Ormuz figurent au cœur des discussions évoquées par Donald Trump, qui affirme que l’Iran serait prêt à renoncer à l’arme nucléaire et à rouvrir la voie maritime stratégique – des affirmations non confirmées par Téhéran.
Source : www.lefigaro.fr
Conclusion : Cette information sera mise à jour dès que de nouveaux éléments apparaîtront.

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