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23 mars 2026Reuters.com
23 mars 2026« Mon mentor, mon ami », « une très belle figure de la gauche française qui s’en va » : les hommages de la classe politique après la mort de Lionel Jospin
Analyse : Un résumé des points clés mis en avant par notre rédaction.
L'équipe met en lumière les points essentiels de « « Mon mentor, mon ami », « une très belle figure de la gauche française qui s’en va » : les hommages de la classe politique après la mort de Lionel Jospin ».
Récap des faits principaux
« Une figure morale », « une personnalité exceptionnelle » : les hommages se multiplient à gauche, après l’annonce du décès de l’ancien Premier ministre Lionel Jospin, à l’âge de 88 ans.
« C’est une très belle et haute figure de la gauche française qui s’en va », réagit lundi 23 mars sur France Inter Laurent Fabius, après l’annonce du décès de Lionel Jospin, dont il a été ministre de l’Économie. Laurent Fabius se dit favorable à un hommage national, « ce serait une bonne chose », estime-t-il.
Laurent Fabius décrit une « figure morale ». « C’était un dirigeant politique de très grande valeur » et « un Premier ministre efficace », ajoute-t-il. « Nous nous connaissions depuis très longtemps, nous avons travaillé ensemble. Parfois, nous avons eu certaines divergences, mais il était devenu un proche et très bon ami », confie-t-il.
Un hommage partagé par l’ancien ministre de l’Economie Pierre Moscovici sur France Inter : « Il était mon maître, mon mentor, mon ami et c’était une personnalité assez exceptionnelle, pas toujours expansive, mais il était extrêmement affectueux, fidèle, un homme de principe ».
« J’ai été son conseiller, son ministre (Affaires européennes 1997-2002) », rappelle Pierre Moscovici, saluant un homme qui a « amené la gauche au gouvernement en 1997, la gauche plurielle, a su la rassembler autour d’idées, mener des grandes réformes, dont les 35 heures, les emplois-jeunes, créer 1 million d’emplois, faire reculer le chômage, réduire les déficits pour qualifier la France à l’euro », ou encore « mettre en place la CMU (couverture maladie universelle) et l’allocation pour personnes âgées (allocation personnalisée d’autonomie) ».
Lionel Jospin, en tant que Premier ministre, « avait su tenir un peu les deux bouts de la chaîne », résume son ancien ministre. « Il était authentiquement de gauche, attaché aux conquêtes sociales, l’égalité à la justice, mais il était aussi profondément réaliste », note Pierre Moscovici. « Il savait que la gauche et la France ne pouvaient fonctionner que dans le cadre d’une Europe qui avance, et il avait consacré aussi beaucoup d’énergie à la cause européenne », déclare l’ex-commissaire européen et actuel membre de la Cour des comptes européenne.
En 2002, Lionel Jospin n’était pas parvenu à se qualifier pour le second tour de la présidentielle, laissant Jean-Marie Le Pen en duel avec Jacques Chirac, et annonçant par la suite son retrait de la vie politique. « Je crois qu’il aurait été un remarquable président de la République » et que son retrait « a été une perte non seulement pour la gauche, mais aussi pour la France », juge Pierre Moscovici. La course à la présidentielle était « un jeu dans lequel » Lionel Jospin « ne se sentait pas forcément à l’aise », rappelle celui qui a été son directeur adjoint de campagne. « Il était aussi personnellement un peu différent, en quelque sorte à côté, pendant cette campagne de 2002 », se souvient Pierre Moscovici, « il ne la sentait pas ».
De son côté, le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale Boris Vallaud parle d’un « homme d’une grande bienveillance, d’une attention permanente ». « Aujourd’hui, je veux garder le souvenir d’un homme qui a fait avancer la cause du progrès, la cause de la justice », affirme le député PS des Landes sur franceinfo.
Pour lui, Lionel Jospin est « un modèle” : « Ça fait partie des grandes figures qui nous font dire que nous ne sommes pas socialistes par hasard. C’est l’homme de la gauche plurielle, c’est l’homme des 35 heures, de la CMU, des emplois-jeunes, du PACS et de bien d’autres choses encore. C’est une rigueur morale. Il demeure pour beaucoup d’entre nous un exemple et un motif d’engagement. »
En tant que Premier ministre de 1997 à 2002, Lionel Jospin a aussi marqué ceux qui ont travaillé avec lui, comme Manuel Valls, qui était chargé de la communication et de la presse au cabinet de Lionel Jospin à Matignon. « J’ai tellement appris à ses côtés, c’est la meilleure des écoles, je ne pourrai jamais l’oublier », affirme-t-il.
« Pour ceux qui se sont engagés pour Michel Rocard et ensuite pour Lionel Jospin, comme cela a été mon cas, c’est des pages de la vie et de l’histoire qui se tournent », poursuit l’ancien Premier ministre de François Hollande, qui dit ressentir « de la tristesse, de la peine ». Pour lui, Lionel Jospin « a incarné, dans le sillage de François Mitterrand, la gauche de gouvernement, c’est-à-dire celle qui a à la fois des convictions, des valeurs et qui sait qu’il faut gouverner et que gouverner, c’est difficile ».
Lionel Jospin a été « jusqu’au bout l’homme de la gauche de gouvernement », assure Manuel Valls, qui explique avoir discuté avec lui il y a un an de la situation en Nouvelle-Calédonie « parce qu’il était aussi l’homme des accords » de 1998 qui avaient instauré une autonomie progressive.
« Il était de ceux qui pensaient que les socialistes ne devaient pas censurer le gouvernement de Lecornu, mais trouver les voies d’un accord, peut-être à travers le 49.3 », affirme Manuel Valls. Donc on peut avoir des convictions, de la force, la gauche, la social-démocratie, la gauche réformiste, avec comme objectif « de gouverner pour précisément répondre aux aspirations des gens. »
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Nous continuerons de surveiller cette situation pour vous informer.

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