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23 mars 2026Municipales 2026 à Nîmes : comment, en cinq jours, la gauche de Vincent Bouget a refait son retard pour battre le RN
Analyse : Voici quelques points à considérer selon notre équipe éditoriale.
Notre rédaction partage son avis sur les points importants de « Municipales 2026 à Nîmes : comment, en cinq jours, la gauche de Vincent Bouget a refait son retard pour battre le RN ».
Résumé synthétique
Face à une extrême droite très présente sur les réseaux sociaux, la gauche a privilégié les vraies rencontres sur le terrain pour l’emporter le 22 mars.
La scène se passe au cercle de l’Avenir, quartier Richelieu lundi 16 mars. Il est 8 heures du matin et la veille, la gauche a reçu un coup derrière la tête. Le candidat d’extrême droite Julien Sanchez a raflé la pole position au 1er tour, 163 voix devant Vincent Bouget, de Nîmes en commun. Devant les militants encore tétanisés, « Vincent a pris la parole. Il a fait un discours très fort, pour remobiliser, redonner confiance à tous les colistiers et ceux qui s’étaient impliqués depuis plusieurs mois, raconte la 6e de la liste, Soukaïna Ben Jaafar. Il a eu des mots rassurants. Certes, c’était un coup dur, mais il fallait convaincre tous les Nîmois, partout. Et on a été soutenu par un élan citoyen. »
En effet, dans les heures qui suivent, au local de campagne de Nîmes en commun place Bellecroix, de nombreux Nîmois débarquent. « Il y a eu un déferlement citoyen, raconte une militante. Les gens venaient spontanément proposer leur aide. Il y a eu beaucoup de jeunes. » Une autre réunion au cercle de l’Avenir, le même soir, permet de mettre une grosse organisation en place. Il faut ratisser large, mais tactique, en n’oubliant personne mais en ciblant davantage certains quartiers. « On a tous vu qu’il y avait de très bons résultats pour nous dans les quartiers prioritaires, mais avec des taux de votes faibles. On y est allés ».
« On a fait du porte à porte, des rencontres avec les habitants pour mobiliser, expliquer notre projet, raconte Sonia Benkirat, actrice du secteur associatif à Valdegour. On a expliqué que voter était un droit républicain. Et on a rappelé nos idées. Quand le RN dit qu’on veut désarmer la police municipale, c’est faux ! Ce n’est pas l’idée de Nîmes en commun ! Nous, on veut travailler pour une ville unie. »
« Quand il est question de valeurs, les gens font bloc »
Dans les quartiers prioritaires (Pissevin, Valdegour, Chemin-Bas…), où la pauvreté explose et où le narcotrafic pourrit le vivre ensemble, l’accueil est unanime, selon les militants. « Ces dernières années, il y a eu une vraie dépolitisation des quartiers, que c’était difficile de mobiliser sur un projet. Mais quand il a été question des valeurs, du danger de l’extrême droite, là les gens ont fait bloc. Ils se sont dit qu’on n’avait pas besoin de davantage de division et de stigmatisation », poursuit Soukaïna Ben Jaafar.
En parallèle, d’autres quartiers sont ciblés. Ceux du centre-ville où la gauche est arrivée en tête, mais aussi d’autres plus résidentiels.
Comme il faut redonner un grand élan, un meeting est aussi, très vite, organisé. Ce sera le mercredi de l’entre-deux tours, sur l’Esplanade. 2000 personnes s’y rejoignent ce soir-là. « Voir autant de monde mobilisé, forcément, ça rebooste. C’était un moment fort. Ça a permis de garder l’espoir d’une victoire », raconte Soukaïna Ben Jaafar.
Le contraste avec la réunion publique de la droite (400 personnes, le lendemain) et la faible campagne de terrain du RN, plus prompt à s’exprimer sur les réseaux sociaux, est saisissant. « C’est ça qui a payé. Les gens avaient besoin d’être dans le dialogue, la rencontre », raconte notre militante.
Au final, dimanche 22 mars, la participation est en forte hausse dans certains quartiers. Ainsi, à titre d’exemple les trois bureaux de vote de Paul-Langevin, en plein cœur de Pissevin, passent, entre le premier et le second tour de 944 à 1227 suffrages exprimés, avec des pourcentages très largement favorables à Vincent Bouget (77 %, 44 % et 82 %). Même histoire à Jean D’ormesson, où on est passé de 689 à 957 suffrages exprimés avec des scores de 56 et 74 % dans les deux bureaux. On connaît la suite. Vincent Bouget refait largement son retard et l’emporte de 1852 voix, dimanche soir. Le terrain a payé. « Maintenant, il faut entretenir le lien, dit Soukaïna Benjafaar. La politique se fait par la preuve. »
Source : www.midilibre.fr
Conclusion : Les évolutions seront analysées par notre équipe pour vous tenir informés.

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