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23 mars 2026Municipales 2026 : « Dégoût », « révoltant », « une profanation », « une honte »… En Catalogne, l’élection d’un maire d’extrême droite à Elne ne passe pas
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Ce qu’il faut observer
Pour les Catalans, Elne est un symbole de leur propre histoire contre le fascisme. Le vote des Illibériens ce dimanche les a choqués.
Sur son compte X, ce lundi matin, on devine que le réveil de l’écrivain catalan Joan-Lluís Lluís a été douloureux. La lecture des résultats des élections municipales 2026 en France, et en Catalogne Nord en particulier, a créé un vrai malaise de l’autre côté de la frontière. Ainsi, pour Joan-Lluís Lluís, « le cas que la maternité d’Elne soit désormais entre les mains de l’extrême droite provoque un dégoût très particulier, mêlé de désolation, de colère et de honte ».
Que la Maternitat d’Elna sigui ara en mans de l’extrema dreta provoca un fàstic molt específic, fet de desolació, ràbia i vergonya.
— Joan-Lluís Lluís (@Joanlluislluis) March 23, 2026
Ce dimanche 22 mars 2026, Elne a basculé à l’extrême droite lors du second tour de l’élection municipale d’Elne à la faveur de la victoire de la liste de Steve Fortel qui a décroché 48 % des voix dans une triangulaire fatale à la gauche.
Un classement à l’extrême droite contesté par le nouveau maire
Dirigeant de Vincoeur Catalan, la cave à vins, bières et spiritueux 100 % roussillonnais, Steve Fortel n’était pas soutenu par le RN lors de cette élection et a toujours contesté son classement à l’extrême droite par la préfecture.
Pourtant proche de l’ultra-droite, Steve Fortel a été adhérent du FN jusqu’en 2011 alors qu’il a également été, un temps, membre du Parti nationaliste français. « Si ma liste est plutôt de droite, des personnes de toutes sensibilités y figurent », tempérait-il auprès de L’Indépendant dernièrement.
Toutefois, en Catalogne Sud, son profil inquiète et son élection est « révoltante » pour le journal Ara. « Le coup le plus dur de la soirée », pour le journal en ligne Nació Digital avec la victoire de celui qui est « considéré encore plus à droite que le parti de Marine Le Pen ». « C’est également douloureux, compte tenu de sa forte valeur symbolique à Elne », ajoutait encore Ara.
L’emblème de grandes blessures
Et pour cause, Elne, c’est l’emblème de grandes blessures dans l’histoire de la Catalogne. Tout d’abord, en 1285, la population d’Elne (qui n’était pas encore française) avait été sacrifiée lors d’un épisode tragique. Après un siège de plusieurs jours, les habitants d’Elne avaient été enfermés dans la cathédrale puis massacrés par le roi de France, Philippe le Hardi, pour avoir juré fidélité à la couronne d’Aragon. Un massacre d’une violence et d’une cruauté terribles qui avait été permis par le repli des troupes catalanes. Elne était alors la capitale administrative et religieuse du Roussillon. Plusieurs ouvrages évoquent « le fardeau qu’est le massacre d’Elne pour tout Catalan ».
Ce martyre de la ville d’Elne, méconnu du grand public, fait l’objet de cérémonies du souvenir en mai dans la cité illibérienne où une rue, celle du « 25 mai 1285 », rappelle cet épisode.
La maternité fermée par les nazis
Mais Elne, pour les Catalans, c’est aussi le lien avec la maternité suisse, devenue le symbole des exilés de la Retirada fuyant le franquisme. « Depuis les années 1990, la maternité d’Elne a fait l’objet de démarches mémorielles multiples », expliquait récemment Grégory Tuban, historien et spécialiste de la Retirada à L’Indépendant.
L’établissement de santé a été fondé en 1939 à Elne par l’éducatrice et philanthrope suisse Elisabeth Eidenbenz dans le but d’accueillir et d’aider les femmes enceintes contraintes à l’exil en raison de la guerre civile espagnole. Basée à quelques kilomètres du camp de réfugiés d’Argelès, la maternité suisse d’Elne a fonctionné jusqu’en 1944, date à laquelle elle a été fermée par les nazis pendant l’Occupation.
La maternité d’Elne reste un symbole fort pour la Catalogne et de nombreux bébés s’appellent encore aujourd’hui « Elna » en hommage à la maternité.
El Punt Avui soulignait aussi qu’Elne était dirigée jusqu’ici par le communiste Nicolas Garcia, « l’un des cinq maires français poursuivis pour avoir voulu utiliser le catalan en séance plénière du conseil municipal ». L’élection de Steve Fortel était, là aussi, vue comme un mauvais coup porté à la promotion du catalan.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Les développements à venir permettront de compléter notre point de vue.

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