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23 mars 2026Municipales : l’ancienne gloire du rugby Serge Blanco réussit sa relance en gagnant Biarritz
Analyse : Voici l'avis général de notre rédaction sur les faits présentés.
Voici quelques observations de notre rédaction sur « Municipales : l’ancienne gloire du rugby Serge Blanco réussit sa relance en gagnant Biarritz ».
À retenir absolument
Celui que les médias ont souvent surnommé le « Pelé du rugby » a réalisé une nouvelle prouesse. Serge Blanco a réussi son pari d’entrer en politique en remportant, dimanche 22 mars, les élections municipales à Biarritz, sa ville de cœur, avec 41,92 % des voix au second tour dans une triangulaire.
Pour sa première campagne électorale, l’ex-arrière du XV de France et du Biarritz olympique (BO), âgé de 67 ans, devance Maider Arosteguy (32,21 %) et une liste d’union de la gauche et d’un candidat centriste, menée par Ana Ezcurra, troisième avec 25,87 %, selon des résultats complets.
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L’ancien joueur vedette, qui avait devancé de seulement douze voix la maire LR Maider Arosteguy au premier tour, a été rallié dans l’entre-deux tours par un membre de l’opposition sortante, Jean-Baptiste Dussaussois-Larralde, arrivé quatrième (13,11 %).
Après avoir proclamé les résultats sous les hourras et applaudissements des soutiens de Serge Blanco, Maïder Arosteguy a dit sa « déception » et son « sentiment d’avoir tout donné », avant de prédire « un mandat extrêmement difficile ». Serge Blanco a, lui, déclaré que « les Biarrots avaient envie de changement », « qu’on leur parle avec le cœur, qu’on les respecte ».
L’homme d’un seul club, le BO
Pour sa première participation au scrutin municipal dans cette ville balnéaire huppée de 25 000 habitants, ancrée au centre-droit, l’ancien international de rugby avait constitué une liste d’ouverture à la société civile et rassemblant du centre-gauche à la droite au premier tour.
Né en 1958 à Caracas, il est arrivé dans la cossue cité balnéaire basque deux ans plus tard avec sa mère, après la mort de son père vénézuélien.
Il y découvre le rugby et un club, le Biarritz olympique… Le seul de sa carrière, avec lequel il a échoué en finale du Championnat de France en 1992 face à Toulon (défaite 19-14), pour ses adieux aux terrains.
« Je n’ai jamais porté que les couleurs du BO et c’est ma fierté. Je suis l’homme d’un seul club », clame-t-il dans « Mes rebonds favorables », son autobiographie parue en 2019.
Une décennie éclaboussée par le talent de ce joueur
Malchanceux en club, Serge Blanco écrit sa légende en sélection, au fil de 93 capes, 18 capitanats et 38 essais, un record seulement dépassé par Damian Penaud (40) en novembre 2025.
Numéro 15 dans le dos, il électrise les défenses d’un crochet déroutant ou d’une course folle, à l’image de son essai face à l’Australie en 1987, qui qualifie la France pour la finale de la toute première Coupe du monde. Poursuivi par quatre Wallabies, il plonge dans l’angle à la 85e minute. Puis célèbre, à genoux, ballon au-dessus de la tête.
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Si le XV de France est battu en finale par la Nouvelle-Zélande, il remporte six Tournois des Cinq Nations, dont deux Grands chelems (en 1981 et 1987), au cours de cette décennie 1980 éclaboussée par le talent de Blanco.
Il quitte les Bleus au soir d’une défaite rageante, ponctuée de coups, en quart de finale de la Coupe du monde 1991 face à l’Angleterre, qui l’avait « ciblé » pour faire dérailler le XV de France.
Entrepreneur et dirigeant du rugby français
Il se reconvertit d’abord dans les affaires. Après avoir débuté comme tourneur, ajusteur et monteur chez Dassault, en parallèle de sa carrière alors amateur de rugby, puis intégré les relations publiques du groupe Pernod, il prend la tête d’un centre de thalassothérapie à son nom à Hendaye, près de Biarritz, avant même de raccrocher les crampons.
Il crée aussi une marque de vêtements à succès en 1993 et se lance dans l’hôtellerie, avec un établissement de luxe non loin de l’aéroport de Biarritz. Mais l’aventure se termine mal. En janvier 2020, après plusieurs années de déficit, la holding Serge Blanco, regroupant l’hôtellerie et la thalasso, est placée en liquidation judiciaire.
Le rugby, lui, n’est jamais loin. Premier patron de la toute nouvelle Ligue nationale de rugby de 1998 à 2008, il est aussi président de « son » Biarritz olympique de 1995 à 1998, puis de 2008 à 2015. Vice-président de Pierre Camou à la Fédération (FFR) de 2012 à 2016, il s’oppose ensuite à ses successeurs Bernard Laporte, puis Florian Grill.
Régulièrement cité à l’approche des échéances électorales locales, il est en revanche longtemps resté en retrait du terrain politique. Jusqu’à sa décision de se lancer début décembre pour « redonner à Biarritz l’élan qu’elle mérite ». Trois mois après, l’essai est transformé.
Avec AFP
Source : www.france24.com
Conclusion : Cette situation mérite une attention continue de notre équipe éditoriale.

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