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23 mars 2026« On risque d’avoir une perte de valeur de l’agneau français » : la filière ovine s’inquiète d’un possible accord commercial entre l’UE et l’Australie
Analyse : Notre rédaction partage quelques observations générales.
Notre rédaction analyse les faits saillants de « « On risque d’avoir une perte de valeur de l’agneau français » : la filière ovine s’inquiète d’un possible accord commercial entre l’UE et l’Australie ».
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La présidente de la Commission européenne veut concrétiser les discussions lors de son déplacement en Australie dès lundi. L’interprofession française de l’élevage craint que cet accord permette l’importation sans droits de douane de 20 000 tonnes de viande ovine australienne, élevées dans des conditions aux antipodes des normes européennes.
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C’est un autre projet d’accord commercial qui inquiète les agriculteurs. Après celui avec les pays sud-américains du Mercosur, il s’agit de celui entre l’Union européenne l’Australie. La présidente de la Commission européenne sera à partir du lundi 23 et jusqu’au mercredi 25 mars à Sydney et Canberra. Ursula von der Leyen veut concrétiser les discussions.
Le texte prévoit de supprimer des droits de douane sur les importations vers l’Europe de lithium, de terres rares ou d’hydrogène. Il est également question de viande ovine car l’Australie est l’un des plus gros producteurs au monde.
La France importe plus d’un agneau sur deux. Si l’UE signe cet accord, la filière française se retrouvera en difficulté. « On est sacrifiés, oui », lance Patrick Soury, vice-président de la Fédération nationale ovine, et lui-même éleveur en Charente. « Si les produits arrivent moins cher, on risque d’avoir une perte de valeur de l’agneau français », prévient-il.
Bruxelles n’indique pas les quantités négociées, mais Interbev, l’interprofession française de l’élevage, redoute l’importation sans droits de douane de 20 000 tonnes de viande ovine australienne, élevées dans des conditions qui n’ont rien à voir avec les normes européennes. « Les dimensions d’exploitation ne sont pas les mêmes, le coût de la main-d’œuvre n’est pas le même, relève-t-il. Ils pratiquent une technique qui s’appelle le ‘mulesing’, qui est la scarification à vif des agneaux pour limiter le parasitisme. Et on vient nous parler de bien-être animal dans notre pays ? »
« C’est quoi les règles du jeu ? Ce ne sont pas les mêmes. »
Patrick Soury, éleveur et vice-président de la Fédération nationale ovineà franceinfo
Avec ses collègues éleveurs bovins, l’autre filière concernée, ils se mobilisent en signant, par exemple, une lettre ouverte à Emmanuel Macron pour lui demander d’agir. « Est-ce qu’on aura gain de cause ? Je ne sais pas », ajoute-t-il. Est-ce qu’il peut y avoir une mobilisation dans la rue comme sur l’accord avec le Mercosur ? « C’est tout à fait possible », estime Patrick Soury. Ursula von der Leyen a récemment annoncé l’application provisoire de l’accord avec les pays du Mercosur, malgré l’opposition de la France.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : L’équipe éditoriale continuera à analyser les faits.

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