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24 mars 2026Analyse : Les rédacteurs ont examiné cette actualité pour en tirer quelques conclusions.
Nos rédacteurs mettent en avant les points clés de « Benyamin Nétanyahou et le Mossad espéraient provoquer une insurrection en Iran ».
Analyse rapide
Dans la marche vers la guerre en Iran, le patron du Mossad, le renseignement extérieur israélien, a joué un rôle important, selon The New York Times. David Barnea a présenté à Benyamin Nétanyahou un “plan”, relate le journal, assurant au Premier ministre israélien qu’“après quelques jours de guerre […], son service serait probablement en mesure de galvaniser l’opposition iranienne, de provoquer des émeutes et autres actes de rébellion qui pourraient même mener à l’effondrement du gouvernement iranien”.
Selon le New York Times, qui s’appuie sur de nombreuses sources en Israël et aux États-Unis, “Nétanyahou a adopté ce plan” que David Barnea “a également présenté à de hauts responsables du gouvernement Trump durant une visite à Washington en janvier”. Nétanyahou l’aurait aussi invoqué pour convaincre le président des États-Unis qu’un changement de régime était à portée de main, alors que des manifestations massives ont été violemment écrasées en Iran en janvier.
Pourtant, ajoute le quotidien new-yorkais, “beaucoup de hauts responsables des États-Unis, ainsi que des analystes du renseignement militaire israélien, étaient sceptiques quant au plan israélien consistant à fomenter un soulèvement massif”.
Une invasion kurde était prévue
Le prédécesseur de David Barnea à la tête du Mossad, Yossi Cohen, ne croyait pas non plus à cette possibilité, selon cet article coécrit par le reporter israélien Ronen Bergman. Ce n’est que l’an dernier que “David Barnea est revenu sur la stratégie du Mossad, en consacrant les ressources de son service à des plans pouvant mener au renversement du gouvernement à Téhéran en cas de guerre”.
Le plan israélien “comprenait un soutien à une invasion des milices kurdes iraniennes basées dans le nord de l’Irak”, précise le New York Times. Au début de la guerre, Israël a mené des bombardements “pour préparer la voie aux forces kurdes”. Toutefois, les États-Unis ne soutiendraient plus cette option.
En privé, “Nétanyahou a exprimé sa frustration que les promesses du Mossad […] ne se soient pas concrétisées”, affirme le quotidien. Néanmoins, si la Maison-Blanche n’évoque plus guère l’idée d’un soulèvement en Iran, le Premier ministre israélien continue d’affirmer qu’il est “trop tôt” pour enterrer ce scénario. D’autres dignitaires israéliens disent n’avoir pas abandonné cet espoir, comme l’ambassadeur israélien aux États-Unis, Yechiel Leiter, qui l’a répété le 22 mars sur la chaîne CNN.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Cette situation fera l’objet de mises à jour régulières par nos journalistes.

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