
les syndicats remontés contre le durcissement des arrêts maladie
24 mars 2026
« Le régime de Kiev n’est plus sous les feux de la rampe », lance l’ambassadeur de la Russie à l’ONU
24 mars 2026Analyse : Un rapide aperçu de cette information selon nos journalistes.
Un résumé rapide de « « Ce n’est pas la ‘nouvelle France’, c’est la France tout court », clame Cécile Duflot » selon notre rédaction.
Ce qu’il faut observer
VOIX DE GAUCHE. De nombreux maires issus de l’immigration ont été élus notamment en Île-de-France et dans la banlieue lyonnaise. L’image d’une « Nouvelle France » pour le leader de La France insoumis Jean-Luc Mélenchon. Ce que balaie Cécile Duflot qui estime que c’est l’image de la France depuis des années.
Ils s’appellent Bally Bagayoko, Idir Boumertit, Sofienne Karroumi ou encore Bassi Konaté. Ces maires de gauche et souvent proches de La France insoumise, ont été élus maire de leur commune en région parisienne ou dans la banlieue lyonnaise. Et jamais autant de maires n’ont été issus de l’immigration. Jean-Luc Mélenchon parle même d’une « nouvelle France ».
Ce n’est pas la « nouvelle France » c’est la France tout court, la France éternelle du général de Gaulle. Parce que la France éternelle comme l’a montré l’archéologue Jean-Paul Demoule, de par sa situation géographique a fait de la France, dernière péninsule de l’Eurasie au-delà de laquelle on ne peut pas aller, un lieu de métissage parfait.
Et ce phénomène n’est pas nouveau, c’était déjà le cas lors des dernières élections municipales et on n’en n’avait pas parlé. Azzédine Taïbi avait été élu maire de Stains en 2020 avant d’être réélu. Ali Rabeh aussi avait déjà été élu en 2020.
Saint-Denis terre d’immigration depuis les années ’20?
C’est la même chose pour Mohamed Gnabaly à L’Île-Saint-Denis, pour Karim Bouamrane à Saint-Ouen. Et si on regarde bien, par exemple, l’alternance des maires d’Aubervilliers, c’est Pascal Baudet, Mériem Derkaoui, Karine Franchet et aujourd’hui, Sofiane Karroumi. Plus intéressant encore, à Villepinte, la maire sortante Farida Adlani a été battue par Mélissa Youssouf. En fait, ça existe, et depuis longtemps.
Tout ça raconte la longue histoire de France. Patrick Braouezek ancien maire de Saint-Denis fait un parallèle entre Bali Bagayoko et sa propre histoire. Lui, a été député et maire de Saint-Denis très longtemps. Il raconte que dans les années 20-30, il y a eu une immigration bretonne très forte à Saint-Denis pour venir travailler dans les usines. Et il dit, que c’est assez légitime qu’au bout de 30 ou 40 ans, il y ait des élus issus de cette immigration bretonne. C’était le cas de Didier Payard, aussi maire de Saint-Denis, de lui-même et de Stéphane Peu. À l’époque, personne n’avait rien eu à redire, on ne nous reprochait pas d’être des communautaristes bretons.
Et Bally Bagayoko, comme Sophia Boutry, qui est la deuxième de sa liste, sont eux les enfants de parents qui sont issus de l’immigration du Maghreb et d’Afrique subsaharienne, cette immigration qui commence dans les années 60-70 à Saint-Denis. Cette victoire, c’est la suite logique de l’histoire ouvrière de Saint-Denis.
Formation à l’école de la République
D’ailleurs, si on regarde les autres politiques, leur biographie raconte la France et l’histoire de la première moitié du 20e siècle en France. C’est le cas de Lionel Jospin né à Paris d’un père Picard, comme les ancêtres de son père depuis des générations. Sa mère venait du Lot-et-Garonne, et ils se sont rencontrés après être montés à Paris, au début du 20e siècle. Finalement, Lionel Jospin a été élu du Sud-Ouest à Sainte-Gabelle, en Haute-Garonne, où un collège porte son nom car l’éducation, c’était un sujet fondamental dans son engagement.
Quand il devient Premier ministre, le 19 juin 1997, pendant son discours de politique générale, il dit cette très belle phrase, en parlant de l’école: « Par les valeurs qu’elle incarne, auxquelles elle donne vie, l’école est le berceau de la République, le creuset où se forge l’esprit et l’idéal républicain ».
Et lundi soir, Bassi Konaté m’a raconté une très jolie histoire. Le jour du scrutin, il a fait comme tous les candidats, tour des bureaux de vote. Et il s’est arrêté devant son affiche, qui était collée sur un panneau. Un panneau devant une école maternelle, l’école maternelle Henri Dunant, celle où il avait fait sa rentrée des classes, à 3 ans, il y a 35 ans. Donc le berceau de la République a fait de Bassi Konaté comme de plein d’élus, un citoyen de la République, et maintenant un élu. Nous sommes un peuple vivant et c’est tant mieux, vive la France!
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : La rédaction suivra cette actualité pour vous fournir un point de vue complet.

9999999
