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24 mars 2026
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24 mars 2026Analyse : Notre rédaction partage quelques observations générales.
Selon notre équipe, l'article intitulé « Crise du gaz : l’Algérie peut-elle compenser les besoins de l’UE ? » mérite un regard attentif.
Les faits essentiels
Des sites de production énergétique pris pour cibles et un transit toujours bloqué dans le détroit d’Ormuz… La guerre au Moyen Orient, déclenchée par Israël et les États-Unis contre l’Iran le 28 février, a provoqué une crise énergétique mondiale et une explosion du prix des hydrocarbures.
Une situation qui dure depuis plusieurs semaines, malgré la promesse de Donald Trump d’une « guerre courte », et affecte durement la production des pays du Golfe, premiers exportateurs mondiaux de pétrole et de gaz.
Début mars, à la suite des frappes iraniennes, Qatar Energy a suspendu la production de son complexe de Ras Laffan, qui représente à lui seul environ 20 % de l’offre mondiale de gaz naturel liquéfié (77 millions de tonnes par an).
« Partenaire de confiance »
L’envolée des prix et la hausse de la demande favorisent indirectement les autres pays producteurs : les États-Unis, la Russie, la Chine, mais également l’Algérie, partenaire stratégique de l’Union européenne (UE) pour son approvisionnement en gaz.
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Première productrice de gaz naturel d’Afrique et dixième à l’échelle mondiale, l’Algérie représente environ 12 % des importations totales de gaz dans l’UE.
« C’est un partenaire de proximité très important pour l’Europe », souligne Anna Creti, chercheuse spécialiste des matières premières, notamment en raison de ses deux gazoducs (Transmed et Medgaz), qui acheminent directement le gaz vers l’Italie et l’Espagne, à travers la Méditerranée.
Depuis le début de la guerre en Ukraine, l’UE a ainsi renforcé son partenariat énergétique avec l’Algérie dans le gaz, l’hydrogène vert et les énergies renouvelables pour sécuriser ses approvisionnements et soutenir la transition énergétique.
« Les Européens perçoivent l’Algérie comme un partenaire de confiance, car elle n’a jamais fait un usage politique de la question énergétique, même durant les pires épisodes de la tensions avec la France », insiste le politologue algérien Hasni Abidi, en référence à la crise entre les deux pays depuis la reconnaissance par Paris de la marocanité du Sahara occidental.
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Des ressources limitées
La présidente du Conseil italien, Georgia Meloni, a été reçue, mardi 24 mars, par le président algérien Abdelmadjid Tebboune. Rome cherche à obtenir une hausse des approvisionnements, après les frappes iraniennes sur le Qatar, qui fournit habituellement 10 % des besoins italiens mais qui a annoncé qu’il ne pourrait respecter ses obligations contractuelles pour le mois d’avril.
Selon la plateforme spécialisée Energy Research Unit, basée à Washington, les exportations algériennes de gaz naturel liquéfié (GNL) vers l’Europe ont explosé depuis le début de la guerre, passant de 265 000 tonnes entre début et mi-février à 462 000 tonnes au cours des deux premières semaines de mars.
Les capacités d’exportation algériennes demeurent malgré tout limitées, selon les experts contactés par France 24. Car si l’Algérie dispose d’une certaine marge pour accroître ses livraisons de GNL, ses deux gazoducs vers l’Europe tournent déjà à plein régime.
« L’Algérie n’a ni les volumes ni les infrastructures pour servir d’alternative au Qatar », analyse ainsi Anna Creti. « Elle possède de vastes ressources inexploitées, mais dont l’exploitation nécessite de gros investissements et prendrait plusieurs décennies », souligne la chercheuse.
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« Elle fait par ailleurs face à une augmentation de sa demande interne de gaz, notamment pour la production d’électricité, qui limite ses capacités d’exportations », poursuit-t-elle. « L’Algérie aidera à combler les besoins européens, mais ne remplacera ses principaux fournisseurs qui sont la Norvège et les États-Unis. »
La baisse drastique des importations de gaz russe dans l’UE ces quatre dernières années a en effet été compensée en premier lieu par les importations américaines et norvégiennes. Les importations algériennes ont, quant a elles, légèrement reculé, passant de 41 000 à 39 000 millions de m3 entre 2022 et 2025.
Fin février, le géant algérien des hydrocarbures Sonatrach a annoncé un plan massif d’investissement de 60 milliards de dollars (51,8 milliards d’euros), dont un tiers via des partenariats internationaux. Alger espère ainsi doubler sa production de gaz, qui passerait de 100 à 200 milliards de m3 à l’horizon 2030, soit l’équivalent de la production actuelle du Qatar, la troisième plus importante au monde.
Source : www.france24.com
Conclusion : La rédaction continuera à observer cette actualité pour informer ses lecteurs.

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