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24 mars 2026
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24 mars 2026Élus aux municipales, ces députés vont devoir choisir entre l’Assemblée nationale et leur ville
Analyse : Cette nouvelle a été passée en revue par notre équipe.
Quelques observations clés de notre rédaction sur « Élus aux municipales, ces députés vont devoir choisir entre l’Assemblée nationale et leur ville ».
Points clés à connaître
ADNAN FARZAT / NurPhoto via AFP
Élus aux municipales, ces députés vont devoir choisir entre l’Assemblée nationale et leur ville
Une centaine de députés avaient tenté leur chance aux élections municipales. Dix-sept d’entre eux avaient été élus dès le premier tour et ce chiffre a doublé à l’issue du second tour dimanche 22 mars. En tout, ce sont 38 députés (ainsi que cinq sénateurs) qui devront choisir entre leur nouveau mandat local et leur mandat parlementaire, alors que la reprise des travaux à l’Assemblée nationale est prévue ce mardi 24 mars.
Au titre du non-cumul des mandats, ces élus devront renoncer à un de leurs postes sous trente jours. Ceux qui quitteront l’Assemblée seront remplacés par leurs suppléants ou, si le suppléant ne veut ou ne peut pas siéger, par un nouveau député élu lors d’une législative partielle.
Ce sera par exemple le cas d’Emmanuel Grégoire, élu maire de Paris face à Rachida Dati qui cédera son siège à Dorine Bregman. Ou encore d’Éric Ciotti, chef de file du groupe UDR et tombeur de Christian Estrosi à Nice qui va être remplacé par Patrick Baqué. Son groupe devra aussi se choisir un nouveau président.
Changement à venir chez LR et au RN
Dans le détail, les groupes Droite Républicaine et Rassemblement national sont ceux qui verront le plus de changement dans les semaines à venir, avec huit députés tête de liste élus dans chaque camp. Tous ne quitteront cependant pas l’Assemblée nationale. À droite, Philippe Juvin (La Garenne-Colombes) et Michèle Tabarot (Cannet) resteront à leurs postes stratégiques de rapporteur général du budget pour le premier et questeure pour la seconde, car des colistiers ont pris la tête du conseil municipal.
Toujours dans le groupe de droite, six autres députés prendront leurs fonctions de maire. L’ancienne ministre Véronique Louwagie ira à L’Aigle (Orne), Guillaume Lepers à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) et Fabien Di Filippo ira à Sarrebourg (Moselle), ce qui pourrait théoriquement provoquer une législative partielle car son suppléant a lui aussi été élu maire.
Le groupe Rassemblement national de Marine Le Pen avait envoyé un large contingent de 35 députés-têtes de liste, pour huit élus au final. Leur stratégie a payé dans plusieurs villes : à Carcassonne (Aude) pour Christophe Barthès, à Menton (Alpes-Maritimes) pour Alexandra Masson, à Carpentras (Vaucluse) pour Hervé de Lépinau, à Six-Fours-les-Plages (Var) pour Frédéric Boccaletti, à Bagnols-sur-Cèze (Gard) pour Pascale Bordes et à Agde (Hérault) où Aurélien Lopez-Liguori a été élu. Chez l’allié UDR, outre la victoire et le départ annoncé d’Éric Ciotti, Antoine Valentin avait obtenu son écharpe de maire dès le premier tour, à l’instar de deux autres députés RN Bryan Masson et Nicolas Meizonnet.
À gauche, sur les 17 candidats envoyés par La France insoumise, quatre ont été élus maire et devraient quitter la chambre basse : Idir Boumertit et Abdelkader Lahmar à Vénissieux et Vaulx-en-Velin (Métropole de Lyon) ; Aly Diouara élu à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) et enfin David Guiraud, qui va devenir maire de Roubaix (Nord). Le groupe PS a placé 3 députés sur 12 candidats, dont Emmanuel Grégoire à Paris mais aussi Julien Gokel à Cappelle-la-Grande (Nord) et Stéphane Hablot à Vandœuvre-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle). Ce dernier a choisi de rester député.
Renaissance récupère deux villes, pour deux anciens ministres
Si le parti présidentiel a semblé enjambé la campagne – son chef privilégiant les déplacements internationaux -, dix députés s’étaient présentés comme tête de liste. Quatre ont été élus. Thomas Cazenave, ancien ministre des Comptes Publics, a ravi Bordeaux (Gironde) aux Écologistes. Son collègue Antoine Armand, anciennement ministre de l’Économie, a récupéré Annecy (Haute-Savoie). S’y ajoute Stéphane Mazars élu à Rodez (Aveyron) et enfin Franck Riester, élu dès le 1er tour en Seine-et-Marne.
Le groupe MoDem a lui vu 4 députés-candidats sur 5 être élus et devra faire sans certains cadres comme Olivier Falorni, qui devrait troquer sa casquette de rapporteur général sur la loi fin de vie pour celle de maire de La Rochelle (Charente-Maritime). Philippe Bolo, député du Maine-et-Loire a récupéré le fauteuil de la commune d’Avrillé. Enfin, Philippe Vigier et Didier Padey, élus au premier tour partiront également.
Horizons, le parti d’Édouard Philippe, devra aussi se choisir un nouveau président du groupe, avec l’élection de Paul Christophe à Zuydcoote (Nord) dès le premier tour. Jean Moulliere, député du Nord, prendra lui la place d’édile à Templeuve-en-Pévèle. À l’inverse, son collègue Michel Criaud, élu à Muzillac (Morbihan) et suppléant de la ministre Anne Le Hénanff, n’a pas brigué la tête du conseil municipal et restera donc député.
Le groupe Liot voit l’un de ses porte-parole, Harold Huwart élu à Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir). À noter que deux ministres – Nicolas Forissier et Jean-Didier Berger – ont été élus maires, sans que cela ne nécessite de quitter leurs fonctions au sein du gouvernement.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Quelques éléments à garder en tête pour suivre cette actualité.

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